accueil  |  ariège   |  france

Elections départementales en mars 2015: les partis politiques sont-ils prêts ?

Vue de l'assemblée plénière au Conseil général de l'Ariège lors du redécoupage cantonal en octobre 2013
© midinews (archives)

Et si, finalement, les élections cantonales se déroulaient bien au mois de mars 2015 ? Depuis le week-end dernier en effet la presse nationale (Libération, Le Monde, Le Figaro…) se fait l’écho de travaux engagés au plus haut sommet de l’Etat quant à cet aspect électoral de la réforme territoriale.

Initialement prévues en mars, puis à l’automne, avant de migrer à décembre et de revenir en juin, la date de ce scrutin départemental se déplace sans cesse sur le calendrier politique. Le gouvernement souhaiterait le coupler au scrutin régional pour limiter autant l’impact d’une nouvelle défaite électorale. Un dimanche noir est plus facile à oublier que deux…

Reste que les Régions de France, par la voix de leur président, refusent d’être soumises à une élection au mois de juin. Déjà qu’elles estiment que la date de décembre 2015 est prématurée, il y a fort à parier qu’elles ne cèderont pas sur le principe d’un printemps électoral.

«Il est complètement impossible de faire des élections régionales en juin et de mettre sur pied en même temps une nouvelle organisation des régions», résume Alain Rousset.

En ce qui concerne les Départements, la question est toute autre. Rien ne s’oppose à des élections repositionnées au mois de mars puisque les contours des circonscriptions électorales (les cantons) sont arrêtés… Seule incertitude : le niveau de préparation des partis politiques.

Qu’en est-il en effet de la désignation interne des candidats ariégeois aux vingt-six sièges du futur conseil départemental ? Les treize nouveaux cantons (en lieu et place des vingt-deux actuels) seront représentés par un binôme homme/femme et non plus par un(e) titulaire et un(e) suppléant(e).

Première conséquence : les fédérations départementales des partis politiques doivent donc trouver dans leur rang les candidat(e)s nécessaires, tant sur le plan du nombre que de la qualité.

Un calendrier qui pose problème même au PS ariégeois
Cette contrainte est redoutée par chacun des partis, même pour le PS pourtant majoritaire. On sait que certains conseillers généraux actuels ont d’ores et déjà fait savoir ou laissé entendre qu’ils ne brigueraient pas de nouveaux mandats (Augustin Bonrepaux en Vallées d’Ax, Pierre Saboy à Lavelanet par exemple) et que d’autres voient leur circonscription rayée de la carte (Francis Magdalou en Quérigut, Jean-Luc Couret ou Raymond Berdou au Fossat et au Mas d’Azil).

Des arbitrages internes peu évidents interviendront sans doute au moment des désignations, sans compter la difficulté de présenter treize candidates là où, aujourd’hui, elles ne se comptent que trois (Christine Téqui, Frédérique Massat et Marie-France Villaplana).

On ne doute pas que les Socialistes parviendront à présenter des binômes sur l’ensemble des cantons, de même que l’UMP qui devrait être en mesure d’afficher ses ambitions dans cette élection locale. L’exercice sera peut-être plus difficile pour les autres formations, moins «riches» en militants et ne disposant pas des mêmes appareils.

Sauf que le temps presse. Si le mois de mars est confirmé, les candidats ne disposeront que de six petits mois pour se mettre réellement en ordre de marche. Le sprint est lancé.

CP | 04/09/2014 - 18:40 | Lu: 15709 fois