Rugby championnat Honneur Midi-Pyrénées: Laroque - Foix, un derby qui tient toutes ses promesses
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09/03/2009 | 18:55
C’était le match évènement en ce dimanche 8 mars, Laroque, leader recevait son dauphin, Foix, 4 points les séparant à 2 journées de la fin de la phase qualificative du championnat Honneur du Comité des Pyrénées.
Ce match a tenu toutes ses promesses, l’engagement ayant été total tout au long de la rencontre, aucune des 2 équipes ne fermant le jeu.
En 1ère mi-temps, Foix se montrait pressant, ses efforts étant récompensés par un essai tout d’opportunisme de son demi-d’ouverture.
Essai transformé.
Laroque parait alors au plus pressé, réussissant même à réduire le score par une pénalité.
La mi-temps sera sifflée sur le score de 7 à 3.
Dès l’entame de la 2e mi-temps, Laroque haussait son niveau de jeu, prenant une certaine emprise sur le match ; ses efforts seront récompensés par la transformation d’une nouvelle pénalité : 7 à 6 pour Foix.
Laroque continue ses enchaînements avants-trois-quarts, Foix restant bien organisé en défense, jusqu’à ce que, sur une attaque des trois quarts Laroquais qui aurait dû s’avérer payante, le ballon sera intercepté et c’est à nouveau le demi d’ouverture de Foix qui marquera entre les poteaux. Essai transformé : Foix 14, Laroque 6.
A ce moment de la partie, même les plus fervents supporters laroquais ne donnaient pas cher de leur équipe.
C’était mal connaître les ressources de l’ESL, qui a force de courage et d’abnégation réduira, dans un 1er temps, le score par un pénalité et arrivera ensuite à égaliser par un essai marqué côté fermé par le talonneur Jason Godard, essai quasiment identique à celui qu’il avait marqué le dimanche précédent contre Saint Orens.
La transformation de cet essai échouera sur le poteau.
Le dernier quart d’heure verra des attaques de part et d’autre, qui, pour certaines, échoueront de peu, mais le score restera inchangé, l’arbitre sifflant la fin de la rencontre sur le score de 14 à 14.
Laroque pourra regretter de ne pas avoir réussi à transformer des pénalités faciles, vouer aux gémonies le poteau sur lequel a butté la transformation de son essai et s’en vouloir d’avoir gâché nombre d’occasions, soit parce que certains joueurs se sont montrés trop personnels soit parce que trop de ballons ont été relâchés, offrant ainsi autant d’occasion de relance pour l’adversaire ; Foix de son côté pourra également regretter, entre autres, qu’une de ses attaques n’ait pas abouti, une défense exemplaire la faisant échouer à 5 mètres de la ligne.
En définitive, très peu sépare ces 2 équipes du haut du tableau et l’on peut considérer que le score de 14 à 14 est équitable.
L’amicale des joueurs avait organisé la 3e mi-temps ainsi qu’un repas où plus de 200 couverts furent servis.
Ce fut une réussite totale, avec une folle ambiance jusque très tard, certains Fuxéens restant jusqu’au bout.
Les dirigeants et les joueurs de l’ESL voulaient que ce dimanche 8 mars, ce soit la fête du rugby ; ce le fut indéniablement comme ne le démentiront pas les nombreux spectateurs qui s'étaient déplacés au stade Lopez-Trémézaïgue et, pour plagier celui dont un petit portrait est dressé plus bas:
«Laroque n’a pas gagné, Foix n’a pas gagné, mais le rugby a gagné, ce magnifique rugby des villages cher au cœur de tant d’ Ariégeois»
Et maintenant, quid de la montée directe en Fédérale 3 à un match de la fin des phases qualificatives, 4 points séparant Laroque, toujours 1er, de Foix, toujours deuxième.
Plutôt que de s’aventurer sur des hypothèses, si l’on considérait déjà que Laroque avait un pied en Fédérale 3 ? On dirait que...
A ce moment-là, les Cassandre, âmes bienveillantes s’il en est, ne manqueraient pas de prédire les meilleures choses pour l’Etoile, en langage couleur locale il va de soi, vernaculaire, diraient les puristes, du style «En Fédérale 3, vous allez voir comment vous allez resquiter !», imitant en cela le plus célèbre des Cabos vivants, expatrié à Saint Orens, précurseur comme toujours, qui, à la fin du match joué dernièrement par l’ESL contre Saint Orens s’est fendu, en toute amitié sportive, du commentaire suivant «Dans 2 ans, Saint Orens et Laroque se retrouveront à nouveau dans la même poule» ; en cela il ne prédisait pas une montée future de Saint Orens en Fédérale 3.
Les dirigeants de l’Etoile n’ont pas besoin de tous ces encouragements pour prendre conscience que si la saison 2009/2010 s’effectue en fédérale 3, ce ne sera pas une sinécure ; ils se contentent de dire «Nous essaierons de relever le défi et puis, advienne que pourra.
Si nous pouvons garder ce groupe (joueurs et entraîneurs) et si nous arrivons à renforcer certains postes, le coup est peut-être jouable. Qui, en début de saison, où beaucoup a été à reconstruire pour repartir sur des bases saines, aurait parié un centime d’€ que l’Etoile serait susceptible d’accéder directement en Fédérale 3 à l’issue de la phase qualificative ? Certainement pas un seul de ses dirigeants. Alors… »
Une voiture «Paru Vendu» qui sillonne les routes du Pays d’Olmes, à son volant l’oncle d’un ancien célèbre gardien de cages dont il jalouse la toison au point d’arborer quasiment la même, c’est Dédé (photo ci-contre).
S’il y en a un qui a bien conscience du chemin parcouru par l’Etoile Sportive Laroquaise depuis le début de la saison, c’est bien lui qui, avec une poignée de dirigeants, a tout fait pour relever le défi de remettre sur pied un club qui avait connu pas mal d’aléas, autres que sportifs, au cours de la saison dernière en initiant, entre autres, un rapprochement avec Bélesta dans le but de faire une fusion qui devrait devenir effective dès la saison prochaine et en se fixant comme but pour cette saison de reconstruction: le maintien et, dans le meilleur des cas, la qualification pour les phases finales du championnat des Pyrénées.
Et c’est une montée en Fédérale 3 qui sera peut-être au bout dès la fin de la phase qualificative !
Homme de parole, s’efforçant de dire ce qu’il fait et de faire ce qu’il dit, c’est aussi un homme de la parole qui, grâce à son entregent, a réussi à convaincre une quantité non négligeable de partenaires qui, grâce à leur soutien, permettent au club d’avoir une trésorerie équilibrée, alors qu’elle avait été bien mise à mal par le passé.
C’est lui qui, en cette journée internationale de la femme, a émis le souhait que soit offerte une fleur à chaque femme présente au match et qui a eu l’idée d’inviter tous les partenaires à un repas d’avant match ainsi qu’à la rencontre de ce 8 mars.
Tous ceux qui avaient répondu présent ont salué cette initiative, la ressentant comme un signe de reconnaissance pour leur action envers le club.
C’est encore grâce à lui et à son pouvoir de conviction (entregent, entregent) que l’ESL se paie le luxe, sans mettre à mal le moins du monde la trésorerie du club, d’avoir 2 chroniqueurs réguliers sur La Toile.
Si Dédé s’est autant investi, c’est certainement parce qu’il avait jugé que ses journées n’étaient pas assez chargées avec son travail de commercial et son mandat de maire du village de Belloc, puisque qu’il en est le 1er magistrat.
Quand on sait qu’il fût restaurateur et quand on connaît la suite de son parcours, il apparaît évident que ce deus ex machina ô combien efficace place au plus haut le rapport à l’autre, ayant coutume de dire: «Dans la vie, rien n’est obtenu de façon durable sans amour, toute discrimination étant à bannir»
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
Ce match a tenu toutes ses promesses, l’engagement ayant été total tout au long de la rencontre, aucune des 2 équipes ne fermant le jeu.
En 1ère mi-temps, Foix se montrait pressant, ses efforts étant récompensés par un essai tout d’opportunisme de son demi-d’ouverture.
Essai transformé.
Laroque parait alors au plus pressé, réussissant même à réduire le score par une pénalité.
La mi-temps sera sifflée sur le score de 7 à 3.
Dès l’entame de la 2e mi-temps, Laroque haussait son niveau de jeu, prenant une certaine emprise sur le match ; ses efforts seront récompensés par la transformation d’une nouvelle pénalité : 7 à 6 pour Foix.
Laroque continue ses enchaînements avants-trois-quarts, Foix restant bien organisé en défense, jusqu’à ce que, sur une attaque des trois quarts Laroquais qui aurait dû s’avérer payante, le ballon sera intercepté et c’est à nouveau le demi d’ouverture de Foix qui marquera entre les poteaux. Essai transformé : Foix 14, Laroque 6.
A ce moment de la partie, même les plus fervents supporters laroquais ne donnaient pas cher de leur équipe.
C’était mal connaître les ressources de l’ESL, qui a force de courage et d’abnégation réduira, dans un 1er temps, le score par un pénalité et arrivera ensuite à égaliser par un essai marqué côté fermé par le talonneur Jason Godard, essai quasiment identique à celui qu’il avait marqué le dimanche précédent contre Saint Orens.
La transformation de cet essai échouera sur le poteau.
Le dernier quart d’heure verra des attaques de part et d’autre, qui, pour certaines, échoueront de peu, mais le score restera inchangé, l’arbitre sifflant la fin de la rencontre sur le score de 14 à 14.
Laroque pourra regretter de ne pas avoir réussi à transformer des pénalités faciles, vouer aux gémonies le poteau sur lequel a butté la transformation de son essai et s’en vouloir d’avoir gâché nombre d’occasions, soit parce que certains joueurs se sont montrés trop personnels soit parce que trop de ballons ont été relâchés, offrant ainsi autant d’occasion de relance pour l’adversaire ; Foix de son côté pourra également regretter, entre autres, qu’une de ses attaques n’ait pas abouti, une défense exemplaire la faisant échouer à 5 mètres de la ligne.
En définitive, très peu sépare ces 2 équipes du haut du tableau et l’on peut considérer que le score de 14 à 14 est équitable.
L’amicale des joueurs avait organisé la 3e mi-temps ainsi qu’un repas où plus de 200 couverts furent servis.
Ce fut une réussite totale, avec une folle ambiance jusque très tard, certains Fuxéens restant jusqu’au bout.
Les dirigeants et les joueurs de l’ESL voulaient que ce dimanche 8 mars, ce soit la fête du rugby ; ce le fut indéniablement comme ne le démentiront pas les nombreux spectateurs qui s'étaient déplacés au stade Lopez-Trémézaïgue et, pour plagier celui dont un petit portrait est dressé plus bas:
«Laroque n’a pas gagné, Foix n’a pas gagné, mais le rugby a gagné, ce magnifique rugby des villages cher au cœur de tant d’ Ariégeois»
Et maintenant, quid de la montée directe en Fédérale 3 à un match de la fin des phases qualificatives, 4 points séparant Laroque, toujours 1er, de Foix, toujours deuxième.
Plutôt que de s’aventurer sur des hypothèses, si l’on considérait déjà que Laroque avait un pied en Fédérale 3 ? On dirait que...
A ce moment-là, les Cassandre, âmes bienveillantes s’il en est, ne manqueraient pas de prédire les meilleures choses pour l’Etoile, en langage couleur locale il va de soi, vernaculaire, diraient les puristes, du style «En Fédérale 3, vous allez voir comment vous allez resquiter !», imitant en cela le plus célèbre des Cabos vivants, expatrié à Saint Orens, précurseur comme toujours, qui, à la fin du match joué dernièrement par l’ESL contre Saint Orens s’est fendu, en toute amitié sportive, du commentaire suivant «Dans 2 ans, Saint Orens et Laroque se retrouveront à nouveau dans la même poule» ; en cela il ne prédisait pas une montée future de Saint Orens en Fédérale 3.
Les dirigeants de l’Etoile n’ont pas besoin de tous ces encouragements pour prendre conscience que si la saison 2009/2010 s’effectue en fédérale 3, ce ne sera pas une sinécure ; ils se contentent de dire «Nous essaierons de relever le défi et puis, advienne que pourra.
Si nous pouvons garder ce groupe (joueurs et entraîneurs) et si nous arrivons à renforcer certains postes, le coup est peut-être jouable. Qui, en début de saison, où beaucoup a été à reconstruire pour repartir sur des bases saines, aurait parié un centime d’€ que l’Etoile serait susceptible d’accéder directement en Fédérale 3 à l’issue de la phase qualificative ? Certainement pas un seul de ses dirigeants. Alors… »
Une voiture «Paru Vendu» qui sillonne les routes du Pays d’Olmes, à son volant l’oncle d’un ancien célèbre gardien de cages dont il jalouse la toison au point d’arborer quasiment la même, c’est Dédé (photo ci-contre).
S’il y en a un qui a bien conscience du chemin parcouru par l’Etoile Sportive Laroquaise depuis le début de la saison, c’est bien lui qui, avec une poignée de dirigeants, a tout fait pour relever le défi de remettre sur pied un club qui avait connu pas mal d’aléas, autres que sportifs, au cours de la saison dernière en initiant, entre autres, un rapprochement avec Bélesta dans le but de faire une fusion qui devrait devenir effective dès la saison prochaine et en se fixant comme but pour cette saison de reconstruction: le maintien et, dans le meilleur des cas, la qualification pour les phases finales du championnat des Pyrénées.
Et c’est une montée en Fédérale 3 qui sera peut-être au bout dès la fin de la phase qualificative !
Homme de parole, s’efforçant de dire ce qu’il fait et de faire ce qu’il dit, c’est aussi un homme de la parole qui, grâce à son entregent, a réussi à convaincre une quantité non négligeable de partenaires qui, grâce à leur soutien, permettent au club d’avoir une trésorerie équilibrée, alors qu’elle avait été bien mise à mal par le passé.
C’est lui qui, en cette journée internationale de la femme, a émis le souhait que soit offerte une fleur à chaque femme présente au match et qui a eu l’idée d’inviter tous les partenaires à un repas d’avant match ainsi qu’à la rencontre de ce 8 mars.
Tous ceux qui avaient répondu présent ont salué cette initiative, la ressentant comme un signe de reconnaissance pour leur action envers le club.
C’est encore grâce à lui et à son pouvoir de conviction (entregent, entregent) que l’ESL se paie le luxe, sans mettre à mal le moins du monde la trésorerie du club, d’avoir 2 chroniqueurs réguliers sur La Toile.
Si Dédé s’est autant investi, c’est certainement parce qu’il avait jugé que ses journées n’étaient pas assez chargées avec son travail de commercial et son mandat de maire du village de Belloc, puisque qu’il en est le 1er magistrat.
Quand on sait qu’il fût restaurateur et quand on connaît la suite de son parcours, il apparaît évident que ce deus ex machina ô combien efficace place au plus haut le rapport à l’autre, ayant coutume de dire: «Dans la vie, rien n’est obtenu de façon durable sans amour, toute discrimination étant à bannir»
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
auteur: Patrick Ousset | publié le: 09/03/2009 | 18:55 | Lu: 27751 fois
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