accueil  |  ariège   |  france

Tribunal correctionnel de Foix: 3 mois pour avoir maculé la cellule de ses excréments

© midinews (archives)

Avec un casier judiciaire assez «conséquent», dont une dernière condamnation à Lisieux où il a écopé d’un an dont 6 mois avec sursis pour violences en récidive en état d’ivresse, menaces de mort et outrages, L.L a regagné Mirepoix après près une interdiction de séjour en Ariège.

Hébergé quelque temps chez son ex-compagne, il se retrouve un jour à la porte après une dispute. Par dépit, il tord les essuies glaces de la voiture de son ex (sa 1re dégradation).

Un peu plus tard, on le retrouve ivre place du Maréchal Leclerc où il importune les passants. Interpellé par les militaires, il est conduit à la gendarmerie et placé en cellule de dégrisement. Le lendemain, quelle n’est pas la surprise des gendarmes de retrouver la cellule maculée des excréments du prévenu...

L.L, 47 ans fait l’objet d’une hospitalisation d’office. Il rencontre un psychiatre le lendemain, mais sain d’esprit, est autorisé à sortir.

Depuis les faits, L.L a regagné sa Normandie natale. Dans un courrier adressé au tribunal, il reconnait les faits (deux dégradations et une ivresse publique et manifeste) et avoue qu’il n’aurait jamais du retourner à Mirepoix (il avait été condamné pour violences sur son ex-compagne). Le prévenu a également remboursé 22 € (pour les essuies glace) et 400 et quelques euros pour les dégradations dans la cellule. En plus d’avoir maculé la pièce, il avait commencé à s’attaquer à la porte de la cellule.

Au Parquet le vice-procureur a requis 3 mois de prison, révocation du sursis et mise à l’épreuve, 100 € pour chaque contravention, soulignant: «le problème c’est les 16 mentions sur son casier».

En défense, Me Dedieu a rappelé «les efforts importants chez quelqu’un particulièrement détérioré par la vie». Soulignant l’ancrage domiciliaire de son client, un homme ayant respecté l’obligation de soins, l’avocat a plaidé la clémence, le sursis «afin de ne pas saborder ses efforts».

L.L a été reconnu coupable et condamné à 9 mois assortis du sursis et mise à l’épreuve durant 2 ans, obligation de soins et de travail. Une révocation partielle du sursis prononcé le 14 juin 2013 à hauteur de 3 mois a également été prononcée. L’accusé devra donc purger une peine de 3 mois.

NR | 19/01/2015 - 18:35 | Lu: 15208 fois