Grèce: Macron appelle à "reprendre des discussions" quel que soit le vote
Poursuivant les efforts de conciliation de la France ces dernières semaines, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a jugé dimanche que "quelle que soit" l'issue du référendum en Grèce, les Européens devaient "reprendre des discussions politiques" avec le pays.
"Quel que soit le vote (en Grèce) nous devons dès demain reprendre des discussions politiques", a dit le ministre de l'Economie lors d'un colloque économique à Aix-en-Provence.
"Si le non l'emporte, ce serait une erreur historique d'écraser le peuple grec", a-t-il déclaré, appelant à "ne pas faire le traité de Versailles de la zone euro".
Le traité de Versailles, signé à la fin de la Première Guerre mondiale, imposait à l'Allemagne des conditions très dures, qui ont favorisé l'ascension du nazisme.
Le gouvernement grec emmené par Syriza appelle à rejeter les dernières exigences des créanciers, et parmi ses critiques, nombreux sont ceux qui estiment qu'en cas de non, la Grèce devra en assumer les conséquences, à savoir peut-être une sortie chaotique de l'euro, avec des conséquences économiques et sociales potentiellement dramatiques.
"Je ne m'habitue pas ni au cynisme des dirigeants grecs qui ont posé une question biaisée" parce que portant sur des propositions périmées des créanciers, ni aux "propos populistes d'aucuns qui, parce que leur opinion publique le leur demande, considèrent que la solution à tous nos problèmes serait de sortir la Grèce de la zone euro", a aussi déclaré M. Macron.
"Nous avons besoin d'un peuple grec responsable qui sache qu'il ne vote pas simplement pour la Grèce mais pour toute la zone euro, et nous, nous avons besoin d'être solidaires", a-t-il dit, en jugeant que les dirigeants grecs comme leurs partenaires européens avaient "coproduit" la crise en Grèce.
"La zone euro, nous en avons tous profité. Les Allemands pour faire une réunification plus heureuse, pour mettre un taux de change qui était un taux de change allemand. Nous (Français) en avons bénéficié, les Grecs aussi", a-t-il dit.
L'Europe et ses dirigeants attendaient dimanche avec fébrilité l'issue d'un référendum lourd de conséquences pour l'avenir du continent.
Ce vote doit soutenir ou sanctionner le refus du gouvernement grec de se soumettre aux exigences des créanciers du pays.
La France a tenté ces dernières semaines, riches en discussions aussi intenses que désordonnées, de faire l'intermédiaire entre une Grèce financièrement exsangue, et ceux que M. Macron a appelé les pays "durs". Mais Paris a suspendu ses efforts suite à l'annonce du référendum, préférant attendre le verdict des urnes.
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