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PGHM: des hommes au service des hommes, retour sur un sauvetage mouvementé

Dimanche 1er février, au terme de 24 h de recherches, un skieur Espagnol était récupéré sain et sauf par les hommes du Capitaine Jean-Louis Hildebrand du Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM) de Savignac-les-Ormeaux.
Disparition d’un skieur espagnol
Le samedi 31 janvier 2015, sur le domaine de Bonascre, un surfeur espagnol, parti du sommet des pistes de la station en compagnie de deux camarades, disparaît aux alentours de 15 h alors que le groupe évolue en hors-piste de proximité.

Le skieur était recherché en vain pendant plus de deux heures par ses amis, avant que ces derniers ne préviennent les pisteurs de la station que vers 17 h. La gendarmerie est alertée.

Confrontés à des conditions météorologiques particulièrement dégradées (en raison d’importantes chutes de neige l’hélicoptère de la gendarmerie basée aux Pujols ne peut-être associée) et alors que le temps est désormais compté, les gendarmes de la brigade d’Ax-les-Thermes et du Peloton de Gendarmerie de Haute montagne de Savignac-les-Ormeaux s’engagent sans désemparer dans une recherche à haut risque.

C’est donc en skis de randonnée qu’un binôme de gendarmes secouristes va reconnaître le vallon de Savignac jusqu’à la Jasse des Esquiers de dessous.

Infructueuses, les recherches sont interrompues à 1 h, le dimanche 1er février.

Entendus le dimanche matin par les gendarmes, les deux amis du skieur disparu apportent des précisions sur les conditions dans lesquelles ils ont perdu leur camarade.

Les trois surfeurs évoluaient au sommet de la piste tremplin lorsque l’un d’entre eux a disparu. Ce dernier se serait probablement engagé trop bas et n’aurait pas réussi à remonter vers les pistes de la station.

Dans le milieu de l’après-midi, à la faveur d’une très brève éclaircie, l’hélicoptère du détachement aérien de la gendarmerie des Pujols décolle. Une intervention majeure permettant de confirmer la présence du disparu dans une zone partiellement boisée vers la cabane du Ressec.

Néanmoins, il est impossible pour le pilote de s’approcher du relief en raison de l’énorme quantité de neige tombée depuis quelques jours, le risque d’avalanche étant par ailleurs passé au niveau 5/5.

Une caravane de secours composée de 5 militaires est alors engagée par voie terrestre en skis de randonnée.

Et c’est sous une neige abondante que la progression s’effectue difficilement. La jonction avec l’infortuné a finalement lieu à 23 h. Transi de froid, les pieds et les mains rendus insensibles par les dernières 36 heures passées dans la neige, le skieur espagnol est pris en charge par le PGHM.

Il est d’abord alimenté rapidement de barres chocolatées et de thé chaud, avant d’être redescendu aux Esquiers de dessus. Une pose de deux heures pour permettre à la victime de se réchauffer, se changer et s’alimenter.

Vers 2 h, la caravane reprend sa marche. Deux heures trente d’efforts, avant de rejoindre la route du Nid d’Aigle où les attendent leur véhicule.

À 5 h, le rescapé «de justesse» rejoint sa famille et ses amis, sous un tonnerre de soulagement et de remerciements.

Amis et famille du skieur disparu ont adressé un grand merci et un grand bravo aux hommes du PGHM qui n’ont pas hésité à affronter neige et conditions extrêmes afin de secourir et porter assistance.

NR | 04/02/2015 - 19:00 | Lu: 23999 fois