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Tribunal correctionnel de Foix: stups, arme et 1 800 euros: le prévenu écope de 6 mois avec sursis

© midinews (archives)

Le 1er septembre 2014, lors d’un contrôle anti-cambriolage a Saint-Girons, les gendarmes interpellaient Rémy après avoir saisi dans une voiture appartenant à son père, 1.800 € en grosses coupures, 21 grammes de cocaïne, 11 g de cannabis, et une arme de poing, neutralisée selon les militaires.
Il voulait essayer la coke!
Âgé de 20 ans, Rémy a été présenté hier après-midi devant le tribunal correctionnel de Foix pour répondre de transport et détention non-autorisée de stupéfiants.

Ce 1er septembre, alors que les gendarmes procèdent à son contrôle, Rémy sort de son portefeuille une liasse de grosses coupures ce qui intrigue les militaires. Dans ce portefeuille, ils remarquent des sachets contenant de la poudre et dans la boite à gants découvrent une arme de poing. Alors qu’ils veulent l’interpeller, Rémy prend la fuite.

Il se blessera durant celle-ci et devra être hospitalisé au CHIVA. Durant sa garde à vue, le jeune homme ne se montre guère enclin aux confidences, «se montre particulièrement arrogant», conteste que la cocaïne soit à lui et avoue du bout des lèvres fumer de temps en temps.

À la barre du tribunal changement de cap. Il avoue tout, dit avoir eu peur en garde à vue et tente, laborieusement, d’expliquer qu’il voulait essayer la coke. Ce qui étonne un brin le procureur rappelant qu’avec un quart de gramme de cocaïne les effets sont dévastateurs, alors 21grammes?

Mais bon, Rémy n’en démord pas et explique que l’herbe l’a conduit à la cocaïne, il voulait essayer. Concernant les 1.800 € le jeune homme raconte avoir retiré 1000 € à la banque, sa mère lui aurait donné les 800 autres pour qu’il puisse effectuer des réparations sur sa voiture.

Quant à l’arme, il l’aurait achetée au Pas de La Case parce qu’il avait peur. Les explications de Rémy laissent également dubitative la présidente du tribunal lui glissant que des SMS extraits de son portable laissent planer un doute sur ses réelles motivations et qu’il a été présenté en comparution immédiate le 3 octobre dernier pour refus d’obtempérer et vol avec effraction.
1.800 €, 21 grammes de cocaïne, 11 g de cannabis, une arme de poing
Tout ceci renvoie une «image pas très rassurante» pour Olivier Caracotch rajoutant: cela ne colle pas avec quelqu’un qui a peur en garde à vue et dont les messages sur le téléphone laissent clairement penser à un trafic de stupéfiants.

Signalant qu’au moment des faits le prévenu était primodélinquant, le procureur a requis un an de prison avec sursis, 140 h de travail d’intérêt général (TIG) à effectuer dans un délai de 18 mois, «pour quelqu’un qui veut travailler ça tombe bien» ironise-t-il avant de demander la confiscation des scellés.

Du côté de la défense, Me Borias du Barreau de Toulouse (où vit désormais Rémy) a plaidé pour un jeune homme de 20 ans à la croisée des chemins.

Un jeune homme qui a un choix à faire, celui de la délinquance due à ses mauvaises fréquentations, «bien loin de son milieu familial», ou celui de la normalité. Rappelant «le bon fond» de son client, Me Borias a réclamé une sanction adaptée «pour qu’il puisse poursuivre un travail sur la bonne voie».

Rémy a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, obligation de soins, de travailler. Il devra effectuer un TIG de 200 h dans un délai de 18 mois. Conformément à la réquisition du procureur, les scellés ont été confisqués

NR | 22/10/2014 - 19:01 | Lu: 11238 fois