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Marché de l'Immobilier en Ariège: 2014, une année «pas si mauvaise que ça»

Bruno Barbe, délégué à la communication de la Chambre Interdépartementale des Notaires
© midinews 2014

Me Bruno Barbe, délégué à la communication de la chambre interdépartementale des notaires a évoqué ce matin en conférence de presse la stabilisation du marché à l’heure de dresser le bilan des transactions immobilières en Ariège, alors que pour certains c’est le moment d’acheter: la France connaissant ses plus bas taux d’intérêts depuis 1940.

Après une année 2013 difficile (suite à une année 2012 guère florissante), «la première partie de l’année 2014 semble placée sous le signe de la stabilité» souligne Me Barbe, rajoutant: «on ne parle pas encore de reprise pour 2014, cela semble prématuré, pour autant certaines dispositions prises par le gouvernement Vals 2 pourront peut-être favoriser ce marché».

Craignant que le prêt à taux 0 ne soit mis en place que pour le neuf, «une erreur» selon Me Barbe, le délégué à la communication de la chambre interdépartementale des notaires souligne toutefois l’aspect positif d’un point de vue psychologique d’une telle mesure pour l’acheteur.

«Après deux années plutôt compliquées, 2014 peut déboucher sur une année pas si mauvaise que ça».
Les transactions portant sur les maisons anciennes restent le cœur du marché ariégeois
Avec un prix de vente médian à 100.100 € pour un quatre pièces « le cœur du marché » en hausse de 4,2 % la stabilisation du marché ariégeois est constatée.

«Un prix plus cohérent» selon Me Barbe. À noter une baisse de 0,6 % du marché national avec un prix médian de 160.000 € hors Île-de-France. La disparité entre Basse-Ariège (+ 4,3 %) et Pays d’Olmes (- 12,8 %) ou Volvestre (- 5,2 %) existe toujours, bien que le Pays d’Olmes représente 17 % des ventes départementales ou le Volvestre 11 % (28 % pour la Basse Ariège). L’axe économique Ax-les-Thermes, Tarascon-sur-Ariège, Pamiers tirant son épingle du jeu.

Concernant les appartements anciens, «on suit la courbe nationale et on est revenu à des prix raisonnables», à savoir un prix médian en hausse à 63.000 €. Un prix au m2 de 1.600 € pour un 2 pièces (31 % des ventes, le plus vendu).

Pour le marché des terrains à bâtir, l’année 2014 a tiré les prix vers le haut pour ramener le niveau de prix médian à celui pratiqué en 2012. Le prix de vente est évalué à 38.500 € pour une surface moyenne de terrain de 1.310 m2.

Chiffres et pourcentages sont tirés de la base de données Min.Not des Notaires de France réunissant les informations fournies par les 18 offices ariégeois, soit une trentaine de notaires.

Concernant la réforme des professions réglementées qui a vu les notaires descendre dans la rue, Me Bruno Barbe livre un vibrant plaidoyer pour un mode de fonctionnement juridique et souligne: «on s’aperçoit que dans le modèle anglo-saxon les contentieux concernent 1 acquéreur sur 3. En France, 1 sur 1.100».

Le gouvernement expliquant que «sa réforme va redonner du pouvoir d’achat aux Français ne tient pas la route» pour le notaire qui rappelle que son corps de métier « a vocation à assurer une sécurité juridique ». Pédagogue, Me Barbe souligne: «sur l’achat d’une maison de 100.101 €, ce que nous appelons les frais de notaire sont répartis comme suit : 25,26 % pour l’étude notariale, 74,74 % pour l’État. État qui a augmenté en début d’année les droits d’enregistrement de 0,7 %».

NR | 09/10/2014 - 18:41 | Lu: 21777 fois