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Tribunal correctionnel de Foix: des gendarmes Lavelanétiens ont témoigné «ne pas se sentir en sécurité à Lavelanet»

François Hébert, Vice-Procureur de la République de Foix
© midinews 2015

Absent de son procès, V M. 20 ans, a été condamné cet après-midi par le tribunal correctionnel de Foix à 3 mois avec sursis «pour sa 1re condamnation... mais ça ne sera pas sa dernière», un jeune homme « guère courageux, niant les faits », selon le vice-procureur.

Des militaires, leurs compagnes et enfants menacés par une bande de jeunes

Le 29 octobre 2014, V M. était placé en garde à vue à la gendarmerie de Lavelanet. Le lendemain matin, les militaires découvraient des inscriptions insultantes sur les murs de la cellule.

Le prévenu se serait servi de ses ongles pour écrire des propos injurieux à l’encontre de deux gendarmes avec qui son père aurait eu un problème quelque temps avant devant le tribunal. Interrogé, il niait les faits. Les dommages occasionnés à la cellule étaient chiffrés à 151 €.
Un climat délétère
Les deux militaires pris à partie sont venus témoigner cet après-midi. Tous deux ont décrit des conditions de travail rendues difficiles par «une bande de jeunes, dont V.M et le père de ce dernier les menaçant directement eux ou leurs familles» et ont enfoncé le clou en disant «ne pas se sentir en sécurité à Lavelanet».

Et leur représentant d’expliquer que de par leur métier, les gendarmes étaient obligés de vivre sur Lavelanet. De fait tout le monde les connait, eux et leurs proches. Parlant «d’un climat délétère», les deux victimes ont indiqué que le prévenu participait activement à une page Facebook (que nous ne nommerons pas). Sur cette page, V M. n’hésite pas à tenir des propos désobligeants, expliquant «qu’il n’a pas peur de voler des voitures et de jouer aux gendarmes».

Le vice-procureur a rappelé les nombreuses procédures en cours concernant le prévenu.

«Pas étonné» que ce dernier ne se soit pas présenté à son procès, François Hébert a d’abord tenu à s’adresser aux gendarmes «exposés au 1er plan. Ils sont là pour expliquer la loi, il s’agit de leur rendre hommage par les temps qui courent». 3 mois avec sursis ont été requis.

Réquisition suivie par le tribunal qui a par ailleurs condamné V M. à verser 800 € à chacun des militaires, et 151 € pour les travaux occasionnés par ses dégradations dans une cellule de la gendarmerie.

NR | 16/01/2015 - 18:59 | Lu: 52267 fois