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Assemblée Générale de la FDSEA sur le thème: Ariège terre d'avenirs
31/03/2009 | 09:09
Un invité de choix à l’AG statutaire de la FDSEA, le premier syndicat agricole de l’Ariège, en la personne de Jean-Bernard Bayard, secrétaire général adjoint de la Fédération Nationale, venu du Pas de Calais où il est également responsable de la Chambre d’Agriculture, apporter sa contribution jeudi aux Forges de Pyrène.
Tout d’abord, le traditionnel rapport d’activité, faisant état de la force de ce réseau regroupant 70% des agriculteurs français à l’échelon national (FNSEA), régional (FRSEA) et départemental (FDSEA).
Pas moins de huit syndicats locaux sur le département au plus près des 452 adhérents «grâce à ce maillage du terrain, nous pouvons faire remonter aux pouvoirs publics les problématiques de notre profession»
Un outil de communication «Terres d’Ariège» lancé il y a trois ans, donne une information sur l’actualité agricole et technique à plus de ses 850 abonnés.
Se sont ensuite succédés à la tribune, Hervé Péloffi, président depuis 2008, et François Toulis, vice-président (tous deux ayant également des responsabilités au niveau régional et national) ou Nicolas Delmas, nouveau président des Jeunes Agriculteurs, qui a délivré un message aux anciens, à tous ceux qui sont proches de la retraite:
«Pensez à la transmission des exploitations, nous les jeunes, nous avons besoin de foncier!»
L’année 2008 a été jalonnée d’actions phares permettant de faire connaître le travail des agriculteurs ariégeois: participation aux Pastoralies à Beille, à la Sisqa à Toulouse, au salon international de l’agriculture à Paris…
La filière ovine traverse une crise depuis quelques années. A l’appel de la FNO et de la FDSEA, plusieurs actions ont été menées.
La forte mobilisation de la profession a permis un certain nombre d’avancées: mise en place d’une aide spécifique dès 2009 de 6€ par brebis viande, revalorisation des DPU des éleveurs ovins dès 2009 pour permettre l’intégration d’une aide ovine à hauteur de 6€ par brebis viande (environ 25 millions d’euros provenant des DPU dormants serviraient au financement de cette mesure).
Les conséquences sanitaires et économiques de la FCO ont mobilisé les exploitants (notamment lors de la manifestation du 11 septembre), ce qui a permis la mise en place de nombreuses mesures d’urgence: complément de l’indemnisation de la mortalité, avancement du paiement des aides (ICHN,PHAE), le Conseil général a pris en charge les frais liés à la sérologie (200 000€) et il a participé au renouvellement des animaux morts à hauteur de 1,5M€, report possible des cotisations sociales MSA, exonération de l’impôt foncier sur le non bâti…
L’année 2008 a également connu une baisse considérable du revenu des agriculteurs. Cette baisse est le résultat d’une augmentation des charges (+46,4% pour l’énergie, +51,7% pour les engrais et +22,5 pour les aliments du bétail), des crises successives pour les filières et de la dérégulation des marchés.
La FDSEA a exprimé son mécontentement (dans les rues de Foix le 4 juin, de Toulouse ou auprès du préfet et des parlementaires). Le ministre de l’agriculture a annoncé un plan global de 250M€ le 12 novembre 2008.
Concernant le volet énergétique, le remboursement de la TIPP et de la TICGN a été reconduit et un plan de 5M€ d’aide à l’investissement permettra d’effectuer des économies d’énergie.
Les irrigants se sont trouvés en 2008 face aux problématiques d’une saison sèche et aux autorisations de pompage, sujet régulier de discorde. En 2009, suite à l’application du décret du 24/09/2007, le préfet de l’Ariège devra désigner un organisme unique pour la gestion collective des prélèvements d’eau.
Cet organisme est chargé de déposer la demande d’autorisation unique pluriannuelle de tous les prélèvements d’eau pour l’irrigation, d’arrêter chaque année un plan de répartition entre les préleveurs irrigants du volume d’eau dont le prélèvement est autorisé ainsi que les règles pour adapter cette répartition en cas de limitation ou de suspension provisoire des usages de l’eau…
La chambre d’agriculture est candidate pour être l’organisme unique de gestion collective.
Enfin la révision du Projet agricole départemental (PAD) déterminant les objectifs partagés entre la profession et l’administration est actuellement à l’étude.
Afin de travailler de concert à cette révision, la FDSEA et les JA ont décidé de réaliser sept réunions cantonales. Hervé Péloffi a dénoncé avec force et vigueur le dernier arrêté préfectoral interdisant les écobuages: «l’écobuage en haute montagne est nécessaire et indispensable, cet arrêté est rédigé par des gens qui ne connaissent pas le terrain […]
Ce qui ne sera pas écobué maintenant le sera cet été et le feu ne sera pas arrêté aussi facilement […] Je suis d’accord pour des sanctions exemplaires pour les éleveurs qui ne réaliseraient pas les écobuages dans de bonnes conditions»
Les présidents des syndicats locaux, constituant la base de la structure départementale ont ensuite pris la parole. Nathalie Umhauer (Haute-Ariège) a évoqué la conversion des éleveurs dans l’agriculture biologique, Jean Mistou (Saverdun) a rappelé les problèmes des irrigants, Joël Fauré (Lèze) ceux des céréaliers et la volatilité des prix des céréales.
Jean-Luc Lebreton (Plaines et coteaux) a indiqué que les accords sur la baisse du lait n’étaient pas satisfaisants, quant à Rémi Denjean, président du nouveau syndicat départemental ovin, ce jeune éleveur a présenté les perspectives de cette structure. François Toulis, président de la chambre d’agriculture, a fait le point sur le «Compromis de Bruxelles» le 20 novembre dernier et les mesures prises par le ministre de l’agriculture le 23 février 2009.
Hervé Péloffi dans son rapport d’orientation a rappelé certains fondamentaux: «l’évolution de la PAC est compliquée, à l’image des dossiers toujours plus fastidieux à remplir […] cette usine à gaz arrive à en décourager plus d’un […] les agriculteurs se divisent, je le condamne.
Il faut s’adapter, produire de façon intelligente, se rapprocher des conseillers référents […] Si demain on veut continuer à exister, il faut être prudent […] A l’époque on a créé des coopératives, je suis convaincu qu’elles ont encore de beaux jours devant elles […]
Revenons à des fondamentaux, à des systèmes sécurisés, certains se regroupent pour être moins fragiles face au marché, plus visibles […] Nous avons encore de l’espoir dans ce métier car nous avons une chance inouïe, celle de produire de quoi nourrir les gens, ils ont besoin de notre production.
Il faut arriver à peser sur nos charges, garder une vie économique dans nos vallées, veiller à l’entretien de nos paysages (la friche avance quand l’agriculture recule).
Pour cette raison l’accès au foncier doit être facilité […] nous avons réussi à fédérer à Foix le 11 septembre, tous les agriculteurs, nous avons porté un message fort, relevé par les Ariégeois, il faut continuer à être solidaires et unis […] notre syndicat n’a pas trop de ressources mais son équipe est soudée.
Malgré les difficultés nous avons espoir en l’avenir de notre métier et des idées pour améliorer les choses: une partie de la prime d’abattage pourrait permettre par exemple de soutenir l’engraissement et les céréales produites dans l’Ariège d’être utilisées pour faire de la valeur ajoutée […] il y aura une évolution, il faut se remettre en question et repartir sur un autre pied»
Jean-Bernard Bayard a pris la parole pour féliciter la Fédé de l’Ariège pour sa reconstruction et son dynamisme: «j’ai été surpris par la qualité de vos différentes interventions […] je ferais remonter les messages […] je reprends la thématique de votre rapport d’activité, l’Ariège est une terre d’avenirs […]
La société évolue, les valeurs changent, l’agriculture aussi avec l’environnement, concernant la Pac […] on est dans un autre schéma. Cependant on peut regretter qu’il n’y ait pas d’annonce politique forte, comme il y en eut dans les années 60, à savoir ce que l’on veut faire de l’agriculture […]
Le message européen est le suivant: le marché va tout régler, on vous apportera le soutien pour vous y abriter […] il y a cependant des problèmes de budget: l’agriculture en consomme 50%, il faut le modifier.
La France est isolée dans cette approche européenne, il n’y a pas de surprise pour l’agriculture nationale dans ce plan. A partir du moment où les outils de la boîte à outil sont configurés, il n’y a que très peu de marge de manœuvre […] il faut arriver à régler cette situation, à préparer l’après 2013 […]
Le consommateur a besoin d’avoir des prix réglementés, on ne pourra pas compter sur Bruxelles, ni sur les pouvoirs publics, c’est à nous à prendre notre destin en main! Pour cela il faut un observatoire des marges afin de protéger les filières et les consommateurs […]
Il faut réorganiser l’économie, en France on ne compte pas moins de 3200 coopératives, 830 organisations de producteurs […] dans ma région, la première région productrice d’endives, il y a 10 organisations de producteurs, qui tentent de passer au prix le plus bas par rapport à la grande distribution (ils raisonnent pour leur propre structure et non pour la profession) […]
Les querelles de chapelles ne tiennent plus pour demain, il faut regrouper l’offre derrière la production, idem pour la transformation et la commercialisation […] il faut clarifier la situation, nous n’avons plus les moyens de garder ce nombre de structure […] il faut travailler sur le schéma européen et national, avec les collectivités […] c’est un magnifique chantier, il y a bien un avenir pour l’agriculture dans l’Ariège»
Enfin, François Toulis, en guise de conclusion de cette AG, a lancé quelques appels notamment pour l’abattoir de Pamiers: «nous vous avons écrit pour lever des fonds afin de le maintenir […] on est loin du compte, mobilisez-vous. Si 50% des agriculteurs participent, on pourra garder cet outil économique et les opérateurs qui sont derrière»
Rappelant que le département avait été fortement impacté par la FCO, François Toulis à mis en garde les 20% d’agriculteurs «inconscients qui n’avaient pas encore vacciné leurs troupeaux au 31 décembre malgré les injonctions des services de l’Etat […] Ils mettent en péril le travail fait par les autres éleveurs, aussi je n’hésiterai pas à demander de prendre un arrêté préfectoral les y obligeant»
Enfin, le président de la Chambre d’Agriculture est longuement revenu sur le PAD qui constitue le projet de l’agriculture ariégeoise de demain.
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
Tout d’abord, le traditionnel rapport d’activité, faisant état de la force de ce réseau regroupant 70% des agriculteurs français à l’échelon national (FNSEA), régional (FRSEA) et départemental (FDSEA).
Pas moins de huit syndicats locaux sur le département au plus près des 452 adhérents «grâce à ce maillage du terrain, nous pouvons faire remonter aux pouvoirs publics les problématiques de notre profession»
Un outil de communication «Terres d’Ariège» lancé il y a trois ans, donne une information sur l’actualité agricole et technique à plus de ses 850 abonnés.
Se sont ensuite succédés à la tribune, Hervé Péloffi, président depuis 2008, et François Toulis, vice-président (tous deux ayant également des responsabilités au niveau régional et national) ou Nicolas Delmas, nouveau président des Jeunes Agriculteurs, qui a délivré un message aux anciens, à tous ceux qui sont proches de la retraite:
«Pensez à la transmission des exploitations, nous les jeunes, nous avons besoin de foncier!»
L’année 2008 a été jalonnée d’actions phares permettant de faire connaître le travail des agriculteurs ariégeois: participation aux Pastoralies à Beille, à la Sisqa à Toulouse, au salon international de l’agriculture à Paris…
La filière ovine traverse une crise depuis quelques années. A l’appel de la FNO et de la FDSEA, plusieurs actions ont été menées.
La forte mobilisation de la profession a permis un certain nombre d’avancées: mise en place d’une aide spécifique dès 2009 de 6€ par brebis viande, revalorisation des DPU des éleveurs ovins dès 2009 pour permettre l’intégration d’une aide ovine à hauteur de 6€ par brebis viande (environ 25 millions d’euros provenant des DPU dormants serviraient au financement de cette mesure).
Les conséquences sanitaires et économiques de la FCO ont mobilisé les exploitants (notamment lors de la manifestation du 11 septembre), ce qui a permis la mise en place de nombreuses mesures d’urgence: complément de l’indemnisation de la mortalité, avancement du paiement des aides (ICHN,PHAE), le Conseil général a pris en charge les frais liés à la sérologie (200 000€) et il a participé au renouvellement des animaux morts à hauteur de 1,5M€, report possible des cotisations sociales MSA, exonération de l’impôt foncier sur le non bâti…
L’année 2008 a également connu une baisse considérable du revenu des agriculteurs. Cette baisse est le résultat d’une augmentation des charges (+46,4% pour l’énergie, +51,7% pour les engrais et +22,5 pour les aliments du bétail), des crises successives pour les filières et de la dérégulation des marchés.
La FDSEA a exprimé son mécontentement (dans les rues de Foix le 4 juin, de Toulouse ou auprès du préfet et des parlementaires). Le ministre de l’agriculture a annoncé un plan global de 250M€ le 12 novembre 2008.
Concernant le volet énergétique, le remboursement de la TIPP et de la TICGN a été reconduit et un plan de 5M€ d’aide à l’investissement permettra d’effectuer des économies d’énergie.
Les irrigants se sont trouvés en 2008 face aux problématiques d’une saison sèche et aux autorisations de pompage, sujet régulier de discorde. En 2009, suite à l’application du décret du 24/09/2007, le préfet de l’Ariège devra désigner un organisme unique pour la gestion collective des prélèvements d’eau.
Cet organisme est chargé de déposer la demande d’autorisation unique pluriannuelle de tous les prélèvements d’eau pour l’irrigation, d’arrêter chaque année un plan de répartition entre les préleveurs irrigants du volume d’eau dont le prélèvement est autorisé ainsi que les règles pour adapter cette répartition en cas de limitation ou de suspension provisoire des usages de l’eau…
La chambre d’agriculture est candidate pour être l’organisme unique de gestion collective.
Enfin la révision du Projet agricole départemental (PAD) déterminant les objectifs partagés entre la profession et l’administration est actuellement à l’étude.
Afin de travailler de concert à cette révision, la FDSEA et les JA ont décidé de réaliser sept réunions cantonales. Hervé Péloffi a dénoncé avec force et vigueur le dernier arrêté préfectoral interdisant les écobuages: «l’écobuage en haute montagne est nécessaire et indispensable, cet arrêté est rédigé par des gens qui ne connaissent pas le terrain […]
Ce qui ne sera pas écobué maintenant le sera cet été et le feu ne sera pas arrêté aussi facilement […] Je suis d’accord pour des sanctions exemplaires pour les éleveurs qui ne réaliseraient pas les écobuages dans de bonnes conditions»
Les présidents des syndicats locaux, constituant la base de la structure départementale ont ensuite pris la parole. Nathalie Umhauer (Haute-Ariège) a évoqué la conversion des éleveurs dans l’agriculture biologique, Jean Mistou (Saverdun) a rappelé les problèmes des irrigants, Joël Fauré (Lèze) ceux des céréaliers et la volatilité des prix des céréales.
Jean-Luc Lebreton (Plaines et coteaux) a indiqué que les accords sur la baisse du lait n’étaient pas satisfaisants, quant à Rémi Denjean, président du nouveau syndicat départemental ovin, ce jeune éleveur a présenté les perspectives de cette structure. François Toulis, président de la chambre d’agriculture, a fait le point sur le «Compromis de Bruxelles» le 20 novembre dernier et les mesures prises par le ministre de l’agriculture le 23 février 2009.
Hervé Péloffi dans son rapport d’orientation a rappelé certains fondamentaux: «l’évolution de la PAC est compliquée, à l’image des dossiers toujours plus fastidieux à remplir […] cette usine à gaz arrive à en décourager plus d’un […] les agriculteurs se divisent, je le condamne.
Il faut s’adapter, produire de façon intelligente, se rapprocher des conseillers référents […] Si demain on veut continuer à exister, il faut être prudent […] A l’époque on a créé des coopératives, je suis convaincu qu’elles ont encore de beaux jours devant elles […]
Revenons à des fondamentaux, à des systèmes sécurisés, certains se regroupent pour être moins fragiles face au marché, plus visibles […] Nous avons encore de l’espoir dans ce métier car nous avons une chance inouïe, celle de produire de quoi nourrir les gens, ils ont besoin de notre production.
Il faut arriver à peser sur nos charges, garder une vie économique dans nos vallées, veiller à l’entretien de nos paysages (la friche avance quand l’agriculture recule).
Pour cette raison l’accès au foncier doit être facilité […] nous avons réussi à fédérer à Foix le 11 septembre, tous les agriculteurs, nous avons porté un message fort, relevé par les Ariégeois, il faut continuer à être solidaires et unis […] notre syndicat n’a pas trop de ressources mais son équipe est soudée.
Malgré les difficultés nous avons espoir en l’avenir de notre métier et des idées pour améliorer les choses: une partie de la prime d’abattage pourrait permettre par exemple de soutenir l’engraissement et les céréales produites dans l’Ariège d’être utilisées pour faire de la valeur ajoutée […] il y aura une évolution, il faut se remettre en question et repartir sur un autre pied»
Jean-Bernard Bayard a pris la parole pour féliciter la Fédé de l’Ariège pour sa reconstruction et son dynamisme: «j’ai été surpris par la qualité de vos différentes interventions […] je ferais remonter les messages […] je reprends la thématique de votre rapport d’activité, l’Ariège est une terre d’avenirs […]
La société évolue, les valeurs changent, l’agriculture aussi avec l’environnement, concernant la Pac […] on est dans un autre schéma. Cependant on peut regretter qu’il n’y ait pas d’annonce politique forte, comme il y en eut dans les années 60, à savoir ce que l’on veut faire de l’agriculture […]
Le message européen est le suivant: le marché va tout régler, on vous apportera le soutien pour vous y abriter […] il y a cependant des problèmes de budget: l’agriculture en consomme 50%, il faut le modifier.
La France est isolée dans cette approche européenne, il n’y a pas de surprise pour l’agriculture nationale dans ce plan. A partir du moment où les outils de la boîte à outil sont configurés, il n’y a que très peu de marge de manœuvre […] il faut arriver à régler cette situation, à préparer l’après 2013 […]
Le consommateur a besoin d’avoir des prix réglementés, on ne pourra pas compter sur Bruxelles, ni sur les pouvoirs publics, c’est à nous à prendre notre destin en main! Pour cela il faut un observatoire des marges afin de protéger les filières et les consommateurs […]
Il faut réorganiser l’économie, en France on ne compte pas moins de 3200 coopératives, 830 organisations de producteurs […] dans ma région, la première région productrice d’endives, il y a 10 organisations de producteurs, qui tentent de passer au prix le plus bas par rapport à la grande distribution (ils raisonnent pour leur propre structure et non pour la profession) […]
Les querelles de chapelles ne tiennent plus pour demain, il faut regrouper l’offre derrière la production, idem pour la transformation et la commercialisation […] il faut clarifier la situation, nous n’avons plus les moyens de garder ce nombre de structure […] il faut travailler sur le schéma européen et national, avec les collectivités […] c’est un magnifique chantier, il y a bien un avenir pour l’agriculture dans l’Ariège»
Enfin, François Toulis, en guise de conclusion de cette AG, a lancé quelques appels notamment pour l’abattoir de Pamiers: «nous vous avons écrit pour lever des fonds afin de le maintenir […] on est loin du compte, mobilisez-vous. Si 50% des agriculteurs participent, on pourra garder cet outil économique et les opérateurs qui sont derrière»
Rappelant que le département avait été fortement impacté par la FCO, François Toulis à mis en garde les 20% d’agriculteurs «inconscients qui n’avaient pas encore vacciné leurs troupeaux au 31 décembre malgré les injonctions des services de l’Etat […] Ils mettent en péril le travail fait par les autres éleveurs, aussi je n’hésiterai pas à demander de prendre un arrêté préfectoral les y obligeant»
Enfin, le président de la Chambre d’Agriculture est longuement revenu sur le PAD qui constitue le projet de l’agriculture ariégeoise de demain.
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
publié le: 31/03/2009 | 09:09 | Lu: 12534 fois
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