Lavelanet: l'imprimerie du Noisetier, un savoir-faire reconnu par les grands joaillers de la place Vendôme à Paris
Véritable institution sise depuis 1920 à Lavelanet, d’abord rue Jean Jaurès puis au 74 de la rue Sébilé, l’imprimerie du Noisetier vient de prendre un nouveau virage avec l’arrivée d’un nouveau dirigeant, Didier Fantozzi.
Ce fils d’imprimeur était responsable d’une grosse structure à Nîmes, mais des origines ariégeoises (du côté de Laroque d’Olmes) le poussent à se mettre en relation par l’entremise de Stéphane Sanchez du service économique de la CCPO, avec Dominique Dumons, l’ancien imprimeur qui cherchait un repreneur.
Didier revient donc au pays fin 2012 et décide d’orienter l’activité de l’imprimerie du Noisetier en investissant dans du nouveau matériel permettant de répondre aux attentes d’une nouvelle clientèle tout en gardant le précieux savoir-faire de l’équipe en place (Henri, José, Sylvie, Jean-Michel) à laquelle se greffe l’expérience de Sandra au secrétariat commercial.
Changer l’image tout en développant les talents
Mais le cœur de métier de l’imprimerie du Noisetier créée au moment de l’âge d’or du textile en pays d’Olmes était étroitement lié à cette activité avec des techniques très spécifiques, des produits façonnés à la main: conception et fabrication d’échantillonnages (robrac, pente, cascade, livre) des échantillonnages textiles, fabrication de cartes échantillons, liasses de tissus, etc.
Un marché qui lui aussi a été délocalisé en Tunisie. Il a donc fallu après la modernisation de la structure, la robotisation des machines, proposer une offre plus large et partir à la conquête de nouveaux marchés.
«Certains clients de Nîmes n’ont pas été effrayés par la distance et m’ont suivi jusqu’ici.
J’ai ensuite pris mon bâton de pèlerin pour faire connaitre notre activité dans le département de l’Ariège et au-delà», précise Didier Fantozzi.
Si l’un des atouts de l’imprimerie est le savoir-faire, il y a aussi le «sur-mesure» et la grande flexibilité dans la production: «nous sommes à l’écoute du client, capables de réaliser des quantités à la demande, à des prix défiant Internet.
Nous nous démarquons aussi par la création (nous sommes en mesure de préparer en amont les fichiers), le conseil, la réactivité et la relation de proximité avec le client». Le chef d’entreprise est conscient qu’il faut à présent dépoussiérer l’image un peu vieillotte du Noisetier et communiquer sur les prestations proposées.
L’imprimerie s’est équipée d’une chaîne graphique de qualité, de matériel numérique, de nouveaux outils de façonnage permettant de traiter de petites quantités (pour les particuliers ou les associations), de la brochure automatique et de développer le livre (des livres à petite quantité, reliure dos carré collé) qui représente en Ariège un potentiel important au regard du nombre d’autoéditeurs.
De l’étiquette de la bouteille de limonade de Fontestorbes en passant par les documents techniques de Maestria, la programmation de la Médiathèque de Pamiers, la billetterie de la station des Monts d’Olmes, les flyers des associations, les cartes de vœux ou de visite des particuliers l’éventail est large et peut se décliner à l’envie, celle du client et de ses besoins. «Mon challenge, c’est développer et pérenniser l’entreprise par l’évolution technique, ne jamais rester sur ses acquis, suivre les évolutions sans se tromper et répondre aux besoins des clients».
Un marché de niche prestigieux qui ouvre la porte des plus grands joaillers
La petite imprimerie artisanale de Lavelanet est connue jusqu’à la capitale pour un savoir-faire très pointu, celui de la dorure à chaud.
Plus généralement appelé «impression à chaud», ce procédé ne se limite pas à l’aspect doré, mais couvre de larges palettes de couleurs mattes, brillantes ou métallisées.
«C’est une technique très particulière et traditionnelle dans l’impression haut de gamme», commente Didier, intarissable sur le choix du papier, son grain…
«Presque aucun imprimeur n’est en mesure actuellement de proposer ce service. Bien qu’assez marginale en terme de chiffre d’affaires, cette activité basée sur le savoir-faire amène une clientèle parisienne représentant le luxe à la française comme Cartier ou Van Cleef Arpels demandeuse de ce produit haut de gamme, mais également de gros imprimeurs qui deviennent des partenaires privilégiés».
Pas plus tard qu’hier c’est un client russe (un grand hôtel) qui s’est tourné vers l’imprimerie du Noisetier afin de réaliser sa plaquette. «Nous sommes là aussi capables de faire du sur mesure».
Après des résultats très encourageants sur les deux précédents exercices, Didier Fantozzi a des perspectives d’évolution pour 2015 avec l’embauche d’un opérateur supplémentaire: «mon challenge c’est développer et pérenniser l’entreprise par l’évolution technique, ne jamais rester sur ses acquis et être suffisamment réactif pour répondre en toute circonstance à notre clientèle.
Le savoir-faire est là, à vous de le découvrir».
D’ores et déjà on peut retrouver l’imprimerie du Noisetier sur Internet avec un nouveau site, une nouvelle vitrine offrant une meilleure lisibilité: www.impnoisetier.fr et 05 61 01 00 79
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