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PV pour stationnement: le maire de Foix réfute les accusations de zèle des policiers municipaux

Vue de l'entrée de l'entrée du parking sur les allées de Vilotte à Foix
© midinews (archives)

Une pluie de procès-verbaux pour stationnement illicite se serait-elle abattue sur le centre-ville de la cité comtale ?

C’est en tous les cas le sentiment qui habite les esprits de nombreux Fuxéens et de commerçants qui s’en sont émus récemment.

A telle enseigne que la question a occupé une large partie de la conférence de presse organisée par le maire de Foix à l’occasion du conseil municipal de lundi.

L’évocation du chiffre officieux, et non confirmé officiellement, de 1800 PV dressés pour le seul mois de janvier a notamment irrité un Norbert Meler soucieux de rappeler qu’une «expérimentation est menée actuellement sur le centre-ville de Foix et que dans ce cadre chacun aura le loisir de s’exprimer, sur la base d’éléments concrets»

«En ce qui concerne les commerçants, poursuit le maire, nous sommes en contact avec eux depuis le début. Ils s’expriment au cours de toutes les réunions. Ils participeront bien sûr au bilan de l’expérimentation et nous intègrerons toutes les remarques. Pour finir, et c’est le plus important, nous prendrons acte des intérêts particuliers pour définir la réponse la plus pertinente pour l’intérêt collectif»

Intérêt collectif qui ne sera pas nécessairement la somme des intérêts particuliers, bien sûr.

Nous ne pourrons pas pousser les murs de la ville !
En attendant, Norbert Meler défend les nouvelles modalités de stationnement initiées depuis le mois d’octobre dernier (lire notre article du 17/10/2014), et répond à la «rumeur» par des préoccupations proches d’une réalpolitik à la fuxéenne.

«Pour que les commerces se développent, il y a deux facteurs essentiels à prendre en compte : le stationnement et l’habitat, pour que les habitants reviennent s’installer et consommer ; ce point-là, nous nous en occupons par ailleurs.

Sur le stationnement, nous ne pourrons pas pousser les murs de la ville ! Partout où une voiture stationne cinq jours de suite, c’est autant de moins pour la clientèle potentielle.

Nous venons d’engager une expérimentation en centre-ville, avec par exemple une demi-heure gratuite sur les places payantes, et des tarifs très accessibles au-delà de la demi-heure. Je constate sur Villote notamment que ça libère des espaces.

Cela veut donc dire que l’on peut à nouveau venir de l’extérieur, se garer et faire ses courses en centre-ville.

Maintenant, si certains veulent l’inverse, il faut me le dire. Auquel cas, je dis à la police municipale de ne plus verbaliser. Et en plus, je supprime trois postes et on fera des économies sur le budget de fonctionnement
».

On me dit même que les policiers municipaux se cachent derrière les arbres…
S’il comprend le sentiment d’injustice que peuvent ressentir toutes celles et ceux qui aperçoivent un avis de contravention glissé sous leur essuie-glace, Norbert Meler réfute toute accusation de matraquage ou de consignes données en ce sens aux agents.

Il préfère en sourire : «On me dit même que les policiers municipaux se cachent derrière les arbres pour sauter sur la voiture au moment où les gens vont chercher leur ticket…», dit-il désabusé.

D’après les services de la mairie, une des explications de l’augmentation du nombre de procès-verbaux dressés tient simplement au fait que précédemment un tiers de places de stationnement de la ville ne faisaient pas l’objet de surveillance et donc d’aucune sanction.

«Malgré les barrières aux parkings, de nombreux usagers avaient trouvé le moyen de resquiller. Le système précédent avait donc vécu. Il fallait trouver un moyen de ramener de l’ordre dans ce stationnement», glisse un technicien de la mairie. Il semblerait qu’ils l’aient trouvé.

PB | 11/03/2015 - 19:07 | Lu: 18648 fois