Paris-Pékin à vélo: Yvon Blazy, un Ariégeois aux portes du Kazakstan
 L’expédition a quitte la Russie.
Cependant depuis que nous avons passé ce plus grand fleuve d Europe qu’est la Volga nous sommes tournés vers l’Asie dans laquelle nous entrerons prochainement pour de bon; peu a peu, coutumes et peuples ont changé.
Les yeux se brident, les casaques (après avoir rencontré les cosaques de la région du fleuve Don) sont en proportion de plus en plus nombreux après les russes ; présents également les tatars (qui eux n ont pas les yeux brides mais ont grandement participe a l’évolution de cette région...)
A force de regarder vers l’est, vers Pékin, nous nous demandons si nous aussi nous n’allons pas avoir les yeux bridés! On verra bien au retour.
Avant de quitter la Russie, repos à Astrakhan, ville qui nous fait forcément penser aux célèbres manteaux mais cette ville possède bien d’autres particularités ne serait-ce que parce qu’elle se trouve au bord de cette Volga qui s’étale en grand delta avec actuellement un niveau d’eau très élevé en raison de la fonte des neiges.
Astrakhan était au départ une ville fortifiée (à l’image de Carcassonne) et si elle a subi des transformations et s’est agrandie (plus de 500.000 habitants actuellement), la cite fortifiée existe toujours avec ses tours et son mur d’enceinte avec a l’intérieur, son superbe Kremlin et sa cathédrale actuellement en restauration.
Si le 8 mai, nous avons célébré la victoire en chantant la Marseillaise, le 9 mai nous avons célébré également la victoire qui est en fait la fête nationale en participant au défile d Astrakhan.
Défile de bataillons et pour la première fois d ailleurs, défilé de matériel militaire. Je faisais partie de la délégation et c’était un moment émouvant surtout après le passage à Volgograd ou reçus avec les honneurs nous avions visité le musée de la bataille de Stalingrad.
Après le passage de la frontière russe, nous poursuivons en rejoignant la mer de Crimée. Depuis le delta de la Volga, cette région est en-dessous du niveau de la mer.
Nous atteindrons sous peu le niveau -29 mètres sur les bords de la mer de Crimée ... qui est davantage considérée comme le plus grand lac du monde que comme une mer.
Par email, Yvon Blazy |