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Elections départementales en mars 2015: un casse-tête pour les partis politiques ariégeois

Vue extérieure du Conseil général de l'Ariège à Foix
© midinews (archives)

Le Premier Ministre l’a annoncé mardi après-midi, à l’occasion de son discours de politique générale. Oui, les élections départementales de 2015 auront bien lieu au mois de mars.

Il y a quelques semaines des indiscrétions ministérielles avaient alimenté les gazettes et relancé la question du calendrier électoral de l’année à venir, riche de deux scrutins à forts enjeux : les départementales, donc, et les régionales (lire notre article du 04/09/14). La majorité souhaitait en effet coupler les deux élections dans l’espoir d’atténuer sur sa joue la trace de la gifle promise.

Initialement prévues en mars, puis à l’automne, avant de migrer à décembre et de revenir en juin, la date de ce scrutin départemental s’est donc déplacée sans cesse sur les agendas. Jusqu’à revenir au mois de mars. Tout ça pour ça.

Septembre, octobre, novembre… mars. Le compte à rebours est donc enclenché dans la course aux fauteuils des futurs élus du territoire. Las, les vingt-deux conseillers généraux s’apprêtent à laisser la place aux vingt-six conseillers départementaux créés par la loi de mai 2013.

Vingt-six représentant(e)s pour treize nouveaux cantons en Ariège, à raison de deux par canton… plus vingt-six remplaçant(e)s puisque chaque conseiller dispose depuis 2011 d’un élu de sexe opposé pour assurer la suppléance en cas  de décès ou de démission.

Pour être présent sur les 13 cantons, un parti doit désigner 52 candidats
Bref, cinquante-deux personnalités à inscrire sur la ligne de départ pour chaque parti désireux d’occuper le terrain électoral ariégeois !

Pour le plaisir, un peu d’arithmétique: sur la base des sept formations politiques en lice pour les élections sénatoriales du 28 septembre prochain, ce seraient 364 candidats qu’ils faudraient dénicher sur le seul département de l’Ariège…
 
Inutile de dire qu’il sera bien difficile pour certains mouvements d’être représenté sur l’ensemble du territoire. Certes, des alliances plus ou moins naturelles sont toujours possibles entre l’UMP et l’UDI par exemple, comme ce fut déjà le cas par le passé.

Des retours de flammes sont également envisageables, au sein du Front de Gauche notamment, qui avance pourtant en ordre dispersé en vue des Sénatoriales, avec un candidat du Parti Communiste face à un candidat du Parti de Gauche.

Difficile d’imaginer également le FN ou Europe Ecologie Les Verts être en mesure de présenter autant de candidats. Car, plus que le nombre, c’est la capacité de ces personnalités à représenter une force politique, à porter un message, à posséder la crédibilité et la légitimité dans l’expression d’une ligne politique identifiée.

Mieux vaudra sans doute cibler les territoires plutôt que d’éparpiller les énergies.

Le casse-tête offert par Manuel Valls n’épargne pas davantage les «gros» partis. A l’UMP comme au PS, trouver ces cinquante-deux personnalités ne sera pas chose aisée. Et même si le compte y est, pas sûr que certains ne lorgnent pas vers le même territoire… Encore des arbitrages en perspective.

Dernier critère à faire figurer sur le cahier des charges des parfait(e)s candidat(e)s : qu’ils, ou elles, en aient envie.

PB | 18/09/2014 - 19:11 | Lu: 31645 fois