MyFerryLink: la Scop SeaFrance mise en liquidation judiciaire

© AFP - Philippe Huguen
La Scop SeaFrance, qui exploite la compagnie maritime MyFerryLink, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), a indiqué vendredi à l'AFP une source judiciaire.
Cette procédure doit permettre le paiement des 487 salariés, la Scop n'ayant pas la trésorerie suffisante pour le faire.
"Le tribunal prononce la conversion en liquidation judiciaire (...) sans poursuite d'activité à compter de ce jour. La Scop SeaFrance n'existe plus", selon la décision du tribunal de commerce, dont l'AFP a pu prendre connaissance.
Le tribunal de commerce a décidé de ne pas suivre la proposition du procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi, qui demandait à ce qu'une poursuite d'activité de six mois supplémentaires puisse avoir lieu.
Placée en redressement judiciaire le 11 juin, la Scop SeaFrance, coopérative qui opère les navires de la compagnie transmanche MyFerryLink depuis août 2012, est au centre d'un conflit qui dure depuis plusieurs mois entre ses marins, le propriétaire de ses trois navires, Eurotunnel, et son concurrent danois DFDS.
Le gouvernement avait soumis la semaine dernière un texte prévoyant notamment la liquidation de la Scop SeaFrance, la création d'une nouvelle Scop exploitant un seul navire et la reprise au total de 380 salariés sur 487. Il a fixé pour objectif "d'obtenir dans un délai de 3 mois une solution pour chaque salarié".
Mécontents de l'avancée des discussions, des centaines de marins de la Scop SeaFrance bloquaient vendredi les bretelles d'accès au port de Calais avec des tas de pneus en feu, entamant une nouvelle épreuve de force pour défendre leur compagnie.
Plusieurs véhicules étaient arrêtés sur la nationale 216, bloquée dans les deux sens, au niveau de la sortie portuaire où de nombreux touristes observaient l'immense fumée noire s'échappant des tas de pneus en feu déposés un peu plus tôt par quelque 300 marins.
Les dirigeants d'Eurotunnel, du groupe danois DFDS et du Syndicat maritime Nord s'étaient déjà réunis lundi et avaient émis des contre-propositions au "protocole de sortie de crise" soumis par le gouvernement.
Eurotunnel, propriétaire des trois navires affrétés jusqu'à juin dernier à MyFerryLink, "a réitéré son engagement d'une offre d'affrètement" d'un de ces bateaux, qui "sera formalisée par écrit dans les prochains jours", selon M. Vidalies.
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