L'exécution du budget 2014 approuvée par les députés "dans l'indifférence générale"

© AFP/Archives - Joel Saget
Les députés ont approuvé lundi l'exécution du budget 2014 "dans l'indifférence générale", selon l'expression de l'un d'entre eux, lors d'un débat sur lequel planait la victoire du "non" au référendum grec.
Le projet de loi de réglement du budget 2014, présenté fin mai par le gouvernement, constate un déficit des administrations publiques (Etat, sécurité sociale, collectivités locales) l'an dernier égal à 4% du PIB, contre 4,1% en 2013. Socialistes, écologistes et radicaux de gauche l'ont approuvé, tandis que Les Républicains, l'UDI et le Front de gauche se sont prononcés contre.
Le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, et la rapporteure générale du Budget, Valérie Rabault (PS) ont mis en avant la réduction du déficit de l'ensemble des administrations publiques, ainsi qu'une baisse de 1,9 milliard des dépenses nettes de l'Etat (d'un montant total de 288,6 milliards d'euros).
"Les efforts payent, et le budget 2014 a fait la preuve que nous pouvons réduire les déficits sans augmenter les impôts", s'est exclamé M. Eckert.
A l'inverse, le président de la commission des Finances, Gilles Carrez (Les Républicains), ainsi que la plupart des orateurs de l'opposition, ont souligné l'augmentation de déficit de l'Etat, de 10,7 milliards d'euros (ou de 5,5 milliards en retirant des dépenses exceptionnelles comme les programmes d'investissement d'avenir) à 85,6 milliards d'euros.
Pour M. Carrez, "l'anesthésiant" des faibles taux d'intérêts "conduit à un manque total de lucidité sur la réalité de nos comptes, dans une période troublée", car, a-t-il ajouté en allusion à la crise grecque, "nous ne savons pas où nous allons aujourd'hui dans la zone euro".
En en tirant des conclusions opposées, l'orateur du Front de gauche, Nicolas Sansu, a lui aussi fait référence à la Grèce, en se félicitant "d'un formidable élan démocratique" contre l'austérité, et a réclamé que le Parlement "puisse débattre dans les prochains jours de l'avenir de l'Europe à la lumière du vote grec de dimanche".
Présentant, au nom du groupe Les Républicains, une motion de renvoi en commission - rejetée sans surprise-, François Cornut-Gentille a constaté, dans un discours volontairement décalé et devant la petite quinzaine de parlementaires présents, que le projet de loi de réglement était adopté "dans l'indifférence générale".
Appelant le Parlement à délaisser "l'hyper-activité législative" au profit d'un réel travail de contrôle du gouvernement et des administrations, ce député de Haute-Marne, critique tant à l'égard de la gauche que de la droite, s'est écrié : "nous ne supportons plus le rôle ingrat de godillots auquel nous sommes réduits", ajoutant qu'il y avait "des godillots dans l'opposition comme dans la majorité".
dans la même rubrique
- Prix du porc: les industriels de la viande engagent un bras de fer
- MH370: le littoral de Saint-André de La Réunion passé au peigne fin
- Plus mauvaise audience de son histoire pour TF1 en juillet
- Paris Plages: "Tel Aviv sur Seine" prévu jeudi provoque une vive polémique
- L'Hermione accoste à Brest au son des canons après une traversée agitée
- François Rebsamen redevient maire de Dijon et quittera le gouvernement
- Marseille: Labrune sur un volcan
- Tarnac, dossier terroriste ? Le bras de fer procédural continue
- Les citadelles cathares rêvent de nouveaux sommets
- Valls annonce un comité sur la sécurité routière "à la sortie de l'été"
- Une centaine de migrants interpellés dans un train de Vintimille
- Ines de la Fressange conteste en appel sa condamnation à détruire sa maison constuite sans permis
- Mistral : le texte sera examiné "dès la rentrée parlementaire"
- Les indépendantistes corses veulent accéder au pouvoirs par les urnes
- Bombardes, soleil et affluence au Festival interceltique de Lorient
- Drôme: une fillette de 3 ans "oubliée" sur une aire de repos de l'A7




