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Elections départementales: les militants du PS ariégeois désignent leurs binômes et donnent le coup d'envoi de la campagne

Vue extérieure du Conseil général de l'Ariège à Foix
© midinews (archives)

Le sort en est jeté ! C’est en ce jeudi 18 décembre que les militants socialistes de l’Ariège sont appelés à désigner leurs candidats pour les élections départementales du mois de mars prochain.

Pour les socialistes ariégeois, l’enjeu est de taille. Parti majoritaire au sein de l’actuelle assemblée départementale, à raison de 18 élus sur 22, le PS entend conserver la main lorsque se réunira la première séance du nouveau Conseil départemental.

La chose ne sera pas aisée quand on sait qu’une grande partie des conseillers généraux en place ne brigueront de nouveau mandat. Certains faisant le choix de se retirer après un long bail passé à l’Hôtel du Département, d’autres ne bénéficiant plus de circonscription élective disponible du fait de la réforme des cantons.

Sans entrer dans le détail, il est d’ores et déjà acquis que les Pierre Saboy, Francis Magdalou, Jean Cazanave, Bernard Piquemal, Robert Zonch, Roger Sicre ou encore Augustin Bonrepaux tireront leur révérence à l’occasion de ce scrutin.

Les quatre derniers nommés figurant ni plus ni moins que l’ancien président du Conseil général et trois de ses six vice-présidents !

Une page se tourne au Département… et au PS. Henri Nayrou l’a d’ailleurs indiqué dès sa prise de fonction au début du mois de novembre.

Le nouveau président du Conseil général parlant même «d’un renouvellement de l’ordre de 70 %», de la mise en action nécessaire d’un «nouveau logiciel» accompagné d’une volonté d’ouvrir les «portes et les fenêtres»

On a vu, au cours des dernières semaines, que cette politique de la main tendue n’a pas rencontré d’échos positifs dans les rangs des partenaires traditionnels du PS, Europe Ecologie Les Verts, le Parti Communiste comme le Parti de Gauche déclinant l’offre tour à tour.

Seuls des représentants de la fameuse société civile devraient donc faire leur apparition dans les différents binômes titulaires et binômes suppléants présentés dans les sections des treize cantons ariégeois.

Selon des responsables du Parti Socialiste, ces «non encartés» représenteraient près de 30 % des 52 candidats en lice dès le 22 mars.

Un tour des cantons entre certitudes et suppositions
Alors, qui ? Là, quelques candidatures socialistes semblent déjà assurées. C’est le cas de Christine Téqui et André Rouch, ticket PS du nouveau canton formé par les ceux d’Oust, Massat et La Bastide de Sérou.

De même, Raymond Coumes et Raymond Berdou se présenteront bien sur leur circonscription respective des Portes du Couserans (ex-Saint-Lizier et Sainte-Croix Volvestre) et Arize-Lèze (ex-Mas d’Azil et Le Fossat).

Sur Pamiers 2 (ex-Pamiers Est), la nouvelle candidature d’André Montané ne fait plus de doute, accompagné vraisemblablement de son actuelle suppléante Monique Bordes, élue à La Tour du Crieu). Une candidature alternative était un temps évoquée. Qu’en sera-t-il réellement ?

A quelques hectomètres à peine, sur Pamiers 1 (ex-Pamiers Ouest) un binôme inédit serait proposé, constitué de la «sortante» Marie-France Vilaplana et du non encarté Jacques Laffargue. Ce dernier est l’actuel président du Conseil économique et social de l’Ariège (CESEA).

Sur le canton de Foix, le binôme pressenti de se composerait de la troisième femme de l’actuelle assemblée, et députée, Frédérique Massat, qui serait accompagné de Thomas Fromentin, membre du bureau du PS ariégeois et symbole du rajeunissement des cadres puisqu’il n’a pas encore soufflé ses 40 bougies.

Sur Lavelanet (canton du Pays d’Olmes) et Tarascon-Vicdessos (canton du Sabarthès), la société civile aurait beau jeu puisque les binômes proposés seraient exclusivement composés de candidats de sensibilité de gauche, mais sans engagement partisan. Des choix symboliques sur des cantons à haut risque pour le PS.

Sur le canton de la Haute-Ariège, le couple pressenti sera composé du maire socialiste d’Orlu, Alain Naudy et de son homologue de Sinsat, Karine Orus-Dullac.

Reste les secteurs de Varilhes, avec la candidature annoncée de la maire du bourg-centre Martine Esteban et de son collègue de Vernajoul, Jean-François Ferré, ou aussi de Saverdun qui hésiterait encore entre l’ancien maire Jean-Louis Bertrand et le voisin de Labatut Jean Crespy.

Sur Mirepoix, la candidature de Nicole Quillien, maire, est également assurée.

Une certitude encore à quelques heures des désignations, le nouveau canton du Couserans-Ouest (Saint-Girons et Castillon) a vu se concrétiser la candidature de Henri Nayrou, actuel élu de Saint-Girons, qui briguera une réélection aux côtés de Christine Gaston, ancienne élue de la mairie de Castillon.

Dans chacune des sections, en confirmant ou infirmant ces scénarios, les militants du parti majoritaire en Ariège donneront donc en quelque sorte le coup d’envoi de la campagne électorale. Un coup d’envoi très attendu par les autres composantes du paysage politique ariégeois, aucune n’ayant pour l’heure lâché le moindre nom ou l’esquisse d’un programme.

Que ce soit du côté du Front de Gauche ou du collectif ESA (lire notre article du 03/12/14), voire même de l’UMP de Philippe Calléja, rendez-vous a été donné au plus tôt à la fin du mois de décembre.

En clair, attendons de voir ce que proposera le PS, nous adapterons le discours… Encore un peu de patience donc.

PB | 17/12/2014 - 19:56 | Lu: 30051 fois