Clôture en beauté du XIVe festival Musiques au Pays de Gabriel Fauré
 Toutes les bonnes choses ont une fin, le festival «Musiques au Pays de Gabriel Fauré» s’interrompt pour quelques mois et c’est avec un des plus beaux requiem, celui de Maurice Duruflé par la chorale «Voix d’Apamée», accompagnée à l’orgue par Michel Bouvard sous la direction d’Alex Rivals, qu’il clôture cette quatorzième édition.
Né à Louviers (Eure) en 1902, Maurice Duruflé a été élève d’Eugène Gigout à l’orgue et de Paul Dukas pour la composition avant de se lier avec Charles Tournemine et Louis Vierne. En 1930, il est nommé titulaire du Grand Orgue de Saint-Etienne-du-Mont.
De 1943à 1973, il est chargé d’une classe d’harmonie au Conservatoire National Supérieur de Paris.
Le Requiem, en 1947, constitue le sommet de son œuvre. Cette musique si personnelle, si brillante, pleine d’élégance et de sérénité est inspirée des chants grégoriens.
«Depuis longtemps, j’étais séduit par l’incomparable beauté des thèmes grégoriens contenus dans la messe des morts. Tantôt le texte a été respecté intégralement, tantôt je m’en suis simplement inspiré, ou même complètement éloigné […] L’art grégorien a porté à un tel point de perfection le chant liturgique que ce serait dans l’ordre de la culture chrétienne, une véritable catastrophe s’il disparaissait.
Et d’ailleurs, vouloir séparer le chant grégorien de la liturgie catholique, c’est vouloir le mutiler. Son caractère d’universalité porte en lui un des aspects de l’unité de l’église»
Créé le 2 novembre 1947, salle Gaveau, dans sa version avec Grand Orchestre et orgue, sous la direction de Roger Desormière, le Requiem fut ensuite publié pour chœur et orgue. C’est une version particulièrement soignée et d’une extrême difficulté d’exécution qui exige également un important travail de registration.
C’est une des plus belles et émouvantes pièces de musique française du XXe siècle.
«Le Requiem n’est pas un ouvrage éthéré qui chante le détachement des soucis terrestres. Il reflète, dans la forme immuable de la prière chrétienne, l’angoisse de l’homme devant le mystère de sa fin dernière.
Il est souvent dramatique, ou rempli de résignation, ou d’espérance, ou d’épouvante, comme les paroles mêmes de l’Ecriture qui servent à la liturgie. Il tend à traduire les sentiments humains devant leur terrifiante, inexplicable ou consolante destinée.
Cette messe comprend les neuf parties de la Messe des Morts: Introit, Domine Jesu Christe, Sanctus, Pie Jesu, Agnus Dei, Lux Aeterna, Libera Me, et enfin In Paradisum, ultime réponse de la Foi à toutes les questions par l’envol de l’âme vers le Paradis» - Maurice Duruflé
Ensemble Vocal Voix d’Apamée Direction Alex Rivals Orgue, Michel Bouvard
Fauré: cantique de Jean Racinbe Duruflé: pièce d’orgue, motets, requiem Messiaen: pièce d’orgue
Vendredi 17 octobre à 20h45 Eglise Notre Dame du Camp Tarif unique: 15€ Groupes et collectivités: 10€ Jeunes jusqu’à 18 ans et école de musique:gratuit
Photo: AriegeNews 2008 |