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Point de vue de Claude Cambus: «oui, il faut désigner les coupables de la crise financière»
Le monde pourrait sombrer dans le chaos à cause d’une crise financière qui a commencé aux États Unis et qui se propage dans le réseau bancaire mondial.
Notre Président de la République a dit haut et fort qu’il fallait trouver les coupables de cette crise. Chiche! Sans doute vise-t-il les traders de la City, les patrons qui se rémunèrent grassement en stock options et en parachutes dorés.
Mais ce ne sont pas les plus coupables. Eux sont les joueurs; ils ne sont pas les inventeurs de la règle du jeu!
La règle du jeu a été élaborée «au siècle dernier» par des gens comme Milton Friedman et son école de Chicago qui ont théorisé sur la liberté totale des acteurs économiques en général et financiers en particulier et le refus d’intervention des États c’est à dire du pouvoir politique.
Ils prenaient leur revanche sur les thèses de Keynes et son étatisme… L’ancien cow-boy de cinéma qui présidait les États Unis et son alliée la dame de fer du Royaume Uni ont sauté à pieds joints sur cette théorie qui leur permettait de ne plus intervenir dans l’économie et de se dédouaner du même coup du bilan devant le peuple…
Tout en se faisant des alliés du patronat financier qui voyait là le moyen de prendre la main… Ils ont ensemble infesté la planète avec cette idée que la main invisible du marché réglerait tous les problèmes mieux que les politiques.
Il est vrai que face à eux le modèle étatique soviétique n’avait pas de quoi pavoiser… Ajoutez à cela que l’Internet et les ordinateurs ont donné aux opérateurs des moyens infinis de transactions et vous avez une machine sans pilote (la sacro-sainte liberté!) qui fonctionne à la vitesse de la lumière.
Le miracle est que ça n’a pas «disjoncté» plus tôt. Que faire aujourd’hui? Travailler sur le fond: piocher dans tout ce qu’on écrit sur la régulation économique des gens aussi géniaux que John Kenneth Galbraith, Joseph Stiglitz, outre-atlantique et, ici, Maurice Allais, prix Nobel lui aussi, François Perroux, René Passet… et j’en oublie.
La mondialisation n’est pas obligatoirement «la chienlit»
La théorie des avantages comparatifs ne doit pas s’appliquer au prix de la main d’œuvre: l’Homme est la finalité de l’économie, pas un simple facteur de production! Les délocalisations sont une plaie et non une solution.
Et pour ce qui est d’arrêter le désordre actuel, je commencerai par interdire les transactions boursières par ordinateurs; ça désemballerait le système.
Je fermerai les bourses quatre jours sur sept pour réduire le volume des transactions et la spéculation. Ça laisserait le temps de réfléchir!
Je ne suis pas sûr que «pendre en place de grève» un trader et un patron voyou soit plus efficace.
Par email, Claude Cambus |
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publié le: 10/10/2008 |
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