Cultures maraîchères bio: le bonheur est au bout du sillon
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04/06/2009 | 21:15
C’est un choix qui s’est imposé naturellement à Catherine et Raphaël Paradowski dès qu’ils se sont installés en Ariège dans les années 80.
Au début, les administrations et les banques ne les ont pas pris au sérieux mais à force de travail, la petite entreprise labellisée bio depuis 1985, prospère et connaît un succès grandissant du à l’engouement actuel pour les produits bio et les circuits courts.
Dans le cadre des Journées Nature de Midi-Pyrénées et des Journées de la Biodiversité proposées conjointement par la communauté de communes du Pays de Mirepoix et l’association Echo Logiques, ils ont ouvert leurs portes au public venu nombreux glaner conseils et informations…
Au cours de la visite des 3000m² de serres sur 1,5 hectare, Clément, originaire de Charente Maritimes pose des questions précises.
Après des études en Environnement et plusieurs expériences en agriculture bio, ce jeune homme compte bien s’installer à moyen terme dans les Pyrénées.
Avant cela il fait le tour de plusieurs départements, rencontre des professionnels: «je souhaite voir ce qui est possible de réaliser dans cette branche […] après l’Ariège je vais aller au Pays Basque […] et qui sait peut-être me fixer dans votre département, c’est magnifique ici !»
Les cultures bio demandent beaucoup de temps et de patience: désherbage et travail de la terre manuels remplacent engrains et autres intrants chimiques…
«Nous préférons renforcer le terrain, nourrir la terre plutôt que de la traiter, explique Catherine qui doit encore repiquer 8000 plants de choux pour l’hiver car il n’y a pas de miracles, surtout dans cette branche.
Il faut travailler sans compter, dimanche et jours fériés […] preuve que l’on peut y arriver avec courage et ténacité»
Les deux maraîchers ont opté pour de la culture «propre» à l’arrivée de leur premier enfant et aujourd’hui ils sont enchantés d’avoir fait un tel choix: «au début, on ne nous prenait pas au sérieux, se rappelle Raphaël qui a supporté quolibets et moqueries de son voisinage, mais je savais que l’on était dans le vrai»
Depuis près de trente ans, il est présent sur les marchés de Mirepoix et Carcassonne: «au début, on vendait tout mais on n’avait pas beaucoup de choix. Maintenant l’offre s’est élargie mais on manque de produits car tout le monde veut acheter bio»
Alors phénomène de mode ou réelle, bien que tardive, prise de conscience? L’avenir nous le dira.
Depuis le mois de novembre notre couple de maraîchers a embauché une salariée…
Chintamani a toujours été passionnée par ce métier, après un BEP de production horticole et un bac pro conduit en apprentissage sur la propriété, elle rêve à présent de se spécialiser et de monter un projet avec Raphaël.
«Je suis un peu frustrée dans les études horticoles, nous ne sommes pas formés en bio, le seul certificat de spécialisation se passe dans le Jura, c’est onéreux et l’inscription se fait sur dossier !»
«Nous encourageons les jeunes à se lancer, ajoutent Catherine et Raphaël, le bio c’est une évidence pour nos enfants, nos petits-enfants […] non nous ne regrettons pas notre choix»
Aujourd’hui, la maraîchère est élue, conseillère municipale à la mairie de Mirepoix, c’est tout naturellement qu’elle gère les dossiers en relation avec le développement durable ou l’environnement.
Le couple anime également la jeune association les Echo Logiques: «nous sommes tous concernés par une alimentation, un habitat sains et respectueux de l’environnement c’est pour cette raison que nous participons pour la première fois à ces animations autour de la biodiversité»
Il s’agit de la 3e édition des Journées de la Biodiversité et de l’Eco Construction du 3 au 14 juin, une manifestation qui tend cette année à s’étoffer victime de ses précédents succès: expos, conférences, visites, sensibilisation jeune public, foire bio, concerts…
Un programme à retrouver dans le détail sur http://ecobiomirepoix.over-blog.com.
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
Au début, les administrations et les banques ne les ont pas pris au sérieux mais à force de travail, la petite entreprise labellisée bio depuis 1985, prospère et connaît un succès grandissant du à l’engouement actuel pour les produits bio et les circuits courts.
Dans le cadre des Journées Nature de Midi-Pyrénées et des Journées de la Biodiversité proposées conjointement par la communauté de communes du Pays de Mirepoix et l’association Echo Logiques, ils ont ouvert leurs portes au public venu nombreux glaner conseils et informations…
Au cours de la visite des 3000m² de serres sur 1,5 hectare, Clément, originaire de Charente Maritimes pose des questions précises.
Après des études en Environnement et plusieurs expériences en agriculture bio, ce jeune homme compte bien s’installer à moyen terme dans les Pyrénées.
Avant cela il fait le tour de plusieurs départements, rencontre des professionnels: «je souhaite voir ce qui est possible de réaliser dans cette branche […] après l’Ariège je vais aller au Pays Basque […] et qui sait peut-être me fixer dans votre département, c’est magnifique ici !»
Les cultures bio demandent beaucoup de temps et de patience: désherbage et travail de la terre manuels remplacent engrains et autres intrants chimiques…
«Nous préférons renforcer le terrain, nourrir la terre plutôt que de la traiter, explique Catherine qui doit encore repiquer 8000 plants de choux pour l’hiver car il n’y a pas de miracles, surtout dans cette branche.
Il faut travailler sans compter, dimanche et jours fériés […] preuve que l’on peut y arriver avec courage et ténacité»
Les deux maraîchers ont opté pour de la culture «propre» à l’arrivée de leur premier enfant et aujourd’hui ils sont enchantés d’avoir fait un tel choix: «au début, on ne nous prenait pas au sérieux, se rappelle Raphaël qui a supporté quolibets et moqueries de son voisinage, mais je savais que l’on était dans le vrai»
Depuis près de trente ans, il est présent sur les marchés de Mirepoix et Carcassonne: «au début, on vendait tout mais on n’avait pas beaucoup de choix. Maintenant l’offre s’est élargie mais on manque de produits car tout le monde veut acheter bio»
Alors phénomène de mode ou réelle, bien que tardive, prise de conscience? L’avenir nous le dira.
Depuis le mois de novembre notre couple de maraîchers a embauché une salariée…
Chintamani a toujours été passionnée par ce métier, après un BEP de production horticole et un bac pro conduit en apprentissage sur la propriété, elle rêve à présent de se spécialiser et de monter un projet avec Raphaël.
«Je suis un peu frustrée dans les études horticoles, nous ne sommes pas formés en bio, le seul certificat de spécialisation se passe dans le Jura, c’est onéreux et l’inscription se fait sur dossier !»
«Nous encourageons les jeunes à se lancer, ajoutent Catherine et Raphaël, le bio c’est une évidence pour nos enfants, nos petits-enfants […] non nous ne regrettons pas notre choix»
Aujourd’hui, la maraîchère est élue, conseillère municipale à la mairie de Mirepoix, c’est tout naturellement qu’elle gère les dossiers en relation avec le développement durable ou l’environnement.
Le couple anime également la jeune association les Echo Logiques: «nous sommes tous concernés par une alimentation, un habitat sains et respectueux de l’environnement c’est pour cette raison que nous participons pour la première fois à ces animations autour de la biodiversité»
Il s’agit de la 3e édition des Journées de la Biodiversité et de l’Eco Construction du 3 au 14 juin, une manifestation qui tend cette année à s’étoffer victime de ses précédents succès: expos, conférences, visites, sensibilisation jeune public, foire bio, concerts…
Un programme à retrouver dans le détail sur http://ecobiomirepoix.over-blog.com.
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 04/06/2009 | Lu: 20765 fois
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