Cocaïne dans un avion privé: le procès des 4 Français reporté à mars
Le procès en République dominicaine de quatre Français, dont deux pilotes, accusés de trafic de drogue après la découverte de 700 kilos de cocaïne dans leur avion privé en mars 2013, a été à nouveau reporté lundi, à mars 2015.
La juge Giselle Méndez, présidente du premier tribunal collégial de Saint-Domingue, la capitale, a justifié sa décision par l'absence de certains témoins appelés à comparaître et le manque de réponse de la part des magistrats à plusieurs recours déposés par la défense.
La nouvelle date du procès a été fixée du 9 au 13 mars 2015, soit presque deux ans après les faits.
L'audience aurait dû normalement démarrer ce lundi à 09H00 (13H00 GMT).
"Nous sommes satisfaits de pouvoir présenter les explications que jusqu'à maintenant nous n'avions pas eu l'opportunité de donner", déclarait ainsi à l'AFP Pascal Jean Fauret, un des deux pilotes, accompagné par des représentants d'un syndicat de pilotes.
C'est le deuxième report du procès, initialement programmé le 22 septembre. A cette date, ce sont les avocats de la défense qui avaient demandé plus de temps pour étudier le dossier, dénonçant aussi l'absence de certains témoins et d'un interprète français.
"Nous sommes prêts, avec nos témoins, pour faire connaître (les faits) ce lundi et ce que nous espérons, évidemment, c'est que nos clients soient blanchis", avait déclaré samedi à l'AFP l'avocate Maria Elena Gateraux, qui représente les deux pilotes.
En plus des quatre Français, 10 Dominicains sont également poursuivis dans ce dossier.
Le 20 mars 2013, Pascal Jean Fauret, 44 ans, Bruno Odos, 54 ans, Alain Castany, 67 ans, et Nicolas Pisapia, 38 ans, avaient été interpellés sur le tarmac de l'aéroport de la station balnéaire de Punta Cana (est) alors qu'ils s'apprêtaient à décoller à destination de Saint-Tropez (sud de la France).
Dans l'appareil avaient été trouvés 700 kilos de cocaïne, répartis dans 26 valises.
L'avion, un Falcon 50, appartient à l'homme d'affaires français Alain Afflelou, qui l'avait confié à une société de location (SNTHS).
L'enquête avait également conduit à l'arrestation d'une trentaine de Dominicains des services de sécurité de l'aéroport et dans les rangs de la police, notamment.
Les quatre Français ont passé 15 mois en détention provisoire avant de retrouver la liberté en juin, avec toutefois interdiction de quitter le pays.
L'avocate des pilotes, MM. Fauret et Odos, plaide leur innocence, arguant qu'ils n'étaient pas informés de la nature des bagages qu'ils transportaient, en vertu de la réglementation aérienne internationale.
Mais le procureur a nié le statut commercial du voyage, affirmant qu'il s'agissait d'un vol privé, et que les deux pilotes, des militaires à la retraite, étaient donc responsables de ce que transportait leur appareil.
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