La Cimade présente une exposition picturale de Bahati au Foyer Léo Lagrange de Foix
 Née en 1939, la Cimade est une association loi 1901 qui avait pour but d’aider les personnes se trouvant dans les camps de réfugiés, en les accompagnant notamment dans leur intégration.
Actuellement, la Cimade accompagne les étrangers qui arrivent sur le territoire français. Nicolas Männlein, responsable à la Cimade de l’Ariège, précisait à ce sujet: «nous organisons des permanences où l’on reçoit ces personnes.
Nous voyons avec elles comment elles sont arrivées, pourquoi? Quelle est leur situation et comment nous pouvons essayer de la régulariser. La Cimade intervient surtout dans les centres de rétention où elle apporte un appui juridique aux personnes qui y sont incarcérées. Elle leur fournit en matière de droit, les connaissances suffisantes pour qu’elles puissent se défendre»
Depuis trois ans, la Cimade organise un festival nommé «Migrant’scène» où elle essaie de montrer que les personnes issues de l’immigration apportent aussi de l’art, de la culture et des connaissances.
C’est l’une de ces facettes que l’on peut découvrir aujourd’hui au Foyer Léo Lagrange à Foix, avec une présentation picturale de Bahati.
Cette artiste, native de Bukavu, ville frontière située entre le Congo Démocratique et le Rwanda, porte dans cette exposition son regard sur une Afrique de guerres et d’exodes.
Attendant prochainement un heureux évènement, et son état l’obligeant à respecter du repos, c’est son amie, Eléonore Nou-Sih, responsable de l’association «Regards en Afrique», qui l’a remplacée à l’occasion du vernissage du 13 novembre 2008, organisée au Léo.
A propos de Bahati, Eléonore Nou-Sih expliquait: «il s’agit d’une jeune femme originaire du Congo Démocratique qui était étudiante au Rwanda au moment des troubles, ce qui justifie la teneur de ses travaux. En 1994, durant cette époque, elle a vécu le génocide au Rwanda où elle a travaillé avec des médecins français dans les camps de réfugiés.
A l’époque, elle a fait quelques photos. Les photos ne disaient pas tout, puisque c’était un instant volé […] Elle est donc passée par la peinture pour exprimer peut-être mieux l’effroi et la véhémence qu’il y avait dans la douleur de ces personnes réfugiées […] Elle a mis longtemps à sortir cette douleur qu’elle portait en elle. Elle vit maintenant à Toulouse depuis une quinzaine d’années»
L’exposition de Bahati est visible au Foyer Léo Lagrange de Foix jusqu’au 23 novembre.
A noter que la Cimade organise également une soirée contes, le jeudi 20 novembre 2008 au Léo de Foix, et une soirée gala à l’institut protestant de Saverdun, le 27 novembre à 20h, avec dîner exotique et projection du film «La force de l’art – Voix de femmes en Afrique»
Photos: ©AriegeNews2008 |