Tarascon-sur-Ariège: peut-on réconcilier le citoyen avec l'Union Européenne?

Nouveau parlement, nouvelle commission… tous les espoirs en ce début de mandature sont permis pour réconcilier le citoyen avec l’Union européenne.
Cependant c’est sans compter sur le spectre de la crise, la montée des extrémismes, la politique d’austérité, les élections en Grèce, la situation en Ukraine, la crise du lait… etc.
Les résultats des dernières élections européennes avec la montée des populismes et le faible taux de participation (le plus bas jamais enregistré) prouvent que l’image de l’Europe d’aujourd’hui est bien éloignée du rêve européen d’hier, de la promesse faite aux peuples de participer à une grande œuvre qui dépasserait les conflits et les intérêts de tous pour amener la paix et la coopération.
Force est de reconnaitre que l’Europe est désormais affublée de maux qui la dépassent très largement et, s’il est vrai qu’elle souffre de certains dysfonctionnements, les reproches qui lui sont faits sont parfois à la fois injustes de la part de nos concitoyens et irresponsables de la part de nos politiques.
À son commencement l’Europe était d’abord une idée, un rêve, une ambition avant d’être un édifice institutionnel, synonyme de bureaucratie.
Convaincu que l’Europe n’est pas une utopie, mais une formidable opportunité, le réseau européen des écoles de l’Europe, une association apolitique regroupant une dizaine de villes jumelées de Midi-Pyrénées, n’a de cesse depuis le début des années 2000 d’organiser tables rondes et conférences pour parler de l’Europe aux citoyens.
Samedi 24 janvier Tarascon/Ariège, ville membre du réseau européen organise une rencontre avec un «plateau de choix» parmi les invités Hans-Werner Bussmann, consul général d’Allemagne, Virginie Rozière, députée européenne, Philippe Cova de la commission européenne en charge des subventions et Pauline Gessant, présidente des jeunes fédéralistes européens.
Pour Antoine Spécia, responsable de la délégation tarasconnaise, l’objectif de l’École de l’Europe est «de parler et faire parler de l’Europe au-delà des appartenances politiques, en organisant des conférences où sont invités élus parlementaires, universitaires, chercheurs, historiens… tous partis confondus (sauf les extrêmes) afin de parler de l’Europe en s’adressant aux citoyens avec des mots simples.
Nous avons déjà abordé les thèmes de l’Europe des crises ou l’Europe de la santé et il nous a paru important au lendemain des élections européennes de réfléchir ensemble sur la manière de réconcilier les citoyens à l’Europe et les faire adhérer au programme européen».
Outre les conférences la réflexion s’étend aux villes jumelles italiennes, portugaises, espagnoles, polonaises ou roumaines, autour de thématiques qui touchent les citoyens: «nous avons travaillé les deux dernières années sur l’éducation et la citoyenneté. Les travaux qui émanent de ces colloques suscitent chaque fois un vif intérêt et mobilisent des spécialistes de renommée internationale.
Nous avons eu en France les plus hautes autorités de l’Éducation nationale. Actuellement nous travaillons sur la thématique État, Région quelle complémentarité au service des citoyens… les résultats de nos travaux remontent jusqu’à Bruxelles».
Samedi c’est à 17 h 30 qu’est fixé ce rendez-vous avec l’Europe. Les invités prendront la parole (10 minutes chacun), mais c’est avant tout un débat interactif avec la salle qui doit s’instaurer. Les terribles évènements qui ont eu lieu il y a quinze jours à peine sur notre territoire et le formidable élan citoyen qui s’en est suivi, prouvent que l’Europe est capable de s’unir dans certaines circonstances et que le désamour actuel de l’Europe n’a rien d’inéluctable.
Nouveau parlement, nouvelle commission: peut-on réconcilier le citoyen avec l’Union européenne.
Après Castanet-Tolosan, les rendez-vous de l’Europe nous invitent a venir débattre sur ce sujet samedi 24 janvier 2015 à 17 h 30 au centre culturel François Mitterrand (entrée libre et gratuite) de Tarascon/Ariège.
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