20ème édition du Marathon du Montcalm: Michel Rabat dompte les «Trois 3000» en cinq heures
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24/08/2009 | 19:07
«Je suis monté à l’enfer et au paradis en même temps. Il y a eu des passages très difficiles»
Voila les quelques mots que Michel Rabat, vainqueur de la course des «Trois 3000», a eu à la bouche dès son arrivée à Auzat.
Pour le 20ème anniversaire du Marathon du Montcalm, 203 sportifs sont partis à la conquête des «Trois 3000», 80 ont participé au Marathon classique, et à peu près 70 ont couru le Trail des Villages.
Pour ceux qui ne galopent pas, difficile d’imaginer ce que doivent endurer ces fous des cimes. Légers comme des plumes, ils avalent les kilomètres en quelques heures.
Pour être plus précis, c’est en 5h02 que le Catalan Michel Rabat a parcouru 46 kilomètres, et a dompté les «trois 3000»: le Montcalm, la Pique d’Estats et le Pic du Sulho.
Pour le commun des mortels, qui voit s’évaporer en quelques secondes les athlètes vers les sommets, la fascination cède rapidement la place au mystère.
Comment font-ils? Et pourquoi partent-ils dans la montagne comme des «dératés», pour affronter de tels efforts?
Quand on interroge les intéressés, les réponses sont diverses: chacun a son propre rapport à la course et à la douleur.
«Il y a beaucoup de souffrance» confie Javier Rodriguez, un Andalou arrivé second à la course des «Trois 3000»
Il faut essayer de se motiver et de se concentrer à chaque moment. Parfois, c’est une vraie lutte intérieure. Il faut contrôler la douleur et bien se connaitre soi-même, pour savoir si tu peux maintenir le rythme ou pas»
Pour Frans Anrigo, arrivé quatrième, il faut au contraire ne pas trop penser: «comme toutes les courses, c’était très dur. On a toujours l’impression qu’on n’aurait pas pu faire 100 mètres de plus.
Mais il vaut mieux ne pas trop réfléchir. Car si on commence à se poser la question de pourquoi on court, on s’arrête car c’est absolument inexplicable.
Il y a des sensations, du plaisir, c’est ça qui fait qu’on aime courir. Je pense que l’homme à des ressources extraordinaires en lui-même»
Selon le médecin Jean Becchio, les coureurs réussissent à faire des prouesses lorsqu’ils arrivent à bien gérer leurs réserves d’énergie pendant des heures de course: «les coureurs ont un stock de carburant qui est le glycogène.
S’ils utilisent 70% de ce stock dans la montée, il leur reste 30% pour redescendre. Il ne faut surtout pas qu’ils montent comme des fous»
Il explique: «déjà lors d’un marathon classique, ce n’est pas facile. Mais dans un marathon en montagne, c’est un effort extraordinaire. Ils trouvent leurs ressources dans une gestion intelligente de leurs ressources»
Enfin, si l’on veut parler d’une gestion durable de l’effort, c’est sans doute vers Jean-Louis Rouch qu’il faut se tourner.
Le «vétéran de la course», comme le nomment les autres participants, en est déjà à son 17ème marathon du Montcalm.
Du haut de ses 73 ans, il s’est à nouveau attaqué aux 43 kilomètres de la course samedi matin: «c’est peut-être la dernière ou l’avant-dernière fois que je la cours, on verra bien»
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
Voila les quelques mots que Michel Rabat, vainqueur de la course des «Trois 3000», a eu à la bouche dès son arrivée à Auzat.
Pour le 20ème anniversaire du Marathon du Montcalm, 203 sportifs sont partis à la conquête des «Trois 3000», 80 ont participé au Marathon classique, et à peu près 70 ont couru le Trail des Villages.
Pour ceux qui ne galopent pas, difficile d’imaginer ce que doivent endurer ces fous des cimes. Légers comme des plumes, ils avalent les kilomètres en quelques heures.
Pour être plus précis, c’est en 5h02 que le Catalan Michel Rabat a parcouru 46 kilomètres, et a dompté les «trois 3000»: le Montcalm, la Pique d’Estats et le Pic du Sulho.
Pour le commun des mortels, qui voit s’évaporer en quelques secondes les athlètes vers les sommets, la fascination cède rapidement la place au mystère.
Comment font-ils? Et pourquoi partent-ils dans la montagne comme des «dératés», pour affronter de tels efforts?
Quand on interroge les intéressés, les réponses sont diverses: chacun a son propre rapport à la course et à la douleur.
«Il y a beaucoup de souffrance» confie Javier Rodriguez, un Andalou arrivé second à la course des «Trois 3000»
Il faut essayer de se motiver et de se concentrer à chaque moment. Parfois, c’est une vraie lutte intérieure. Il faut contrôler la douleur et bien se connaitre soi-même, pour savoir si tu peux maintenir le rythme ou pas»
Pour Frans Anrigo, arrivé quatrième, il faut au contraire ne pas trop penser: «comme toutes les courses, c’était très dur. On a toujours l’impression qu’on n’aurait pas pu faire 100 mètres de plus.
Mais il vaut mieux ne pas trop réfléchir. Car si on commence à se poser la question de pourquoi on court, on s’arrête car c’est absolument inexplicable.
Il y a des sensations, du plaisir, c’est ça qui fait qu’on aime courir. Je pense que l’homme à des ressources extraordinaires en lui-même»
Selon le médecin Jean Becchio, les coureurs réussissent à faire des prouesses lorsqu’ils arrivent à bien gérer leurs réserves d’énergie pendant des heures de course: «les coureurs ont un stock de carburant qui est le glycogène.
S’ils utilisent 70% de ce stock dans la montée, il leur reste 30% pour redescendre. Il ne faut surtout pas qu’ils montent comme des fous»
Il explique: «déjà lors d’un marathon classique, ce n’est pas facile. Mais dans un marathon en montagne, c’est un effort extraordinaire. Ils trouvent leurs ressources dans une gestion intelligente de leurs ressources»
Enfin, si l’on veut parler d’une gestion durable de l’effort, c’est sans doute vers Jean-Louis Rouch qu’il faut se tourner.
Le «vétéran de la course», comme le nomment les autres participants, en est déjà à son 17ème marathon du Montcalm.
Du haut de ses 73 ans, il s’est à nouveau attaqué aux 43 kilomètres de la course samedi matin: «c’est peut-être la dernière ou l’avant-dernière fois que je la cours, on verra bien»
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 24/08/2009 | 19:07 | Lu: 26503 fois
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