La tondaille ou l'art de tondre les moutons
Lien permanent vers l'article: http://www.ariegenews.com/news-8514.html
24/04/2009 | 22:31
Chaque année, avant le début des travaux des champs, Christian Derramond, éleveur ovin à St Félix de Rieutord, réalise la tonte de ses 1100 brebis tarasconnaises.
Il fait appel pour cela à des professionnels mais également à ses amis et voisins… un évènement festif qui marque le début de la belle saison.
Autrefois pratiquée par le berger à l’aide de forces (grandes cisailles), la tonte des moutons est devenue aujourd’hui un métier à part entière surtout dans les élevages extensifs.
Ce sont les Néo-zélandais et les Australiens qui sont considérés comme les tondeurs les plus rapides et efficaces du monde, ils n’hésitent pas à voyager au-delà des mers, au rythme des saisons pour louer leurs services (notamment en Angleterre).
Pour preuve depuis vingt ans, ce sont eux qui détiennent le record du monde de tonte de mouton.
En France, l’association nationale des tondeurs de moutons (ATM) qui a vu le jour dans les années 84 forme des professionnels à ce genre de pratique, propose des stages de perfectionnement et organise chaque année un concours national de tonte (le prochain aura lieu le 2 septembre à Bellac en Haute-Vienne).
Thimoléon, Marco, Emmanuel et trois de leurs camarades ont installé un plancher de bois et leurs tondeuses électriques dans la bergerie de notre éleveur ariégeois.
Celui-ci a monté son parc de tri pour la circulation des animaux alors qu’une douzaine d’habitués de son entourage qui ne manquerait cet évènement sous aucun prétexte, sont venus lui prêter main forte: faire circuler les bêtes dans les couloirs de tri (avec l’aide du border colley), les attraper, les renverser, les faire circuler, les guider rapidement pour leur éviter le moins de stress possible…
«On peut tondre vite et bien» précise Marco.
Serrées dans l’étable, les brebis attendent patiemment l’heure de la délivrance: «la toison pèse en moyenne 1,5kg, leur laine est chaude et isolante, la tonte sert avant tout au bien être de l’animal»
Au rythme d’un animal tondu toute les trois minutes le travail peut paraître répétitif mais pas pour ces professionnels qui procèdent à un étrange rituel: «nous utilisons la technique néo-zélandaise, l’animal est tenu puis roulé entre les jambes, la main gauche tend la peau alors que la main droite joue de la tondeuse dans un ordre précis car au final la toison doit se détacher en une seule pièce»
Toutes les huit-dix brebis, les tondeurs changent les lames de leur tête de tonte: «les toisons sont sèches et épaisses, indique Emmanuel qui pratique ce métier depuis cinq ans.
Il faut des années pour maîtriser ces techniques […] elles se définissent dans un savant dosage de force et de douceur au-delà de la rapidité et de l’agilité»
Tout le monde s’active, chacun a son poste respectif et très vite la température monte, l’air est chargé de poussière… les plus jeunes tassent la laine dans des sacs de jute, elle sera utilisée pour l’isolation ou la filature.
A 9 heures, première pause et l’occasion de se retrouver autour d’un plantureux petit déjeuner composé de pain, charcuteries, oreillettes, vin rouge et café…
«Nous avons commencé ce matin à 6 heures et nous en avons jusqu’à 18 heures, explique l’éleveur qui veille a ce que chacun ne manque de rien. Ici sur le piémont on débute tôt, en Haute-Ariège les éleveurs tondent juste avant de monter en estive […] c’est pour nous l’occasion de nous retrouver, on travaille dur mais c’est très convivial !»
Parmi les tondeurs, Thimoléon a été double champion de France de tonte mais au-delà d’un métier c’est pour lui une passion, un véritable art de vivre.
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
Il fait appel pour cela à des professionnels mais également à ses amis et voisins… un évènement festif qui marque le début de la belle saison.
Autrefois pratiquée par le berger à l’aide de forces (grandes cisailles), la tonte des moutons est devenue aujourd’hui un métier à part entière surtout dans les élevages extensifs.
Ce sont les Néo-zélandais et les Australiens qui sont considérés comme les tondeurs les plus rapides et efficaces du monde, ils n’hésitent pas à voyager au-delà des mers, au rythme des saisons pour louer leurs services (notamment en Angleterre).
Pour preuve depuis vingt ans, ce sont eux qui détiennent le record du monde de tonte de mouton.
En France, l’association nationale des tondeurs de moutons (ATM) qui a vu le jour dans les années 84 forme des professionnels à ce genre de pratique, propose des stages de perfectionnement et organise chaque année un concours national de tonte (le prochain aura lieu le 2 septembre à Bellac en Haute-Vienne).
Thimoléon, Marco, Emmanuel et trois de leurs camarades ont installé un plancher de bois et leurs tondeuses électriques dans la bergerie de notre éleveur ariégeois.
Celui-ci a monté son parc de tri pour la circulation des animaux alors qu’une douzaine d’habitués de son entourage qui ne manquerait cet évènement sous aucun prétexte, sont venus lui prêter main forte: faire circuler les bêtes dans les couloirs de tri (avec l’aide du border colley), les attraper, les renverser, les faire circuler, les guider rapidement pour leur éviter le moins de stress possible…
«On peut tondre vite et bien» précise Marco.
Serrées dans l’étable, les brebis attendent patiemment l’heure de la délivrance: «la toison pèse en moyenne 1,5kg, leur laine est chaude et isolante, la tonte sert avant tout au bien être de l’animal»
Au rythme d’un animal tondu toute les trois minutes le travail peut paraître répétitif mais pas pour ces professionnels qui procèdent à un étrange rituel: «nous utilisons la technique néo-zélandaise, l’animal est tenu puis roulé entre les jambes, la main gauche tend la peau alors que la main droite joue de la tondeuse dans un ordre précis car au final la toison doit se détacher en une seule pièce»
Toutes les huit-dix brebis, les tondeurs changent les lames de leur tête de tonte: «les toisons sont sèches et épaisses, indique Emmanuel qui pratique ce métier depuis cinq ans.
Il faut des années pour maîtriser ces techniques […] elles se définissent dans un savant dosage de force et de douceur au-delà de la rapidité et de l’agilité»
Tout le monde s’active, chacun a son poste respectif et très vite la température monte, l’air est chargé de poussière… les plus jeunes tassent la laine dans des sacs de jute, elle sera utilisée pour l’isolation ou la filature.
A 9 heures, première pause et l’occasion de se retrouver autour d’un plantureux petit déjeuner composé de pain, charcuteries, oreillettes, vin rouge et café…
«Nous avons commencé ce matin à 6 heures et nous en avons jusqu’à 18 heures, explique l’éleveur qui veille a ce que chacun ne manque de rien. Ici sur le piémont on débute tôt, en Haute-Ariège les éleveurs tondent juste avant de monter en estive […] c’est pour nous l’occasion de nous retrouver, on travaille dur mais c’est très convivial !»
Parmi les tondeurs, Thimoléon a été double champion de France de tonte mais au-delà d’un métier c’est pour lui une passion, un véritable art de vivre.
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 24/04/2009 | Lu: 25816 fois
Dans la même rubrique:
- Ecobuage: la formation obligatoire pour les chantiers de plus de 15ha commence les 24 et 29 (ou 30)...
- Le Bois, trésor insoupçonné de l'Ariège?
- Assemblée générale des Amis du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariègeoises
- Quand la «Tomme des Pyrénées» s'émancipe!
- Volumes d'eau prélevables: éviter, chaque été, les difficiles gestions de crise
- Bilan de santé de l'Agriculture ariégeoise
- La Transmission de la Terre: un défi pour les Jeunes Agriculteurs
- Des boues transformées en compost à Villeneuve d'Olmes
- Prolongation de la prise en charge de la vaccination FCO
- Session de formation de piégeurs agréés










