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Elections départementales: le PS ariégeois sous le feu nourri des listes «alternatives»

Vue extérieure du Conseil général de l'Ariège à Foix
© midinews (archives)

La réplique n’aura pas tardé. Les listes du Rassemblement à Gauche comme d’ESA ont fort peu goûté les propos du socialiste Jean-Christophe Bonrepaux et le font savoir.

Il y a quelques jours, le secrétaire fédéral du Parti Socialiste ariégeois s’est fendu d’un communiqué de presse dans lequel il indique notamment que «les Candidats du groupement Europe Ecologie les Verts/Front de gauche et ceux de l’association ESA se trompent d’objectif : combattre le Parti Socialiste n’a jamais constitué la base d’un programme»

Et d’enfoncer le clou d’une opposition qu’il qualifie de «stérile» : «Sans aucune crédibilité dans leur critique du bilan, sans véritable projet départemental et sans leader pour le mettre en œuvre, ils prennent seuls la responsabilité de la division de la gauche qui fait le lit du Front National anti-républicain»

Comme il devait si attendre, cette sortie, qui était déjà une réaction à des attaques surgies au cours des semaines écoulées, a suscité de vives réactions du côté des listes présentant des candidats à ces élections départementales.

Pour le Parti de Gauche, l’une des composantes du Rassemblement à Gauche, Jean-Christophe Bonrepaux a par exemple dépassé «la limite de l’acceptable», en proférant des «propos insultants et mensongers», soutiennent pour leur part les candidats d’ESA.

Dans les communiqués de ces deux mouvements, que nous publions dans notre rubrique «Opinions», les uns moquent la posture «victimaire» du PS ariégeois, les autres s’insurgent contre les accusations qui leur sont faites de favoriser la montée du Front National par leur propension à cibler systématiquement le Parti Socialiste.

La tension est encore montée d’un cran
«Il est temps de la faire de la politique autrement», proclame ESA en revendiquant sa volonté de «renforcer la proximité», de «rompre avec les habitudes partisanes» ou encore en affirmant «oui, nous avons un programme !». Pour les détails, prière de se référer aux documents distribués dans les boîtes aux lettres.

De son côté, le Parti de Gauche indique, lui aussi, disposer d’un programme «de plus de 50 propositions concrètes et réalistes»

«Nous sommes porteurs d’un espoir et nous démontrons qu’une autre politique de gauche est possible, ici et tout de suite en Ariège».

Sur le canton du Val d’Ariège, les candidats d’ESA comparent leur engagement électoral «à l’affrontement entre David et Goliath»

Pour EELV, la ligne est claire : «La division fait le lit du FN, tel est l’argument favori du PS comme seule explication de ses défaites électorales. Jamais le PS n’a sa propre responsabilité. Le PS est aux responsabilités, mais n’est responsable de rien. Si les électeurs se détournent du vote républicain et du vote tout court, le PS n’en est pas responsable»

A quelques jours du premier tour de scrutin, la tension est donc encore montée d’un cran. Pas sûr à ce propos que l’initiative du Rassemblement à Gauche, qui a interpellé le président du Conseil général sur le rapport de la Chambre régionale des Comptes (lire nos articles des 13/03/15 et 16/03/15), apaise les esprits.

Dans ce contexte, nul doute que les candidats du Front National se frottent les mains. Les divisions à gauche et l’absence de la droite républicaine sur plus de la moitié du département lui ouvrent des perspectives encore inespérées il y a quelques mois de cela.

PB | 17/03/2015 - 19:49 | Lu: 26764 fois