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Le Paquet Energie-Climat – Impliquer le peuple européen
24/06/2009 | 21:04


En décembre 2009 s’ouvre à Copenhague la Conférence internationale sur le climat. Au programme, de nouvelles négociations qui doivent donner une nouvelle impulsion au processus lancé à Kyoto, il y a plus de dix ans.


L’Union européenne entend jouer un rôle important lors de cette conférence, et parvenir à obtenir un accord avec tous les pays industrialisés afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30 % d’ici 2020.

En attendant les pourparlers internationaux, les 27 ont d’ores et déjà pris des engagements fermes pour l’environnement.

Le paquet «énergie – climat», proposé par la Commission et adopté le 12 décembre 2008 par le Conseil et le Parlement européen, a ainsi établi des objectifs précis à atteindre par l’Union en 2020:

- 20 % d’émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990 (qui se muerait donc en -30% si un accord international est signé en ce sens)
+20 % d’efficacité énergétique
+20 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie.

Le «paquet énergie-climat» renforce notamment le système européen d’échange de quotas d’émissions (EU Emissions Trading System) mis en place en 2005.

Ce système fixe un plafond au volume annuel de CO2 que les grosses industries peuvent émettre.
Si elles dépassent leur quota, elles sont contraintes de payer une amende élevée ou d’acheter un quota excédentaire à d’autres entreprises.

Le «paquet» prévoit que ces quotas seront progressivement réduits, afin de diminuer les émissions de 21 % en 2020 par rapport à 2005.
Ce système concerne environ 40 % des émissions de gaz à effet de serre en Europe.

Pour les 60 % restants, à savoir les émissions produites par les autres secteurs, comme les transports (mis à part le transport aérien, qui sera intégré au système de quotas en 2012), l’agriculture ou encore les habitations, l’Europe a fixé un but: diminuer de 10 % les émissions d’ici 2020.

Mais, au niveau des moyens pour y parvenir, l’initiative est largement laissée aux Etats et à leurs citoyens.

Chaque pays-membre s’est néanmoins vu attribuer des objectifs à atteindre. Des objectifs qui tiennent bien sûr compte de leur histoire, de leurs spécificités ou de leur niveau économique… Par exemple, la Suède doit réduire ses émissions de 17 % et viser 49 % d’énergie renouvelable en 2020.

La Roumanie, en pleine mutation économique, est, elle, autorisée, comme d’autres pays européens dans la même situation, à augmenter, de manière restreinte, ses émissions, pour permettre son développement économique et social…
Le pays doit aussi atteindre 24 % d’énergie renouvelable à l’échéance 2020.

Les objectifs de réduction d’émissions par pays (hors système de quotas) :

Allemagne : -14%
Autriche : -16%
Belgique : -15%
Bulgarie : 20%
Chypre : -5%
Danemark : -20%
Estonie : 11%
Espagne: -10%
Finlande : -16%
France : -14%
Grèce : -4%
Hongrie : 10%
Italie : -13%
Irlande : -20%
Lettonie : 17%
Lituanie : 15%
Luxembourg : -20%
Malte : 5%
Pays-Bas : -16%
Pologne : 14%
Portugal : 1%
République tchèque : 9%
Roumanie : 19%
Royaume-Uni : -16%
Slovénie : 4%
Slovaquie : 13%
Suède : -17%

Crédit photo: Miyazawa
Vidéo: ECC 2009
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publié le: 24/06/2009 | 21:04 | Lu: 12721 fois