Gendarmerie: Fabrice Marchand, Lieutenant à Saint Girons, Capitaine à Antibes!
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30/06/2009 | 18:23
Il est des départs qui laissent indifférents, ou qui peuvent même réjouir ceux qui ont eu à faire aux impétrants priés d’aller prendre leur grade ailleurs, surtout s’il appartient à un de ces corps d’Etat que l’on dit volontiers répressif, tel la police ou la gendarmerie.
Tel n’était pas le cas ce jeudi 25 juin, à l’occasion de la petite cérémonie donnée en l’honneur du lieutenant Marchand en partance pour le centre d’instruction Nautique d’Antibes où il exercera, avec le grade de capitaine, les fonctions d’instructeur.
Belle promotion pour ce savoyard d’origine, «discret et aimant travailler dans l’ombre» comme il le dit lui-même, arrivé un peu par hasard en terre couseranaise.
«Il y avait un poste d’adjoint vacant, mais je ne savais pas exactement où se situait l’Ariège», et qui, sous l’amicale férule du capitaine Nogues, a appris à aimer ce pays «authentique et qui ne peut laisser indifférent», qu’il quitte avec un mélange de regret, de satisfaction du travail bien fait, et d’espoir dans sa nouvelle mission.
Après les allocutions d’usage du capitaine Thierry Desangles, commandant la compagnie de Saint Girons: «merci pour le travail accompli, dans des circonstances parfois difficiles […] et bonne installation à Antibes !», et du lieutenant-colonel Dominique Monnier, commandant le groupement de gendarmerie départemental de l'Ariège: «félicitations pour l’intérim difficile que vous avez assuré […]
Vous êtes l’exemple, avec votre famille, du gendarme épanoui […] avec vos talents de plongeur professionnel, l’adaptation sera facile à Antibes […] Je vous souhaite beaucoup de bonheur», ce sont le procureur Antoine Leroy et madame la sous-préfète Marie-Thérèse Delaunay qui rendent hommage au partant.
Nous devons à la vérité de dire que la cour de la caserne de Saint Girons a rarement résonné d’autant d’éloges que l’on peut croire sincères, ces deux personnalités parlant, de toute évidence, avec leur cœur, sans notes ni discours pré-écrits.
«Vous êtes un grand cycliste. Or il se trouve que j’ai longtemps pensé que le vélo était le sport le plus bête qui soit, qui ne pouvait être pratiqué que par des gens stupides. J’ai changé d’avis quand que j’ai eu l’occasion de vous connaître: il y a aussi des cyclistes intelligents !»
Ainsi débute la surprenante intervention du procureur Leroy qui insiste sur le plaisir qu’il a eu à travailler avec le lieutenant, plaisir d’autant plus grand qu’il a exercé en Couserans.
«Tout le monde est un peu spécial à Saint Girons […] On met plus de temps à comprendre le Couserans que l’Ariège qui n’est pourtant pas facile à comprendre! […]
Vous avez été au cours de ces quatre années un interlocuteur exceptionnel […] avec une grande faculté d’adaptation, ce qui est rare quand on a à faire à des magistrats qui peuvent être casse-pieds»
Pour conclure, le procureur Leroy ne forme qu’un souhait pour le futur capitaine «Gardez l’enthousiasme !»
Madame la sous-préfète Delaunay «qui aurait du être à Paris mais qui a beaucoup de plaisir à être là», note qu’elle a effectué la quasi totalité de ses «permanences» en même temps que le lieutenant Marchand.
Cela lui a permis d’apprécier «ses qualités à restituer l’information, avec une capacité de recul rare et une bonne dose d’humour, voire d’autodérision» ce qui, pour la représentante de l’Etat est un vrai signe d’intelligence.
«Vous possédez cette capacité particulière d’être heureux. Je vous souhaite de transmettre ce bonheur à Antibes !»
Pour notre modeste part, en qualité de média en relation fréquente avec la gendarmerie, nous nous contenterons de citer ces quelques vers de Georges Brassens:
«Et depuis ce jour-là, moi, le fier, le bravache,
Moi, dont le cri de guerr' fut toujours «Mort aux vaches !»
Plus une seule fois je n'ai pu le brailler.
J'essaye bien encor, mais ma langue honteuse
Retombe lourdement dans ma bouche pâteuse.
Ça n'fait rien, nous vivons un temps bien singulier», avant de laisser le mot de la fin à Fabrice Marchand qui, après avoir remercié la compagnie, les élus, et tous ceux qui l’ont aidé, d’une façon ou d’une autre, à obtenir cette flatteuse promotion, salue son épouse:
«Merci pour tout ce que tu as fait […] et pour ce que tu auras encore à faire !»
Photos: ©AriegeNews 2009
Tel n’était pas le cas ce jeudi 25 juin, à l’occasion de la petite cérémonie donnée en l’honneur du lieutenant Marchand en partance pour le centre d’instruction Nautique d’Antibes où il exercera, avec le grade de capitaine, les fonctions d’instructeur.
Belle promotion pour ce savoyard d’origine, «discret et aimant travailler dans l’ombre» comme il le dit lui-même, arrivé un peu par hasard en terre couseranaise.
«Il y avait un poste d’adjoint vacant, mais je ne savais pas exactement où se situait l’Ariège», et qui, sous l’amicale férule du capitaine Nogues, a appris à aimer ce pays «authentique et qui ne peut laisser indifférent», qu’il quitte avec un mélange de regret, de satisfaction du travail bien fait, et d’espoir dans sa nouvelle mission.
Après les allocutions d’usage du capitaine Thierry Desangles, commandant la compagnie de Saint Girons: «merci pour le travail accompli, dans des circonstances parfois difficiles […] et bonne installation à Antibes !», et du lieutenant-colonel Dominique Monnier, commandant le groupement de gendarmerie départemental de l'Ariège: «félicitations pour l’intérim difficile que vous avez assuré […]
Vous êtes l’exemple, avec votre famille, du gendarme épanoui […] avec vos talents de plongeur professionnel, l’adaptation sera facile à Antibes […] Je vous souhaite beaucoup de bonheur», ce sont le procureur Antoine Leroy et madame la sous-préfète Marie-Thérèse Delaunay qui rendent hommage au partant.
Nous devons à la vérité de dire que la cour de la caserne de Saint Girons a rarement résonné d’autant d’éloges que l’on peut croire sincères, ces deux personnalités parlant, de toute évidence, avec leur cœur, sans notes ni discours pré-écrits.
«Vous êtes un grand cycliste. Or il se trouve que j’ai longtemps pensé que le vélo était le sport le plus bête qui soit, qui ne pouvait être pratiqué que par des gens stupides. J’ai changé d’avis quand que j’ai eu l’occasion de vous connaître: il y a aussi des cyclistes intelligents !»
Ainsi débute la surprenante intervention du procureur Leroy qui insiste sur le plaisir qu’il a eu à travailler avec le lieutenant, plaisir d’autant plus grand qu’il a exercé en Couserans.
«Tout le monde est un peu spécial à Saint Girons […] On met plus de temps à comprendre le Couserans que l’Ariège qui n’est pourtant pas facile à comprendre! […]
Vous avez été au cours de ces quatre années un interlocuteur exceptionnel […] avec une grande faculté d’adaptation, ce qui est rare quand on a à faire à des magistrats qui peuvent être casse-pieds»
Pour conclure, le procureur Leroy ne forme qu’un souhait pour le futur capitaine «Gardez l’enthousiasme !»
Madame la sous-préfète Delaunay «qui aurait du être à Paris mais qui a beaucoup de plaisir à être là», note qu’elle a effectué la quasi totalité de ses «permanences» en même temps que le lieutenant Marchand.
Cela lui a permis d’apprécier «ses qualités à restituer l’information, avec une capacité de recul rare et une bonne dose d’humour, voire d’autodérision» ce qui, pour la représentante de l’Etat est un vrai signe d’intelligence.
«Vous possédez cette capacité particulière d’être heureux. Je vous souhaite de transmettre ce bonheur à Antibes !»
Pour notre modeste part, en qualité de média en relation fréquente avec la gendarmerie, nous nous contenterons de citer ces quelques vers de Georges Brassens:
«Et depuis ce jour-là, moi, le fier, le bravache,
Moi, dont le cri de guerr' fut toujours «Mort aux vaches !»
Plus une seule fois je n'ai pu le brailler.
J'essaye bien encor, mais ma langue honteuse
Retombe lourdement dans ma bouche pâteuse.
Ça n'fait rien, nous vivons un temps bien singulier», avant de laisser le mot de la fin à Fabrice Marchand qui, après avoir remercié la compagnie, les élus, et tous ceux qui l’ont aidé, d’une façon ou d’une autre, à obtenir cette flatteuse promotion, salue son épouse:
«Merci pour tout ce que tu as fait […] et pour ce que tu auras encore à faire !»
Photos: ©AriegeNews 2009
auteur: Bernard Pastourel | publié le: 30/06/2009 | Lu: 7271 fois
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