Chapelle de Massat: position de la préfecture de l'Ariège
20/08/2009 | 10:59
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On peut désormais l’appeler l’affaire de la chapelle de l’Aisle, tant le devenir de cet édifice fait couler de l’encre.

Nous l’avions indiqué dans nos colonnes dès le jeudi 13 août (voir notre article), le maire de Massat et son conseil municipal à l’unanimité ont décidé de demander la désaffectation de la chapelle.

La municipalité de Massat affiche clairement son intention de rechercher «sa distraction du domaine public» afin de pouvoir la restaurer et la dédier à des activités culturelles.

En attendant que les autorités religieuses (les affectataires depuis la loi de 1905) se prononcent le maire a indiqué tout aussi clairement son intention de chercher un acquéreur potentiel, précisant «qu’avantages et préférences pourront être accordés à un acheteur institutionnel représentant la communauté catholique»

Depuis deux jours la chapelle de l’Aisle est donc présentée sur le site de commerce en ligne E-Bay mais les acquéreurs ne semblent pas se bousculer au portillon...

Nous avons rencontré Jacques Billant, préfet de l’Ariège, qui nous a affirmé que la préfecture suivait cette affaire avec «sérieux et attention depuis fin 2008», date de la première demande de désaffectation, rappelant que l’évêché en disposait «de manière perpétuelle pour exercer le culte tant que sa désaffectation n’était pas prononcée» mais que le préfet était «compétent pour instruire cette demande seulement si l’évêché donnait son assentiment»

Actuellement le fait nouveau par rapport à la précédente demande réside dans la recherche active d’un acquéreur: «cette procédure n’a pas de sens dès lors que la désaffectation n’est pas prononcée, commente Jacques Billant.

Le préfet est responsable de l’application des lois, il ne peut pas instruire favorablement ce dossier […]

Il n’est pas légal de mettre en vente quelque chose dont on n’a pas la jouissance
»

Avant d’ajouter «si cela pouvait au moins établir un dialogue constructif avec l’évêché»

Quoiqu’il en soit, à tort ou à raison, Léon-Pierre Galy-Gasparrou, maire de ce petit village du Couserans, entend bien que le débat s’élargisse et dépasse les clochers massatois… il semble y être parvenu.

Photo et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 20/08/2009 | 10:59 | Lu: 13980 fois