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Foix: cannabis, et revente de ferraille ne font pas bon ménage avec tribunal correctionnel

© midinews (archives)

Trois personnes se présentant sans avocat ont comparu hier après-midi au tribunal correctionnel de Foix.

Deux ont été jugés pour usage de stupéfiants et plantation. Le dernier a été rejugé pour une tentative de vol aux établissements Marquis de Lavelanet, une affaire datant de 2011.
Sursis et stage de sensibilisation pour 6 pieds de cannabis
Yohan et Sophie ont comparu hier après-midi devant le tribunal correctionnel de Foix pour usage illicite de stupéfiants. Tous deux ont été interpellés en aout 2014 en pays d’Olmes après dénonciation.

Suite à un appel les informant que les deux prévenus avaient une plantation de cannabis, les gendarmes Lavelanétiens ont opéré des contrôles le long des chemins communaux mitoyens à la maison de Sophie.

En passant la tête par une barrière ils ont aperçu les pieds et ont effectué une perquisition.

Les deux jeunes gens avouaient être des fumeurs occasionnels et avoir planté pour la première fois de leur vie. Yohan expliquant qu’il ne faisait ni achat — ni revente.

Sophie rajoutant à la barre qu’il lui restait des graines de son ex-compagnon et qu’elle ne voulait pas «dépenser de l’argent pour ça». Tous deux affirment que depuis ils n’ont plus fumé ni planté.

Au Ministère public, Géraldine Labialle ne semble guère convaincue par la sincérité du prévenu, arguant: «je ne suis pas sûre qu’il ne fasse rien de ses journées».

3 mois avec sursis et mise à l’épreuve durant 2 ans ont été requis contre Yohan, «afin de le surveiller de près», ainsi qu’obligation de soins et de travailler.

Contre Sophie «et sa dépendance», un stage de sensibilisation à l’usage des stupéfiants «afin de lui donner envie de ne plus y revenir» et 1 mois ferme si non-exécution du stage. Le tribunal a suivi les réquisitions du vice-procureur.
Jugé deux fois pour tentative de vol (sans effraction) aux établissements Marquis de Lavelanet
Laurent a déjà été jugé pour ces faits voici deux ans.

Seulement voilà, un couac s’est glissé dans la procédure.

La justice pensait à tort que le prévenu condamné en 2012 à 3 mois avec sursis pour cette affaire avait fait part de son opposition au jugement.

Une opposition dont il n’est pas fait mention dans le dossier.

Dans les faits

Début juillet 2011, Laurent qui vient de s’installer à Lavelanet se balade dans la ville à la recherche «de ferraille à revendre».

Il remarque dans l’entrepôt Marquis, alors en liquidation judiciaire, 2 ou 3 marches en alu. Ce 3 juillet 2011, il décide de s’y rendre afin de dérober ces marches.

Manque de chance pour lui, un voisin appelle les gendarmes après avoir vu 4 personnes pénétrer dans les locaux. Seul Laurent sera interpellé, les trois autres hommes s’enfuyant à l’arrivée des militaires.

Le prévenu a toujours nié les connaitre ; ce jour-là, il leur aurait simplement demandé une clé afin de démonter les marches.

À ce stade du procès, Blandine Arrial juge unique, s’aperçoit que le dossier ne porte pas trace d’opposition. Laurent ainsi qu’il l’explique, aurait accepté les 3 mois avec sursis, s’il avait été au courant de sa condamnation.

Dont acte pour le vice-procureur requérant la même peine et la destruction des scellés (clé, scie à métaux et pince-boulon retrouvé par les gendarmes) et renvoyant l’audience pour les intérêts civils (4000 € sont réclamés par le liquidateur judiciaire) au 9 avril 2015.

Le tribunal a là-aussi suivi les réquisitions. Laurent a donc à nouveau été condamné à trois mois de prison avec sursis.

Concernant la somme réclamée, il s’est exclamé: «mais je n’ai rien cassé, ni rien volé !» ce à quoi Blandine Arrial lui a conseillé de se faire assister par un avocat lors de cette prochaine audience.

NR | 19/11/2014 - 19:05 | Lu: 18666 fois