LEGTA de Pamiers, vers une agriculture raisonnée à dimension européenne
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10/12/2008 | 17:41
Il faut voir derrière ce sigle trois structures: le lycée agricole de Pamiers Ariège-Pyrénées, un établissement public dispensant à près de 300 élèves, de la quatrième à la licence Pro, une formation et un enseignement adapté à l’agriculture de demain.
Un centre de formation professionnelle pour adultes (CFPPA) et enfin une exploitation agricole de 75 hectares avec un cheptel de plus de 50 têtes.
Le LEGTA a pour vocation de proposer une formation en relation avec l’agriculture mais faisant cependant une large place aux connaissances scientifiques (travail en laboratoires, sur ordinateurs…) et à l’enseignement général considéré comme un atout pour l’avenir… notamment l’apprentissage des langues comme le précise Jean Montussac, directeur de l’établissement.
«Etre agriculteur c’est s’ouvrir à l’international, dépasser les états-nations pour comprendre les enjeux de l’agriculture mondiale et ses répercussions au niveau européen, national et local.
Ainsi pour la troisième année consécutive, nous avons un assistant linguistique, des projets de mobilité dans le cadre de programmes européens qui permettent à nos élèves de faire des stages à l’étranger et à nos enseignants de procéder à des échanges […]
Michel Teychenné, député européen et ancien élève de l’établissement est venu parler du fonctionnement des institutions européennes et dès ce soir une classe va passer plusieurs jours à Bruxelles, visiter notamment le parlement européen […]
Enfin la reconnaissance de notre Agenda 21 scolaire nous a permis d’intégrer un réseau d’établissements scolaires européens»
Une démarche relayée par Pierre Virmont, professeur d’éducation socio-culturelle: «il faut favoriser la culture européenne à travers la mobilité et l’esprit européen, aller voir ailleurs, se confondre à d’autres expériences […] l’agriculture a besoin des expériences du monde entier»
Les élèves du LEGTA ont tous des projets professionnels et la crise structurelle qui touche le monde agricole ariégeois n’entame pas la détermination de ces jeunes gens.
«Notre priorité, explique le directeur, c’est de les aider à définir un projet professionnel car on s’est rendu compte que les efforts sont plus faciles à mettre en œuvre quand on sait à quel service on les met»
Que ce soit Laurent ou Ophélie en première technologique option aménagement qui se préparent à devenir techniciens forestiers ou paysagistes, Justine, en 2e année de BEP agricole qui rêve de reprendre l’exploitation familiale ou Natacha en 1ère année de BTS production animale qui souhaite poursuivre ses études dans la génétique… tous vivent leur passion à 100%.
Mercredi dernier, grande première dans l’établissement avec les finales du concours départemental de pointage…
Une manifestation réalisée grâce à l’implication des BTS en partenariat avec les organisations professionnelles et sous la houlette d’Hervé Lutrand, professeur de zoologie, visant à sensibiliser les jeunes à la connaissance des caractéristiques des races sur lesquelles ils travailleront plus tard.
«Il s’agit de noter la vache ou le mouton en fonction de certains critères : la gasconne, race à viande plutôt sur le développement musculaire ou la Prime Holstein, vache laitière noire et blanche, sur la qualité de ses mamelles»
Quelques éleveurs locaux ont installé dès le matin leurs spécimens (bovins viande et lait, ovins) et les élèves se sont relayés en ateliers afin de remplir les grilles, relever des critères, déceler des défauts…
«A l’issue de ce pointage, les deux meilleurs participeront au concours national, ajoute Jérôme Lagarde, intervenant professionnel au LEGTA. Pendant l’année je forme mes élèves à présenter correctement les animaux pour les concours. Nous sommes présents au concours de Tarbes, Paris, etc.»
Julien Enjalbert, directeur de l’exploitation, est habitué à ce genre de TP de précision car c’est toute l’année qu’il reçoit les classes du lycée.
«Nous sommes en phase avec une agriculture durable, explique ce technicien, la nature c’est notre outil de travail, il faut la respecter et diriger les jeunes vers une agriculture qui respecte l’environnement.
De par notre Agenda 21 scolaire nous sommes sensibilisés au développement durable, cela se concrétise aussi sur l’exploitation avec la récupération des eaux de pluie, le photovoltaïque, la méthanisation ou la production végétale. Nous sommes éligibles à la certification qualité environnementale»
Depuis sa création, le lycée agricole de Pamiers a vocation à former les agriculteurs dans la production animale.
Aujourd’hui l’agriculture a évolué et l’établissement compte bien s’inscrire dans cette évolution, notamment en offrant des formations dans les secteurs de l’aménagement et l’entretien d’espaces ruraux ou dans la production et la vente de produits du terroir.
Le Centre de Formation pour adultes (CFPPA Ariège-Couserans), installé sur le site contribue également a appréhender ce virage de l’agriculture traditionnelle en proposant notamment depuis quelques années des formations en relation directe avec la réalité du terrain (brevet professionnel ou formation de niveau 4 et 5 permettant de s’installer comme agriculteur), formations dans le secteur forestier (dont un brevet professionnel de bûcherons, débardeurs) ou gestionnaire d’estive pour n’en citer que quelques uns.
Enfin, dans le cadre du e-learning, une formation à distance encadrée par des professionnels est désormais disponible.
«Cette formation a beaucoup de succès, indique David Gardelle, directeur du CFPPA Ariège-Couserans, car aujourd’hui le monde rural est connecté et utilise au quotidien l’Internet»
Lycée Agricole de Pamiers
Route de Belpech
09100 Pamiers
Té : 05 34 01 38 00
http://www.lyceeagricolepamiers.fr
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
Un centre de formation professionnelle pour adultes (CFPPA) et enfin une exploitation agricole de 75 hectares avec un cheptel de plus de 50 têtes.
Le LEGTA a pour vocation de proposer une formation en relation avec l’agriculture mais faisant cependant une large place aux connaissances scientifiques (travail en laboratoires, sur ordinateurs…) et à l’enseignement général considéré comme un atout pour l’avenir… notamment l’apprentissage des langues comme le précise Jean Montussac, directeur de l’établissement.
«Etre agriculteur c’est s’ouvrir à l’international, dépasser les états-nations pour comprendre les enjeux de l’agriculture mondiale et ses répercussions au niveau européen, national et local.
Ainsi pour la troisième année consécutive, nous avons un assistant linguistique, des projets de mobilité dans le cadre de programmes européens qui permettent à nos élèves de faire des stages à l’étranger et à nos enseignants de procéder à des échanges […]
Michel Teychenné, député européen et ancien élève de l’établissement est venu parler du fonctionnement des institutions européennes et dès ce soir une classe va passer plusieurs jours à Bruxelles, visiter notamment le parlement européen […]
Enfin la reconnaissance de notre Agenda 21 scolaire nous a permis d’intégrer un réseau d’établissements scolaires européens»
Une démarche relayée par Pierre Virmont, professeur d’éducation socio-culturelle: «il faut favoriser la culture européenne à travers la mobilité et l’esprit européen, aller voir ailleurs, se confondre à d’autres expériences […] l’agriculture a besoin des expériences du monde entier»
Les élèves du LEGTA ont tous des projets professionnels et la crise structurelle qui touche le monde agricole ariégeois n’entame pas la détermination de ces jeunes gens.
«Notre priorité, explique le directeur, c’est de les aider à définir un projet professionnel car on s’est rendu compte que les efforts sont plus faciles à mettre en œuvre quand on sait à quel service on les met»
Que ce soit Laurent ou Ophélie en première technologique option aménagement qui se préparent à devenir techniciens forestiers ou paysagistes, Justine, en 2e année de BEP agricole qui rêve de reprendre l’exploitation familiale ou Natacha en 1ère année de BTS production animale qui souhaite poursuivre ses études dans la génétique… tous vivent leur passion à 100%.
Mercredi dernier, grande première dans l’établissement avec les finales du concours départemental de pointage…
Une manifestation réalisée grâce à l’implication des BTS en partenariat avec les organisations professionnelles et sous la houlette d’Hervé Lutrand, professeur de zoologie, visant à sensibiliser les jeunes à la connaissance des caractéristiques des races sur lesquelles ils travailleront plus tard.
«Il s’agit de noter la vache ou le mouton en fonction de certains critères : la gasconne, race à viande plutôt sur le développement musculaire ou la Prime Holstein, vache laitière noire et blanche, sur la qualité de ses mamelles»
Quelques éleveurs locaux ont installé dès le matin leurs spécimens (bovins viande et lait, ovins) et les élèves se sont relayés en ateliers afin de remplir les grilles, relever des critères, déceler des défauts…
«A l’issue de ce pointage, les deux meilleurs participeront au concours national, ajoute Jérôme Lagarde, intervenant professionnel au LEGTA. Pendant l’année je forme mes élèves à présenter correctement les animaux pour les concours. Nous sommes présents au concours de Tarbes, Paris, etc.»
Julien Enjalbert, directeur de l’exploitation, est habitué à ce genre de TP de précision car c’est toute l’année qu’il reçoit les classes du lycée.
«Nous sommes en phase avec une agriculture durable, explique ce technicien, la nature c’est notre outil de travail, il faut la respecter et diriger les jeunes vers une agriculture qui respecte l’environnement.
De par notre Agenda 21 scolaire nous sommes sensibilisés au développement durable, cela se concrétise aussi sur l’exploitation avec la récupération des eaux de pluie, le photovoltaïque, la méthanisation ou la production végétale. Nous sommes éligibles à la certification qualité environnementale»
Depuis sa création, le lycée agricole de Pamiers a vocation à former les agriculteurs dans la production animale.
Aujourd’hui l’agriculture a évolué et l’établissement compte bien s’inscrire dans cette évolution, notamment en offrant des formations dans les secteurs de l’aménagement et l’entretien d’espaces ruraux ou dans la production et la vente de produits du terroir.
Le Centre de Formation pour adultes (CFPPA Ariège-Couserans), installé sur le site contribue également a appréhender ce virage de l’agriculture traditionnelle en proposant notamment depuis quelques années des formations en relation directe avec la réalité du terrain (brevet professionnel ou formation de niveau 4 et 5 permettant de s’installer comme agriculteur), formations dans le secteur forestier (dont un brevet professionnel de bûcherons, débardeurs) ou gestionnaire d’estive pour n’en citer que quelques uns.
Enfin, dans le cadre du e-learning, une formation à distance encadrée par des professionnels est désormais disponible.
«Cette formation a beaucoup de succès, indique David Gardelle, directeur du CFPPA Ariège-Couserans, car aujourd’hui le monde rural est connecté et utilise au quotidien l’Internet»
Lycée Agricole de Pamiers
Route de Belpech
09100 Pamiers
Té : 05 34 01 38 00
http://www.lyceeagricolepamiers.fr
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 10/12/2008 | Lu: 29640 fois
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