Elections européennes: le PS dégaine son «bouclier social» à Lavelanet
02/06/2009 | 18:23
A une semaine du scrutin, les candidats aux élections européennes redoublent d’efforts.

Devant une salle Avelana remplie à Lavelanet, les membres du Parti Socialiste ariégeois et leurs invités ont intensifié leur campagne de proximité.

Pour Kamel Chibli, candidat aux élections européennes sur la liste de Kader Arif, il s’agit «de mettre un élan supplémentaire à la campagne, car les choix de l’Union européenne sont prédominants dans un territoire comme le Pays d’Olmes»

Pour parler de l’Europe, Jean-Louis Bianco, ancien ministre et député des Alpes de-Haute-Provence, s’est aventuré en Ariège: «une terre qui veut dire des choses pour un homme de gauche»

Malgré un parti socialiste toujours à la traine dans les sondages, l’ancien collaborateur de François Mitterrand ne baisse pas les bras: «je suis venu dire que rien n’est perdu.

La campagne n’a d’ailleurs pas vraiment commencé. Lors du meeting de Rezé, les médias ont plus parlé de la couleur des vestes de Martine Aubry et de Ségolène Royal, que des questions de fond concernant l’Europe
»

Pour ces élections, 33 partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes européens, ont adopté une plateforme politique commune: c’est le fameux Manisfesto.

Selon Jean-Louis Bianco, «c’est une première dans l’histoire. Jamais aucun parti européen d’alliance de droite ou de gauche n’avait fait ça.

Nous proposons un vrai plan de relance, pour faire augmenter le pouvoir d’achat et arrêter les suppressions d’emploi.

Nous avons préparé un pacte social, pour donner un contenu à l’Europe sociale. Enfin, la croissance verte est aussi centrale. Monsieur Sarkozy a mis en place le bouclier fiscal pour que les riches ne payent pas trop d’impôts. Nous voulons mettre en place un bouclier social
»

Selon Frédérique Massat, députée de l’Ariège, «un projet porté par 27 pays, c’est un argument que les autres n’ont pas»

Faire reculer le mur de l’abstention était aussi un des objectifs du meeting. Car, même si près de 70% des lois votées en France sont issues de textes européens, la campagne semble désintéresser la majorité des électeurs.

Pour Marc Carballido, vice-président e la Région Midi-Pyrénées, cette indifférence n’est pas sans danger: «tous les replis sont à l’ordre du jour, avec le grand danger de l’extrême droite européenne.

Beaucoup de choses nous semblent acquises. Beaucoup sont tentés par des positions radicales. Mais l’Europe, c’est le compromis permanent»

Les eurosceptiques ont parfois aussi du mal à percevoir les bienfaits de l’Europe.

«Quand quelque chose ne va pas, c’est la faute à l’Europe» regrette Jean-Louis Bianco.

Il poursuit: «dans le passé, sur la question des services publics, la France a été perdante, c’est clair. Mais, certaines directives nous font faire des progrès sur la protection des consommateurs, les congés maladies, les congés maternité, la protection des travailleurs face aux écrans, etc.»

L’enjeu de ces élections est donc aussi de rendre visible des améliorations trop souvent éludées.

Car, même si la démocratie ne se résume pas aux périodes électorales, le véritable défi du 7 juin prochain serait d’enrayer le taux d’abstention record des élections de 2004.

Le taux de participation en France était alors passé de 60,7% en 1979 à 42,76% en 2004.

Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 02/06/2009 | Lu: 16979 fois