Prise de position d�un membre de l�ACAST envers l'harangue Urbi et Orbi d�Henri Martre
Ils sont formidables ces dirigeants de l’ANATAP et Henri Martre passe le mur du son en expliquant dans son allocution Urbi et Orbi, devant la caméra sur ce site, que le périmètre compris entre Mazères, Saverdun, Cintegabelle et Calmont est un «désert»!
Il n’a pas dû s’y promener souvent, sinon le mot bocage lui serait connu. Quant aux fermiers et leur famille il a l’air de s’en moquer absolument. La dialectique employée est un anathème, faire jouer les citoyens contre les autres, ceux de la haute Ariège contre ceux de la basse, les habitants de Blagnac contre les aborigènes du «désert»
Et il veut absolument faire geler, sur-le-champ, les terres alors que l’Airport International «Simon de Montfort» se construirait d’après lui dans 30 ans?
Subséquemment si on a le temps, pourquoi le faire de suite? Une décennie de plus ou de moins ne devrait rien changer. Cependant voilà, une fois les terres gelées, l’expropriation sera plus facile et rapide!
Tous ces raisonnements iniques ne sentent pas bon la vérité et l’intox continue; merci l’ANATAP (association non déclarée, dite de fait. Donc pas de statuts, pas de règlement intérieur et pas de comptes. Mais des postes de lobbyings!)
Et quels invités à cette réunion: rien que des gens qui n’habitent pas dans les rayons d’actions d’aéroports et des protagonistes du bétonnage du désert.
Pourquoi est-ce que l’ANATAP n’invite pas des riverains de Roissy, Frankfurt et pourquoi pas de Blagnac?
Pour nous expliquer comment ils dorment la nuit. Je leur propose aussi, pour la prochaine réunion, par exemple le Dr Wolfgang Babisch de l’«Umweltbundesamt» (l’équivalent du ministère de l’écologie de l’énergie, du développement durable et l’aménagement du territoire en France) qui vient de participer à une étude commandée par l’union européenne, pour fournir la base et l'appui scientifique pour des directives d’une politique européenne sur la réduction du bruit.
Le projet inclut des études transversales près des aéroports importants en Allemagne (Berlin Tegel), en Grèce (Athènes), en Italie (Milan Malpensa), aux Pays Bas (Amsterdam Schiphol), en Suède (Stockholm Arlanda) et au R-U (Londres Heathrow), y compris un total de 6.000 études de personnes concernées.
Vous remarquez: AUCUN Aérodrome français n’y participe, marrant non?
Résultat: les experts ont déterminé les conséquences négatives du bruit du trafic aérien et routier des aéroports, sur la santé des personnes assujetties, avec une relation de causes à effets importants sur la tension artérielle.
Ne voulant pas réitérer le texte intégral de cette étude, les intéressés peuvent utiliser les liens Internet suivants: http://www.ehponline.org/docs/2007/10775/abstract.html
D'autres informations se trouvent sur la page web du consortium: http://www.hyena.eu.com/links.htm
Mais oui, l’Airport international «Simon de Montfort» d’un coût réel de 6 milliards € dont la capacité prévue devrait atteindre 20.000.000 de passagers (soit l’équivalent de la capacité totale des aéroports régionaux français en 2004) nous emmènera du boulot, des sous et beaucoup de monde.
Et aussi en retour des maladies chroniques pour nos enfants et petits enfants. Quelle chance pour eux s’ils pourront y travailler!
Monsieur Martre, homme d’hier, n’a pas encore saisi que le développement durable ce n’est justement pas ce qu’il veut: des autoroutes, des voies rapides et des aéroports partout. Mais bien le contraire.
Car notre planète est malade, malade entre autre des politiques aéroportuaires qui déchirent le ciel, de communications routières forcées à outrance, au nom d’un monothéisme mercantile qui est entrain de culbuter au niveau de la planète. Dans trente ans combien restera-t-il de ressources en hydrocarbures et d’autres ressources minières rares, mais indispensables à cette technologie?
Ceux qui seraient curieux de voir sur leur écran la simulation de la fréquence des vols en 3D au-dessus De Charles de Gaule Airport, de Toulouse Blagnac ou d’un autre aéroport français peuvent le télécharger à l’adresse suivante: http://www.aviation-civile.gouv.fr/html/envir/cds/trafic.html (Attention 255 MB, Haut-Débit conseillé)
Il faut ajouter que l’objectif des exploitants potentiels, la CIC de l’Ariège gonflée par l’Andorrane et celle de l’Haute-Garonne, consistera à optimiser les performances de l’Airport international «Simon de Montfort», d’en apprécier l’évolution possible à court, à moyen et à long terme.
Plus précisément dans augmenter la capacité le plus vite possible. Les conséquences s’articuleront en amont aussi à court (sols gelés), moyen (expropriation) et long terme (construction et agrandissement) sur une maîtrise de l’urbanisme des communes les plus exposées, en limitant sévèrement leur extension.
Et tout cela pour un aéroport INUTILE!
Par email, Jean-Louis Gerlach, Membre ACAST, Mazères |