La nouvelle organisation du travail des urgentistes entre en vigueur
© AFP/Archives - Fred Dufour
Les urgentistes travaillent désormais 48 heures maximum par semaine, dont 39 heures de travail clinique et 9 heures réservées au travail non clinique, après la publication d'une circulaire du ministère de la Santé, qui rend effective une réorganisation promise en décembre.
Selon cette circulaire d'application, datée du 10 juillet et consultée mercredi, les directeurs d'établissements peuvent appliquer les mesures promises le 22 décembre 2014 par la ministre de la Santé, qui avaient convaincu les urgentistes de lever leur mouvement de grève "illimitée" au bout de 24 heures.
Il s'agit d'une "avancée majeure" pour le fonctionnement des urgences, et une "véritable révolution" pour l'hôpital public, ont estimé l'association des urgentistes de France (Amuf) et la CGT dans un communiqué commun. Jusqu'à présent, les urgentistes pouvaient travailler jusqu'à 60 heures par semaine.
Cette réduction du temps de travail global représente une "mise en conformité avec la législation européenne", a rappelé le porte-parole de l'association des urgentistes Christophe Prudhomme (CGT-Santé).
Le texte précise que le "travail clinique posté", c'est-à-dire la prise en charge des patients aux urgences, sur un poste qui fait l'objet d'une relève par un collègue, est limité à 39 heures hebdomadaires. Les heures dépassées feront l'objet d'une rémunération additionnelle.
Autre avancée obtenue : dans le travail "posté", le temps passé à attendre entre deux urgences et pendant lequel le praticien doit rester disponible, sera comptabilisé, ce qui n'était pas le cas auparavant.
Enfin, les praticiens obtiennent la reconnaissance de la part de travail consacré à leurs tâches non cliniques: travaux de coordination, d'organisation, de recherche ou encore de formation. Ils auront un forfait de temps imparti à ces activités de 9 heures par semaine.
Avec ces dispositions, les urgentistes saluent une amélioration générale de leurs conditions de travail, d'autant plus nécessaire à leurs yeux que l'hôpital souffre d'une "progressive désaffectation" des jeunes praticiens.
Cependant, l'application de ce dispositif va "créer des tensions", prévoit Christophe Prudhomme, qui évoque les "réticences des présidents des commissions médicales d'établissements" (CME) à mettre en oeuvre cette nouvelle organisation.
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