Le forgeron-coutelier d'Auzat, entre tradition et modernité
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10/12/2008 | 10:49
Bernard Grochocki forgeron-coutelier s’est installé au mois d’août dans le nouvel hôtel d’entreprises d’Auzat, l’unique vestige industriel de l’ancienne usine Péchiney, réhabilité en ateliers et bureaux, soit 2300m2 redistribuées en huit lots à la location.
C’est dans le cadre du contrat de revitalisation de la vallée que la communauté de communes d’Auzat-Vicdessos a pu réaliser cet espace permettant d’accueillir des artisans avec un immobilier d’entreprise particulièrement attractif.
Depuis près de deux ans Bernard mûrit son projet de micro-entreprise, une forge utilisant des méthodes ancestrales de travail des métaux.
Cet ancien routier international après une solide formation en coutellerie, réalise enfin son rêve avec le Forge de l’Ours installée en vallée d’Auzat.
«A l’origine je suis forgeron d’armes, explique-t-il, mais j’ai du élargir cette spécialité, je réalise des balcons, des meubles en fer forgé, des bijoux, couteaux, des objets de maréchalerie, des objets contemporains, de la rénovation ou des créations à la commande…»
Katia, sa compagne est conjoint-collaborateur, elle réalise toutes les démarches commerciales, la comptabilité et le site Internet, soit près de 30 pages interactives pour faire découvrir toutes les créations issues de l’art de la forge.
Cette activité est apparue en même temps que la découverte et le travail des métaux (2000-800 av JC).
Au fil du temps, le métier de forgeron s’est décliné en différentes spécialités : maréchal ferrant, serrurier, faiseur de charrue, maréchal, chaudronnier… Le forgeron était autrefois un personnage incontournable dans les départements ruraux.
Il réalisait des armes, des outils pour travailler la terre ou des objets usuels…
Aujourd’hui ce métier a pratiquement disparu et c’est à travers des artisans comme Bernard au savoir-faire éprouvé que la tradition se perpétue.
«Aujourd’hui les forges ne sont plus actionnées par des soufflets, elles sont électriques. J’ai intégralement pensé et réalisé celle-ci qui est totalement adaptée à l’atelier»
Notre forgeron travaille dans la pénombre car c’est à la couleur de prend l’acier qu’il détermine la température de chauffe (le jaune très vif correspondant à 1400°)…un véritable métier d’alchimiste !
Actuellement Bernard et Katia sont présents sur les marchés de Noël mais ils ont des projets pour les mois à venir.
«Nous allons nous associer avec un maître-verrier afin de réaliser des meubles contemporains, nous rapprocher des Monuments historiques pour refaire à l’identique des objets de fouille… et demander un agrément auprès de l’éducation nationale pour accueillir dans la forge, écoles, Clae et personnes en situation de handicap…»
Quant à «la forge de l’Ours», ne vous y trompez pas, cela n’a rien à voir avec le plantigrade, mais avec le prénom de Bernard qui signifie en germain «la force de l’ours»
La Forge de l’Ours
Forgeron Coutelier - Fabrication, rénovation
Tél: 05 67 23 08 98
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
C’est dans le cadre du contrat de revitalisation de la vallée que la communauté de communes d’Auzat-Vicdessos a pu réaliser cet espace permettant d’accueillir des artisans avec un immobilier d’entreprise particulièrement attractif.
Depuis près de deux ans Bernard mûrit son projet de micro-entreprise, une forge utilisant des méthodes ancestrales de travail des métaux.
Cet ancien routier international après une solide formation en coutellerie, réalise enfin son rêve avec le Forge de l’Ours installée en vallée d’Auzat.
«A l’origine je suis forgeron d’armes, explique-t-il, mais j’ai du élargir cette spécialité, je réalise des balcons, des meubles en fer forgé, des bijoux, couteaux, des objets de maréchalerie, des objets contemporains, de la rénovation ou des créations à la commande…»
Katia, sa compagne est conjoint-collaborateur, elle réalise toutes les démarches commerciales, la comptabilité et le site Internet, soit près de 30 pages interactives pour faire découvrir toutes les créations issues de l’art de la forge.
Cette activité est apparue en même temps que la découverte et le travail des métaux (2000-800 av JC).
Au fil du temps, le métier de forgeron s’est décliné en différentes spécialités : maréchal ferrant, serrurier, faiseur de charrue, maréchal, chaudronnier… Le forgeron était autrefois un personnage incontournable dans les départements ruraux.
Il réalisait des armes, des outils pour travailler la terre ou des objets usuels…
Aujourd’hui ce métier a pratiquement disparu et c’est à travers des artisans comme Bernard au savoir-faire éprouvé que la tradition se perpétue.
«Aujourd’hui les forges ne sont plus actionnées par des soufflets, elles sont électriques. J’ai intégralement pensé et réalisé celle-ci qui est totalement adaptée à l’atelier»
Notre forgeron travaille dans la pénombre car c’est à la couleur de prend l’acier qu’il détermine la température de chauffe (le jaune très vif correspondant à 1400°)…un véritable métier d’alchimiste !
Actuellement Bernard et Katia sont présents sur les marchés de Noël mais ils ont des projets pour les mois à venir.
«Nous allons nous associer avec un maître-verrier afin de réaliser des meubles contemporains, nous rapprocher des Monuments historiques pour refaire à l’identique des objets de fouille… et demander un agrément auprès de l’éducation nationale pour accueillir dans la forge, écoles, Clae et personnes en situation de handicap…»
Quant à «la forge de l’Ours», ne vous y trompez pas, cela n’a rien à voir avec le plantigrade, mais avec le prénom de Bernard qui signifie en germain «la force de l’ours»
La Forge de l’Ours
Forgeron Coutelier - Fabrication, rénovation
Tél: 05 67 23 08 98
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
publié le: 10/12/2008 | 10:49 | Lu: 26993 fois
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