Festival «Des Journées particulières» du 28 mai au 6 juin à l'Estive
Pendant cette semaine particulière l’Estive vous propose de découvrir de «nouvelles formes» à travers cinq spectacles, cinq aventures de création.
Elles ont en commun le goût du risque, l’exigence de qualité artistique, le désir d’établir une rencontre avec le public.
Vous y découvrirez une écriture théâtrale multiple, quittant la référence unique au texte en s’ouvrant à la danse, au cirque, à la vidéo, au cinéma, à la musique ou aux arts plastiques…
•Objet Nocturne n°20, EUROPEANA
Patrick Ourednik-Groupe Merci
Une archéologie sensible des évènements du XXème siècle
Pour tenter de ranimer ce trou dans nos mémoires, le Groupe Merci s’inspire d’une ancienne attraction foraine, le «Mur de la mort»
Ce «théâtre-cylindre» de quatre mètres de hauteur et neuf de diamètre réunira une centaine de spectateurs invités à se pencher sur les «enfouis du XXe siècle»
«La metteuse en scène toulousaine Solange Oswald a su tailler parfaitement dans ce fatras informatif puissant.
Et mettre en condition le spectateur, vulnérable face à cette fresque qui laisse pantelant. Honneur aux comédiens (six hommes et une femme), certains prolixes, d'autres muets, qui tiennent leur partition jusqu'au bout, comme de vaillants soldats montant au front» Télérama
Jeudi 28, vendredi 29, samedi 30 mai à 21h15
Rencontre avec Solange Oswald le vendredi 29 mai à l’issue de la représentation
Sous chapiteau, à l’entrée de la grotte du Mas d’Azil
•CRASH VARIATIONS
Bruno Geslin-La Grande Mêlée
Ce spectacle n’est pas pour les enfants!
Le crash comme scène originelle
«Crash ne traite pas d’une catastrophe imaginaire, si proche qu’elle puisse paraître, mais d’un cataclysme érigé dans toutes les sociétés industrielles, tuant chaque année des milliers de personnes et en blessant des millions» B. Geslin
S’inspirant du livre de Ballard, Bruno Geslin traite - en trente-cinq minutes d’images et de mots intenses, violents, percutants et justes - de l’impact furieux des technologies industrielles sur nos vies, nos comportements, nos corps, notre imaginaire et notre sexualité.
Comme dans un drive-in, vous serez confortablement installés dans des épaves au passé tragique. Vous en sortirez vivants, rassurez-vous… mais sûrement pas indemnes.
«Ce spectacle parle plus des addicts du péril qu’il ne présente une peinture contemporaine des accidents de la route. Parfaitement réalisé, il parvient à restituer l’impression de vitesse, d’excitation, alors que la salle n’est qu’un cimetière de voitures. C’est fort» Libération
Du mardi 02 au vendredi 05 juin à 19 h et 21 h
Rencontre avec Bruno Geslin le jeudi 04 juin après la 2ème représentation
A l’Estive de Foix
•JERK
Dennis Cooper-Gisèle Vienne
Ce spectacle n’est pas pour les enfants!
L’effroyable histoire d’un serial killer
Reconstitution imaginaire étrange, poétique, drôle et sombre des crimes perpétrés par le sérial killer américain Dean Corll, avec Jerk, David Brooks purge une peine de prison à perpétuité pour avoir tué, - aidé de deux adolescents - dans les années soixante-dix, une vingtaine de garçons dans l’état du Texas.
Il apprend l’art de la marionnette en prison, écrit une pièce où il reconstitue les meurtres commis en utilisant des poupées à gaine. L’interprète se présente au public d’emblée comme un serial killer psychotique.
Son petit rire nerveux, lorsqu’il fait de son corps assis, de ses mains, la partition polyphoniste de sa voix de ventriloque, les bruitages inouïs des corps censés être découpés, sont autant d’éléments d’une performance inouïe unanimement saluée.
«Marionnettiste déjanté et juke-box vivant, Jonathan Capdevielle est aussi comédien. Son dernier rôle: un tortionnaire. Qu’il joue avec une justesse stupéfiante» Télérama
Mercredi 03 et 04 juin à 19h30
Rencontre avec Jonathan Capdevielle le mercredi 03 juin à l’issue du spectacle
A l’Estive de Foix
•SINGULARITES ORDINAIRES
GdRA
Singularité: caractère original ou étrange, insolite de quelque chose; étrangeté, bizarrerie
Ordinaire: qui est conforme à l’ordre des choses, à l’usage habituel; courant.
Qu’est ce qui réunit Wilfride Piolet, 64 ans, ancienne danseuse étoile, issue d’un monde qu’elle qualifie de «bourgeois» et «artistique», Arthur Genibre, 86 ans, musicien paysan quercynois parlant occitan et Michèle Eclou-Natey, 41 ans, d’origine algéro-togolaise, qui vit de petits boulots à Marseille et élève ses 3 enfants?
Trois vécus, trois vies, trois identités en apparence éloignés, aux différences frappantes, et pourtant si proches. Errances, doutes, cassures et discontinuités habitent ces trois parcours.
Comme un examen de la «vie de tous les jours», entre exceptionnel et ordinaire, le GdRA utilise création vidéo et documentaire, théâtre, cirque, musique pour rendre compte de ces destinées et de la fragilité de ces héros.
«Une vie c’est l’histoire de cette vie en quête de narration. Se comprendre soi-même, c’est être capable de raconter sur soi-même des histoires à la fois intelligibles et acceptables, surtout acceptables»
Vendredi 05 juin à 21h30
Rencontre avec le GdRA à l’issue du spectacle
A l’Estive de Foix
•RODOLPHE BURGER
No sport
Entre rock mutant, électronique et poésie contemporaine!
«C’est une réponse de Churchill au secret sur sa longévité. Alors cette citation est barrée… mais à peine. Ce n’est pas une citation de guerre au sport.
Je ne voulais pas d’un angle avec un paquet de cigarette sur la pochette ou des émissions de télé pour défendre le tabac. Cela ne veut pas dire plus que ça. Mais c’est un ton, un détachement, une prise de distance face aux choses lourdes qui nous assaillent dans la vie. C’est juste un slogan amusant» R. Burger
Ce professeur de philosophie a œuvré au sein des groupes «Dernière Bande» et «Kat Onoma», un des fleurons du rock français, cultivant sur sept albums une musique racée, obsédante…
Lorsqu’il se lance dans une carrière solo cela donne le minimaliste et très acoustique «Cheval- Mouvement», puis «Meteor Show» mixé à l’acide par Doctor. L, secoué de convulsions jungle et drum’n’bass, disque aussitôt couronné par le Grand Prix de l’Académie Charles Cros.
Ses collaborations avec d’autres artistes se multiplient avec entre autres, Françoise Hardy, fan de la première heure, Alain Bashung ou Jacques Higelin.
Entre créations radiophoniques, performances multimédias, ciné concerts, sonorisation du tramway de Strasbourg ou du Pavillon français à l’Expo universelle d’Aichi, musiques de films, ciné poèmes avec Pierre Alferi, résidence au Conservatoire National de Musique de Strasbourg participation à de multiples festivals tant en France qu’à l’étranger, Rodolphe Burger poursuit ses excursions sans relâche…
«Car il s'agit ici de réviser ses classiques et, en la matière, il sait de quoi il parle; de cette mythologie rock'n'roll où l'on pactise avec le diable (Robert Johnson), où l'on rencontre le serpent (Ali Farka Touré), et où l'on s'arme contre le mythe de Babel ('Arabécédaire' avec Rachid Taha), Burger dessine les ponts avec le présent.
Comme d'habitude, on s'emporte au grand large, on peste contre certaines facilités, pour finalement ne jamais se lasser de rentrer plus avant dans cet univers où voix, instruments et arrangements s'entremêlent pour créer une ambiance unique» evene.fr
Samedi 06 juin à 20h45
A l’Estive de Foix
Renseignements et réservations au 05 61 05 05 55 / www.lestive.com
Source: l’Estive, Scène Nationale de Foix et de l’Ariège
Lien permanent vers l'article: http://www.ariegenews.com/news-8968.html
29/05/2009 | 16:49
Pendant cette semaine particulière l’Estive vous propose de découvrir de «nouvelles formes» à travers cinq spectacles, cinq aventures de création.Elles ont en commun le goût du risque, l’exigence de qualité artistique, le désir d’établir une rencontre avec le public.
Vous y découvrirez une écriture théâtrale multiple, quittant la référence unique au texte en s’ouvrant à la danse, au cirque, à la vidéo, au cinéma, à la musique ou aux arts plastiques…
•Objet Nocturne n°20, EUROPEANA
Patrick Ourednik-Groupe Merci
Une archéologie sensible des évènements du XXème siècle
Pour tenter de ranimer ce trou dans nos mémoires, le Groupe Merci s’inspire d’une ancienne attraction foraine, le «Mur de la mort»
Ce «théâtre-cylindre» de quatre mètres de hauteur et neuf de diamètre réunira une centaine de spectateurs invités à se pencher sur les «enfouis du XXe siècle»
«La metteuse en scène toulousaine Solange Oswald a su tailler parfaitement dans ce fatras informatif puissant.
Et mettre en condition le spectateur, vulnérable face à cette fresque qui laisse pantelant. Honneur aux comédiens (six hommes et une femme), certains prolixes, d'autres muets, qui tiennent leur partition jusqu'au bout, comme de vaillants soldats montant au front» Télérama
Jeudi 28, vendredi 29, samedi 30 mai à 21h15
Rencontre avec Solange Oswald le vendredi 29 mai à l’issue de la représentation
Sous chapiteau, à l’entrée de la grotte du Mas d’Azil
•CRASH VARIATIONS
Bruno Geslin-La Grande Mêlée
Ce spectacle n’est pas pour les enfants!
Le crash comme scène originelle
«Crash ne traite pas d’une catastrophe imaginaire, si proche qu’elle puisse paraître, mais d’un cataclysme érigé dans toutes les sociétés industrielles, tuant chaque année des milliers de personnes et en blessant des millions» B. Geslin
S’inspirant du livre de Ballard, Bruno Geslin traite - en trente-cinq minutes d’images et de mots intenses, violents, percutants et justes - de l’impact furieux des technologies industrielles sur nos vies, nos comportements, nos corps, notre imaginaire et notre sexualité.
Comme dans un drive-in, vous serez confortablement installés dans des épaves au passé tragique. Vous en sortirez vivants, rassurez-vous… mais sûrement pas indemnes.
«Ce spectacle parle plus des addicts du péril qu’il ne présente une peinture contemporaine des accidents de la route. Parfaitement réalisé, il parvient à restituer l’impression de vitesse, d’excitation, alors que la salle n’est qu’un cimetière de voitures. C’est fort» Libération
Du mardi 02 au vendredi 05 juin à 19 h et 21 h
Rencontre avec Bruno Geslin le jeudi 04 juin après la 2ème représentation
A l’Estive de Foix
•JERK
Dennis Cooper-Gisèle Vienne
Ce spectacle n’est pas pour les enfants!
L’effroyable histoire d’un serial killer
Reconstitution imaginaire étrange, poétique, drôle et sombre des crimes perpétrés par le sérial killer américain Dean Corll, avec Jerk, David Brooks purge une peine de prison à perpétuité pour avoir tué, - aidé de deux adolescents - dans les années soixante-dix, une vingtaine de garçons dans l’état du Texas.
Il apprend l’art de la marionnette en prison, écrit une pièce où il reconstitue les meurtres commis en utilisant des poupées à gaine. L’interprète se présente au public d’emblée comme un serial killer psychotique.
Son petit rire nerveux, lorsqu’il fait de son corps assis, de ses mains, la partition polyphoniste de sa voix de ventriloque, les bruitages inouïs des corps censés être découpés, sont autant d’éléments d’une performance inouïe unanimement saluée.
«Marionnettiste déjanté et juke-box vivant, Jonathan Capdevielle est aussi comédien. Son dernier rôle: un tortionnaire. Qu’il joue avec une justesse stupéfiante» Télérama
Mercredi 03 et 04 juin à 19h30
Rencontre avec Jonathan Capdevielle le mercredi 03 juin à l’issue du spectacle
A l’Estive de Foix
•SINGULARITES ORDINAIRES
GdRA
Singularité: caractère original ou étrange, insolite de quelque chose; étrangeté, bizarrerie
Ordinaire: qui est conforme à l’ordre des choses, à l’usage habituel; courant.
Qu’est ce qui réunit Wilfride Piolet, 64 ans, ancienne danseuse étoile, issue d’un monde qu’elle qualifie de «bourgeois» et «artistique», Arthur Genibre, 86 ans, musicien paysan quercynois parlant occitan et Michèle Eclou-Natey, 41 ans, d’origine algéro-togolaise, qui vit de petits boulots à Marseille et élève ses 3 enfants?
Trois vécus, trois vies, trois identités en apparence éloignés, aux différences frappantes, et pourtant si proches. Errances, doutes, cassures et discontinuités habitent ces trois parcours.
Comme un examen de la «vie de tous les jours», entre exceptionnel et ordinaire, le GdRA utilise création vidéo et documentaire, théâtre, cirque, musique pour rendre compte de ces destinées et de la fragilité de ces héros.
«Une vie c’est l’histoire de cette vie en quête de narration. Se comprendre soi-même, c’est être capable de raconter sur soi-même des histoires à la fois intelligibles et acceptables, surtout acceptables»
Vendredi 05 juin à 21h30
Rencontre avec le GdRA à l’issue du spectacle
A l’Estive de Foix
•RODOLPHE BURGER
No sport
Entre rock mutant, électronique et poésie contemporaine!
«C’est une réponse de Churchill au secret sur sa longévité. Alors cette citation est barrée… mais à peine. Ce n’est pas une citation de guerre au sport.
Je ne voulais pas d’un angle avec un paquet de cigarette sur la pochette ou des émissions de télé pour défendre le tabac. Cela ne veut pas dire plus que ça. Mais c’est un ton, un détachement, une prise de distance face aux choses lourdes qui nous assaillent dans la vie. C’est juste un slogan amusant» R. Burger
Ce professeur de philosophie a œuvré au sein des groupes «Dernière Bande» et «Kat Onoma», un des fleurons du rock français, cultivant sur sept albums une musique racée, obsédante…
Lorsqu’il se lance dans une carrière solo cela donne le minimaliste et très acoustique «Cheval- Mouvement», puis «Meteor Show» mixé à l’acide par Doctor. L, secoué de convulsions jungle et drum’n’bass, disque aussitôt couronné par le Grand Prix de l’Académie Charles Cros.
Ses collaborations avec d’autres artistes se multiplient avec entre autres, Françoise Hardy, fan de la première heure, Alain Bashung ou Jacques Higelin.
Entre créations radiophoniques, performances multimédias, ciné concerts, sonorisation du tramway de Strasbourg ou du Pavillon français à l’Expo universelle d’Aichi, musiques de films, ciné poèmes avec Pierre Alferi, résidence au Conservatoire National de Musique de Strasbourg participation à de multiples festivals tant en France qu’à l’étranger, Rodolphe Burger poursuit ses excursions sans relâche…
«Car il s'agit ici de réviser ses classiques et, en la matière, il sait de quoi il parle; de cette mythologie rock'n'roll où l'on pactise avec le diable (Robert Johnson), où l'on rencontre le serpent (Ali Farka Touré), et où l'on s'arme contre le mythe de Babel ('Arabécédaire' avec Rachid Taha), Burger dessine les ponts avec le présent.
Comme d'habitude, on s'emporte au grand large, on peste contre certaines facilités, pour finalement ne jamais se lasser de rentrer plus avant dans cet univers où voix, instruments et arrangements s'entremêlent pour créer une ambiance unique» evene.fr
Samedi 06 juin à 20h45
A l’Estive de Foix
Renseignements et réservations au 05 61 05 05 55 / www.lestive.com
Source: l’Estive, Scène Nationale de Foix et de l’Ariège
publié le: 29/05/2009 | Lu: 5197 fois
Dans la même rubrique:
- L'EIA à la conquête de Paris avec la Symphonie de l'Espace
- Festiv'Art fête le 12ème printemps des poètes du 9 au 13 mars
- Olivier de Robert, vendredi 12 mars à Leychert
- 12ème Printemps des Poètes à Lavelanet
- Atelier Théâtre Annie Lavedan: «une véritable troupe s'est créée au cours des années !»
- Théâtrales en Couserans: une dix-septième saison placée sous le signe de l'humour
- La Saga du Rock n'Roll
- Jazz: Ateliers pédagogiques avec Jacky Molard et Hélène Labarrière
- «Le dernier quatuor d'un homme sourd» François Cervantès - Cie l'Entreprise
- Le projet RW, Robert Walser-Collectif Quatre Ailes









