Le projet de Reprise d'Avelana accepté par le Tribunal de Commerce
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Le Tribunal de Commerce de Foix a tranché.
Deux décisions viennent en effet de valider l’offre de reprise à deux volets de la société Avelana proposée par deux repreneurs différents.
Le projet de l’un (Karim Tazi, avec «La Société Nouvelle Avelana») porte sur la partie industrielle (fabrication de produits textiles) et devrait conserver 23 postes.
L’Autre, porté par Michel Deléglise, actuel directeur industriel chez Avelana, (avec la «Société Nestor») conserverait quant à lui 37 contrats.
Concernant le volet social, 60 emplois (sur les 109) seraient donc sauvés pour le moment.
Le tribunal a néanmoins jugé les prix de cession très bas: 100 000 euros pour la partie industrielle (dont 50 000 euros pour des stocks estimés à plus de 400 000 euros).
Dans ce cadre, et considérant le montant des reprises sous-évalué, le Tribunal n’a pas donné son aval concernant le licenciement du repreneur Michel Deléglise (qui comptait sur ces indemnités de licenciement pour financer une partie de la reprise).
Selon Alain Fournès, délégué syndical (CGT), «le tribunal n’a pas autorisé le licenciement du repreneur, car ils trouvent malsain que les AGS (qui garantissent le paiement des sommes dues aux salariés) financent la reprise.
Et il s’agissait de licencier un directeur industriel, alors qu’il continuera la même mission par la suite»
Comment Michel Deléglise fera donc pour financer son projet de reprise? La question reste entière.
Du côté des salariés et des représentants du personnel, à la sortie du Tribunal, la résignation était toujours de mise.
Car si tout le monde veut croire que ces projets seront synonymes de continuité, le doute plane.
«C’est le résultat le moins pire» expliquent-ils.
A quoi ressemblera la société Avelana? «On a du mal à se projeter, répond Alain Fournès, on voit mal comment ça pourra fonctionner normalement, et ça reste un pari. Il ne suffit pas de restructurer, il faudra que les commandes suivent»
Quant aux 48 personnes qui seront licenciées, comme les 59 du mois de juillet 2009, «c’est le chômage et les séances en cellule de reclassement qui les attendent»
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