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    Agriculture & Environnement    
22/10/2008 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
L�association Prosilva France a tenu son Assemblée Générale annuelle en Couserans les 18 et 19 octobre 2008

AriegeNews TV

Cette association de forestiers réunis pour promouvoir une «Sylviculture Irrégulière, Continue, Proche de la Nature» (SICPN), a vu le jour en 1989 en Slovénie.

Dès l’année suivante, est créée «Prosilva France», trois cents adhérents aujourd’hui, preuve, s’il en fallait, que l’on n’importe pas que des ours de ce petit état d’Europe centrale, cerné par la mer Adriatique, l’Italie, l’Autriche, la Hongrie et la Croatie.

Le credo de Prosilva tient en quelques mots: «pour une forêt productive, attrayante, naturelle, irrégulière et mélangée»
Soucieuse de visiter toutes les régions boisées de France, Prosilva a pris l’habitude de décentraliser ses Assemblées Générales annuelles.

Il était donc normal que l’Ariège, et plus précisément le Couserans, accueille ces partisans d’une sylviculture fondée sur la gestion de la qualité, dans une optique de développement durable.

En effet, le «Pays Couserans» a un taux de boisement de l’ordre de 59%, constitué très majoritairement de hêtres (60%), chênes puis de frênes, châtaigniers et bouleaux, soit un peuplement feuillus représentant plus de 90% du total.

Ce qui peut paraître moins normal reste le fait que cette richesse potentielle n’est pas exploitée: sur une production (accroissement naturel) annuelle de 300 000 m3, on estime la récolte entre 70 000 et 90 000 m3, soit 25% environ.

Les raisons sont multiples, mais on en retiendra principalement deux:
-Le relief accidenté (71% de la forêt est située sur une pente supérieure à 30%)
-Le morcellement extrême: la surface moyenne de la propriété privée, qui représente 61% du total contre 18% aux collectivités, et 21% à l’état, est inférieure à deux hectares.

Ces difficultés font que l’exploitation se fait principalement sous forme de bois de chauffage, peu producteur de valeur ajoutée.

Il faut dire aussi que le monde politique local n’a pris conscience de cette richesse que depuis peu. Ainsi, une étude lancée conjointement par les Pays Couserans et Comminges sur la création d’un SPL - Système Productif Local - Bois Papier a-t-elle échoué par l’absence de volonté des élus, principalement haut-garonnais qui ne voyaient pas l’intérêt d’une telle démarche.

Le travail accompli n’a cependant pas été totalement perdu puisqu’il a permis, entre autres, la signature, le 28 novembre 2007, de la Charte Forestière du Pays Couserans par l’ensemble des acteurs, utilisateurs, et partenaires (institutionnels et financiers) de la filière forêt-bois.

Cette charte, exemplaire, et qui a vocation à essaimer sur l’ensemble du massif, et au-delà, se décline selon quatre thèmes principaux:

-Favoriser la mobilisation du bois: transport, soutien aux entrepreneurs et son utilisation sous toutes ses formes (énergie et matériau)
-Favoriser le regroupement foncier
-Intervenir sur les milieux: zones ouvertes, ripisylves (forêts bordant une rivière), accrues
-Communiquer par l’accueil du public et l’éducation

En marge de cette Assemblée Générale, qui s’est déroulée à Oust, et dont nous parlerons plus en détail ultérieurement, les organisateurs de ces deux journées avaient organisé quelques visites de forêts.

Nous avons choisi de nous attarder du coté de Riverenert, dans la propriété de Jacqueline et Jean-Louis Monaco, ex-enseignants qui ont choisi un jour (il y a plus d’1/4 de siècle) de s’installer dans cette vallée encaissée, blottie entre les villages de Rimont et de Massat.

Visite intéressante car représentative de ce que l’on peut appeler une forêt «paysanne» dans laquelle se côtoient le hêtre, le chêne, le châtaignier et autres feuillus, donc symptomatique du pays, avec, comme le dit Gilles Tierle, ingénieur des travaux à la DDAF, animateur Prosilva et organisateur de ces visites «un passé de cueillette très hétérogène»

De la même façon que Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, Jean Louis Monaco et Yannick, son bûcheron, faisaient de la SIPCN sans le savoir.

L’exploitation de la forêt, telle qu’elle a été conduite depuis maintenant vingt ans, tournée quasi exclusivement vers le bois de chauffage fût en effet, l’objet de louanges unanimes de l’ensemble des présents, techniciens, mais aussi sylviculteurs bretons, alsaciens, charentais, espagnols, aux philosophies et aux pratiques quelquefois bien différentes, mais qui se sont tous accordés pour reconnaître dans le travail des deux forestiers, un modèle de gestion «durable»

Et l’heureux propriétaire a même découvert, au détour d’une conversation, qu’il possédait un grand nombre de «pépites», du type «merrain», ce bois de chêne fendu en menues planches, dont on fait, entre autres, des douves de tonneaux, particulièrement prisées dans le bordelais.

Et cette découverte, ainsi que quelques autres concernant la menée de la forêt vers la production de bois d’œuvre, ne pouvait pas tomber mieux pour ce presque sexagénaire qui souhaitait différencier son exploitation en s’orientant vers une production plus qualitative.

A noter enfin, une intervention très remarquée de Jacques Fournier, mycologue amateur (mais oh combien éclairé!), sur le thème de l’importance des champignons au travers de leur activité souterraine et des insectes qui se développent sur les arbres, vivants et morts, les souches et autres bois abandonnés.

«La forêt n’a pas besoin de l’homme pour vivre» déclare sans ambages ce spécialiste des saprophytes et autres champignons mycorhiziens, avant de faire l’unanimité sur le fait qu’«une belle forêt n’est pas, comme le pense le commun des mortels, une forêt «propre», mais bien une forêt «sale», c’est à dire qui n’a pas été «nettoyée» des branches et arbres morts sur lesquels se développement des milliers d’organismes vivants indispensables à la vie de la forêt dite «supérieure»


Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
actualites Ariege   auteur: René Sicre  |  publié le: 22/10/2008
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