Projets Loco, le premier site de financement participatif dédié à l'Ariège
Le financement participatif ou pour reprendre l’anglicisme, le crowdfunding, a le vent en poupe.
On se souvient en 2008 du succès du chanteur Grégoire révélé au public à travers My Major Compagny, premier label participatif en France lancé par Michael Goldman, fils du musicien Jean-Jacques Goldman (70 000 € levés en trois mois grâce à 347 contributeurs).
Plus récemment le sauvetage de la biscuiterie Jeannette ou le projet de financement d’une école par la mairie de Yèlbes, un village de Seine-et-Marne.
Cette technique de financement alternatif commence à faire des émules dans le département de l’Ariège: biscuiterie du Moulin à Sinsat, Brasserie artisanale Le Grand Bison, épicerie ambulante les fêlés du local ou la Filature de Dreuilhe qui à travers la plate-forme européenne Ulule vient de collecter plus de 10 000 € auprès de 91 contributeurs.
Projets Loco, une locomotive du territoire
Après Kiss Kiss Bank Bank, Ulule, Prêt d’Union, My Major Company, trois jeunes originaires du Pays d’Olmes viennent de créer l’association Projets Loco, une plate-forme de financement participatif dédiée aux projets ariégeois.
Ce mercredi, Morad Lahlouh, président de ce premier site participatif plein d’avenir présentait dans les locaux d’Ariège Expansion à Verniolle cet outil innovant qu’il entend développer à l’échelle locale.
Car face au durcissement des outils de financement traditionnels, la finance participative marque sa capacité à se démocratiser et devenir une source de financement pérenne dans l’économie. Pour preuve en France les fonds collectés ont été multipliés par trois en un an et on comptait en juillet dernier plus d’un million de contributeurs dans des projets mis en ligne aussi variés que le financement d’entreprise (44 %), l’audiovisuel (6 %), les projets associatifs (21 %), la musique (3 %), l’énergie-environnement (4 %), les arts (6 %) ou le journalisme (7 %).
«La notion de financement participatif fait référence à une récolte de fonds via internet, explique Morad.
Ce sont en principe de petits montants permettant de financer un projet spécifique (à caractère associatif: culturel, humanitaire, social ou entrepreneurial: commerce, artisanat, technologie…). Pour être éligibles à notre plate-forme, les projets doivent être développés en Ariège ou portés par des Ariégeois (la sélection se fait en amont).
Nous nous adressons à des particuliers, des entreprises, des associations ou des collectivités locales à qui nous proposons deux types de financement: le don simple ou le don avec contrepartie (une contrepartie symbolique ou originale)».
Les objectifs développés par le porteur de projet reposent sur trois piliers: tout d’abord proposer un financement alternatif mettant cet outil à disposition des différents acteurs économiques et sociaux en complémentarité avec les autres acteurs ou leviers économiques.
Ainsi peut-on imaginer pour amorcer le financement d’un projet l’intervention d’Initiative Ariège couplé avec ce financement participatif appliqué aux circuits courts. Donner ensuite l’opportunité aux Ariégeois de contribuer à la redynamisation de leur territoire en promouvant les initiatives locales et en améliorant l’attractivité du territoire.
Enfin, renforcer le lien social en favorisant l’entraide et la solidarité.
En octobre dernier la réforme sur le financement participatif a levé un certain nombre de contraintes, notamment avec la création d’un statut participatif prenant en compte les particularités des financements sur internet, mais aussi la levée du monopole bancaire pour les prêts et le plafonnement de la récolte des fonds peut désormais aller jusqu’à 1 M€.
Le 11 décembre les acteurs du financement participatif se sont réunis aux côtés des pouvoirs publics pour la seconde édition des assises du financement participatif afin de tirer les enseignements du nouveau cadre réglementaire de cet investissement de proximité.
Bien qu’en France les montants collectés soient encore modestes (on les estime à 66,4 millions d’euros au premier semestre 2014) cette mobilisation citoyenne cristallise des attentes fortes liées au goût des épargnants pour des investissements proches de chez eux, liés à l’économie locale qui fait sens ou encore la reprise en main du politique par les particuliers: la vente de l’aéroport de Toulouse-Blagnac est l’exemple criant de cette mobilisation citoyenne.
Projets Loco, une expression citoyenne
Le concept de Projets Loco s’appuie sur des valeurs communes dédiées à un territoire.
«Nous avons des compétences complémentaires que nous avons décidé de conjuguer pour faire vivre l’Ariège. Chez nous il y a une certaine proximité entre le porteur de projet et le contributeur.
Nous pouvons servir de levier de financement, mais aussi permettre de tester un projet avant de la lancer (voir s’il rassemble du monde, s’il a une clientèle potentielle…) ou servir de vitrine pour les porteurs de projets. Le fonctionnement est simple, mais il suffit que les lignes du projet soient claires et que les objectifs à atteindre soient précis (montant à lever et durée de la collecte variant de 30 à 40 jours).
Le principe du Tout ou rien permet aux contributeurs d’être remboursés si l’objectif fixé n’est pas atteint. Par contre il y a toujours un droit à l’erreur: si le projet est un échec on peut le retravailler et le représenter plus tard».
Projets Loco est une association qui offre un accompagnement physique de proximité, mais également tous les outils sécurisés permettant de soutenir les projets de développement de proximité à travers cette plate forme participative.
Une belle promotion pour les initiatives locales et pour initier l’implantation de projets dans le département de l’Ariège.
Projets Loco
www.projetsloco.fr
Morad Lahlouh au 06 69 59 03 07
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