Le «Rosillou», le veau rosé des Pyrénées Ariégeoises, ou comment valoriser l'élevage
09/06/2009 | 09:19
La récente épidémie la fièvre catarrhale ovine (FCO) a mis au jour la fragilité de l’élevage ariégeois et la nature même des systèmes d’exploitation de montagne, orientés majoritairement vers la production d’animaux maigres.

Pour les ovins, vente d’agneaux légers à l’automne pour une exportation vers l’Espagne et pour les bovins, vente de broutards âgés de 7/8 mois à la descente des estives destinés à une exportation massive vers l’Italie et dans une moindre mesure l’Espagne.

Joël Dupuy, éleveur bovin sur les hauteurs de Clermont dans le Couserans, a beaucoup moins ressenti cette crise sanitaire et économique car il a décidé de se lancer dans le Rosillou (veau rosé ariégeois élevé sous la mère) qui lui permet de finir les animaux et de les valoriser.

Il est adhérent à l’association ariégeoise pour le développement de l’élevage bovin (AADEB).

Depuis plusieurs années, cette structure gérée par les éleveurs,  a pour objectif premier de promouvoir leurs productions et les filières courtes en garantissant la traçabilité de l’étable à l’assiette.

«Les éleveurs et acheteurs sont associés à cette démarche, précise Marianne Lauverjat, animatrice de l’association.

Les méthodes d’élevage reposent sur la valorisation des espaces naturels de montagne et le savoir-faire des éleveurs»

Force est de constater que depuis la crise de la Vache Folle, le consommateur a besoin d’être rassuré sur la provenance des viandes qu’il consomme…

Aussi, les membres de l’AADEB affichent clairement leur volonté de travailler localement en circuit court et leurs méthodes d’élevage garantissent via un cahier des charges précis, la qualité de leurs produits (alimentation du troupeau a base de produits naturels comme le foin, les céréales, le lait maternel).

Les animaux sont sélectionnés par un technicien et leur démarche implique un engagement tripartite entre éleveur, abatteur et distributeur.

«Nous partageons certaines valeurs, ajoute Joël Dupuy. Personnellement, je suis fier d’avoir peu à peu supprimé sur mon exploitation tous les produits chimiques […]

La filière «Pré d’Ici» et son nouveau produit, le veau rosé, correspondent à ma conception du métier
»

Un veau fermier élevé en liberté pour une viande tendre et goûteuse au bon goût des Pyrénées.

Association Ariégeoise pour le Développement de l’Elevage Bovin (AADEB)
05 61 02 48 01

Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 09/06/2009 | Lu: 13271 fois