Les piégeurs ariégeois en formation à Arabaux
Ils sont une douzaine, majoritairement tous des chasseurs, à suivre la formation au piégeage organisée ce printemps par la fédération des chasseurs de l’Ariège en relation avec l’ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) et l’ANAPAF (Union nationale des associations de piégeurs agrée de France).
Cours théoriques en salle alternent aux démonstrations pratiques qui, au bout de ces seize heures de formation, donnent accès au précieux agrément délivré par la Préfecture. Car n’est pas piégeur qui veut…
Bien que cette activité remonte à la nuit des temps -Gaston Phébus indiquait déjà dans son livre de chasse comment lutter contre les grands prédateurs en utilisant les pièges- elle n’est réellement encadrée que depuis l’arrêté du 23 mai 1984 qui en pose les bases, consolidée par celui du 29 janvier 2007.
Aujourd’hui, les piégeurs sont amenés à intervenir bénévolement chez les particuliers victimes de prédateurs: fouines dans la laine de verre, renards dans une basse court, ragondin détériorant la berge d’un cour d’eau.
Ils contribuent au maintien et au rétablissement des équilibres écologiques par la régulation des espèces invasives et proliférantes qui portent atteintes à l'agriculture, au gibier, aux biens des personnes, à la santé et à la sécurité publique ou aux espèces protégées...
Une véritable mission de service public.
Les espèces classées nuisibles figurent sur une liste départementale (elle peut varier d’une année sur l’autre) motivée par la santé et la sécurité publique, les dommages aux activités agricoles, forestières ou la protection de la faune et de la flore.
A ce jour, elle concerne sur les 450 espèces sauvages que compte notre pays, douze espèces de mammifères et six d’oiseaux.
Le piégeage pratiqué en France et dans une grande partie de l’Europe est un piégeage «régulation», alors que dans les Pays Nordiques et le Canada, il s’agit de piégeage «cueillette» pour récupérer les peaux des animaux capturés.
Dans l’optique de cette mission de régulation, les candidats doivent recevoir une formation adéquate, se tenir constamment informés des textes en vigueur et éviter, autant faire se peut, de faire souffrir les animaux capturés.
Un piégeur agréé doit fournir à l’administration un relevé annuel de ses prises.
Enfin, cet agrément est un gage de savoir et de reconnaissance officielle car le piégeur doit pouvoir identifier les espèces piégeables, connaître leurs habitudes, et étant amené à employer des «outils dangereux», il doit également apprendre à les manier.
C’est au centre de formation de la Fédération des Chasseurs à Arabaux que nous avons rencontré les futurs piégeurs lors de leur apprentissage pratique au cours duquel ils ont pu manipuler les pièges autorisés par la législation toutes catégories confondues:
Des boîtes à fauves aux pièges par enlèvement d’un appât, en passant par le collet muni d’un arrêtoir au bidon à ragondin, cage à pie, nasse à ragondin et autre pièges en X…
Chacun de ces apprentis piégeurs partagent la même passion pour les animaux et la nature.
Adresses utiles:
•Fédération des chasseurs de l’Ariège
«Le Couloumié-Labarre»
09000 Foix
Tél: 05 61 65 04 02
•UNAPAF
«Le Barry»
09000 Pradières
http://www.unapaf.com
•Office national de la chasse et de la faune sauvage
32, av Général de Gaulle
09000Foix
Tél: 05 61 05 29 65
http://www.oncfs.gouv.fr
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
Lien permanent vers l'article: http://www.ariegenews.com/news-8907.html
28/05/2009 | 19:32
| Liste des espèces d’animaux susceptibles d’être classés nuisibles par le préfet: •Mammifères: Belette, chien viverrin, fouine, lapin de garenne, martre, putois, ragondin, rat musqué, raton laveur, renard, sanglier, vison d’Amérique. •Oiseaux: Corbeau freux, corneille noire, étourneau sansonnet, geai des chênes, pie bavarde, pigeon ramier. Espèces protégées: Castor, chat sauvage, genette, loutre, lynx, vison d’Europe, choucas, grand corbeau, loup et ours. |
Cours théoriques en salle alternent aux démonstrations pratiques qui, au bout de ces seize heures de formation, donnent accès au précieux agrément délivré par la Préfecture. Car n’est pas piégeur qui veut…
Bien que cette activité remonte à la nuit des temps -Gaston Phébus indiquait déjà dans son livre de chasse comment lutter contre les grands prédateurs en utilisant les pièges- elle n’est réellement encadrée que depuis l’arrêté du 23 mai 1984 qui en pose les bases, consolidée par celui du 29 janvier 2007.
Aujourd’hui, les piégeurs sont amenés à intervenir bénévolement chez les particuliers victimes de prédateurs: fouines dans la laine de verre, renards dans une basse court, ragondin détériorant la berge d’un cour d’eau.
Ils contribuent au maintien et au rétablissement des équilibres écologiques par la régulation des espèces invasives et proliférantes qui portent atteintes à l'agriculture, au gibier, aux biens des personnes, à la santé et à la sécurité publique ou aux espèces protégées...
Une véritable mission de service public.
Les espèces classées nuisibles figurent sur une liste départementale (elle peut varier d’une année sur l’autre) motivée par la santé et la sécurité publique, les dommages aux activités agricoles, forestières ou la protection de la faune et de la flore.
A ce jour, elle concerne sur les 450 espèces sauvages que compte notre pays, douze espèces de mammifères et six d’oiseaux.
Le piégeage pratiqué en France et dans une grande partie de l’Europe est un piégeage «régulation», alors que dans les Pays Nordiques et le Canada, il s’agit de piégeage «cueillette» pour récupérer les peaux des animaux capturés.
Dans l’optique de cette mission de régulation, les candidats doivent recevoir une formation adéquate, se tenir constamment informés des textes en vigueur et éviter, autant faire se peut, de faire souffrir les animaux capturés.
Un piégeur agréé doit fournir à l’administration un relevé annuel de ses prises.
Enfin, cet agrément est un gage de savoir et de reconnaissance officielle car le piégeur doit pouvoir identifier les espèces piégeables, connaître leurs habitudes, et étant amené à employer des «outils dangereux», il doit également apprendre à les manier.
C’est au centre de formation de la Fédération des Chasseurs à Arabaux que nous avons rencontré les futurs piégeurs lors de leur apprentissage pratique au cours duquel ils ont pu manipuler les pièges autorisés par la législation toutes catégories confondues:
Des boîtes à fauves aux pièges par enlèvement d’un appât, en passant par le collet muni d’un arrêtoir au bidon à ragondin, cage à pie, nasse à ragondin et autre pièges en X…
Chacun de ces apprentis piégeurs partagent la même passion pour les animaux et la nature.
Adresses utiles:
•Fédération des chasseurs de l’Ariège
«Le Couloumié-Labarre»
09000 Foix
Tél: 05 61 65 04 02
•UNAPAF
«Le Barry»
09000 Pradières
http://www.unapaf.com
•Office national de la chasse et de la faune sauvage
32, av Général de Gaulle
09000Foix
Tél: 05 61 05 29 65
http://www.oncfs.gouv.fr
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 28/05/2009 | Lu: 17563 fois
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