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Tribunal correctionnel de Foix: violent envers sa femme et sa fille il a écopé de 6 mois avec sursis

© midinews (archives)

B. a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve (SME) pendant deux ans pour avoir, en novembre dernier, à Pamiers, frappé son épouse et sa petite fille âgée de 8 ans alors que cette dernière tentait de s’interposer.
Un déchainement de violence
La mère avait déposé plainte au commissariat ce soir du 23 novembre 2014 après que son mari se soit endormi. Les deux victimes, ainsi que la deuxième enfant, âgée de 4 ans, avaient ensuite été conduites en foyer d’accueil par les policiers.

Toutes deux présentaient des traces de coup, et la mère, outre des lésions traumatiques superficielles, une perforation du tympan gauche, coups ayant entrainé une ITT de 5 jours.
 
À la barre, le prévenu a reconnu les faits en expliquant que, ce soir-là, il avait bu lors d’une fête et qu’il «n’avait pas pu se retenir». Gifles et coups de poing ont donc été administrés à sa femme.

À sa fille qui tentait de s’interposer il envoyait deux gifles la projetant contre la porte. «J’ai mal réagi lorsqu’on s’est disputé», a-t-il ajouté par le biais d’une interprète, concédant à la présidente du tribunal «ça n’aurait pas du se passer comme cela».

Me Magalie Obis, pour la partie civile, a réclamé 1 500 € de dommages et intérêts pour la femme et la fille du prévenu, arguant: «il minimise les faits alors que toutes deux parlent de violences récurrentes».

Ce soir-là, la scène de violence aura duré de 19 h à 22 h, heure a laquelle il s’est endormi a rappelé l’avocate, indiquant avoir obtenu une ordonnance de protection et engagé une procédure de divorce. Une procédure ne pouvant aboutir tant que le prévenu aujourd’hui SDF, n’aura pas d’adresse.

Le vice-procureur de la République François Hébert, parlant «d’un véritable acharnement» a requis 6 mois avec sursis assortis d’un SME durant 24 mois, obligation de soins et de chercher un emploi ou une formation. 

Le tribunal a suivi ce réquisitoire auquel il a ajouté une interdiction d’entrer en contact avec les deux victimes, le temps que la procédure de divorce engagée par l’épouse battue aboutisse.

NR | 21/01/2015 - 18:06 | Lu: 14118 fois