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Agriculture & Environnement |
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Fièvre catarrhale ovine: rappel des vaccinations dans le département de l�Ariège
Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, a rappelé lors d’une récente conférence de presse que «l’objectif à moyen terme est d’instaurer à partir de la fin de l’année une vaccination complète et simultanée de l’ensemble du territoire contre les sérotypes 1 et 8 pendant la période hivernale»
Pour le mois de septembre, 930.000 doses bovines et 460.000 doses ovines étaient disponibles pour vacciner dans les nouvelles zones touchées par l’extension de la maladie, les animaux des foyers FCO, les animaux destinés à l’export et les animaux à haut potentiel génétique.
Les vaccinations ont débuté dès la dernière semaine du mois d’août dans le département de l’Ariège et après un délai de trois semaines, la campagne de rappel a commencé.
C’est sur l’exploitation de Bernard Bros, sur la commune de Bélesta que nous avons assisté au rappel de la vaccination du vaccin de la fièvre catarrhale ovine, une exploitation de 40 hectares de surface agricole utile morcelée sur plusieurs communes.
«Pour nous la terre est un outil de travail mais pour les anciens elle a une valeur inestimable […] si bien que l’on n’arrive pas à faire de remembrement, il faut déplacer les bêtes d’un terrain à l’autre avec un camion, c’est une perte de temps et d’argent»
Cet enfant du pays a repris l’exploitation de ses parents mais il a du reconstituer un troupeau en 1994 et travailler d’arrache pied avant de pourvoir faire vivre sa famille de l’exploitation: petits boulots à la communauté des communes, débroussaillage, déneigement…
En 1998, Michel Bros vend une partie de ses brebis pour maintenir le quota de vaches allaitantes: «les agneaux se vendent bien en vente directe nous avions avant le début de l’hécatombe 85 brebis, j’en ai perdu 25 et je pense que l’on va devoir en euthanasier aujourd’hui une 26e !»
Comme la plupart des éleveurs ariégeois, M. Bros s’interroge sur l’avenir de son exploitation: «nous avons des charges fixes, il faut payer la Copami qui nous livre des compléments alimentaires pour tous les veaux que l’on a sur les bras, il faudra bien payer un jour les cotisations MSA, nous sommes dans le rouge auprès des banques […]
Elles nous ont proposé des prêts de trésorerie mais à quels coûts? Quant à la maison je ne peux pas l’hypothéquer, je n’ai pas fini de la payer […]
Peut être que la filière courte reste une porte de sortie mais pour cela il faut se fédérer en groupement d’éleveurs. Les élus doivent prendre des initiatives car si les agriculteurs disparaissent les ronces vont arriver aux portes des villages !»
Pour Mathieu, étudiant vétérinaire en seconde année qui réalise le rappel sur l’exploitation, la FCO est une opportunité pour apprendre son métier.
«C’est l’occasion pour moi d’avoir une bonne expérience sur les troupeaux alors qu’à l’école ont est dix à pratiquer sur une seule bête. Je me suis tout de suite porté volontaire […] d’abord au Pays Basque puis en Ariège […]
L’épidémie touche moins les bovins, quant aux moutons, ils arrivent à s’en sortir trois semaines après le rappel […] celui-ci doit être couplé toutes les trois semaines par une désinsectisation, c’est ce que nous réalisons aujourd’hui»
 Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008 |
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publié le: 30/09/2008 |
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