L’Andorre c’est une nature unique de haute montagne, où vallées et sommets déploient un paysage d’une beauté luxuriante encore intacte, un paradis au cœur des Pyrénées où faune et flore présentent une grande diversité de spécimens souvent uniques comme la perdrix blanche ou la narcisse de montagne.
Ainsi la vallée du Madriu-Claror-Perafita, au sud-Est de la Principauté, dans la paroisse des Escaldes, forme une frontière naturelle avec l’Espagne sur une zone de 4 247 ha, soit 9% de la superficie totale de l’Andorre.
Elle se distingue par son tracé original en « U » et également par les cabanes en pierres sèches des bergers qui donnent à cette vallée glacière un caractère authentique.
Classée depuis le 1er juillet 2004 Patrimoine de l’Humanité, c’est un microcosme qui témoigne du géni déployé par les populations au cours de millénaires pour exploiter les ressources locales en parfaite harmonie avec l’environnement.
Au-delà du paysage spectaculaire de pics déchiquetées oscillant entre 2600 et 2900 mètres et de glaciers, de profondes vallées boisées parsemées de petits lacs, de champs en terrasse, de cabanes de bergers cohabitent des vestiges de forges et de prospections minières, on parle ici de «paysage culturel».
En effet les paysans andorrans ont su s’adapter au relief hostile, aux rudesses du climat et de la terre et tirer parti des ressources en veillant à préserver un équilibre souvent fragile : c’est dans cette relation intime de l’homme avec la nature qu’est né le concept de paysage culturel.
A partir du XVIIIe siècle, à côté des activités séculaires, de la chasse et de la pêche, des forges se sont développées dans la vallée grâce à l’énergie hydraulique produite par l’important débit du Madriu, alors que la forêt servait à la production locale de charbon de bois.
Cette vallée reflète les mutations climatiques, la permanence du pastoralisme et d’une forte culture montagnarde, illustrée entre autre par une gestion communale des terrains qui date du XIIIe siècle.
La vallée du Madriu est donc porteuse d’une forte identité et son caractère sauvage et inaccessible permet de gérer cet équilibre précaire. Notons qu’il s’agit là de la dernière vallée andorrane à ne pas être défigurée par un accès routier.
Le chemin principal qui la parcourt permet de découvrir la grande richesse de sa flore, de sa faune et de ses paysages miraculeusement protégés. C’est d’ailleurs du centre ville des Escaldes que part ce Chemin de la Montagne, après trois quarts d’heure de marche, il mène au premier hameau dans une belle forêt de bouleaux dont le silence n’est troublé que par le murmure d’un ruisseau, la course d’un isard ou le chant d’un coq de bruyère.
Le maintien de cette biodiversité est devenu un enjeu important pour les habitants de la Principauté.
La vallée du Madriu est le dernier trésor naturel et culturel des Pyrénées Andorranes, un trésor à partager avec les jeunes générations pour leur faire comprendre les enjeux écologiques de demain.
Pour plus d’informations:
http://www.madriu-perafita-claror.com/
Office du Tourisme d’Andorre
26, av. de l’Opéra 75001 Paris tél : 01 42 61 41 91
http://www.andorre.fr/
Crédit photos: Ministère du Tourisme Andorre

