Tarascon-sur-Ariège: mouvement de grève suivi à 100% au Collège du Sabarthès
Ce jeudi un important mouvement de grève s’est déclenché au collège de Tarascon.
Tous les enseignants sans exception (ils sont 23) sont allés à la rencontre des habitants, distribuant des tracts avant de se retrouver devant l’Inspection académique à Foix peu avant midi.
C’est la seconde fois en quelques semaines que les personnels enseignants et éducatifs du collège de Tarascon, soutenu par les parents d’élèves, sont en grève.
«Nous sommes 100 % de grévistes, c’est exceptionnel! s’exclame cette enseignante de langues. Nous avons été reçus lors du premier mouvement de grève car nous souhaitions avoir des explications sur cette dotation horaire. L’accueil a été plus que froid à l’Inspection académique. Le but aujourd’hui c’est de mobiliser la population du bassin de Tarascon».
Cette fois la mobilisation prend une ampleur à la hauteur des enjeux qui se profilent à la rentrée prochaine. En effet, le dispositif de zone éducative prioritaire (ZEP) rebaptisée depuis REP pour réseaux d’éducation prioritaire puis RRS (Réseau de Réussite scolaire) va être supprimé et par voie de conséquence l’accompagnement spécifique dédié aux collégiens en difficulté.
Un bassin de vie déjà économiquement touché
Des mesures qui ne sont pas neutres pour les élèves comme le précisent les manifestants: des classes surchargées (30 élèves en 5e et 4e), l’aide personnalisée des 6e revue à la baisse ainsi que l’option découverte professionnelle des 3e, sans parler de la menace qui plane sur tous les projets spécifiques proposés aux 4e et destinés à ouvrir l’esprit à ces jeunes ados (théâtre, architecture, sport, arts plastiques ou voyages pédagogiques)… des projets spécifiques à cet établissement qui constituaient un atout pour la réussite de chaque élève, quelque soit son milieu social.
C’est la mort dans l’âme que le personnel de l’établissement a reçu la nouvelle et la rencontre avec l’inspection académique n’a rien donné de plus.
Aussi depuis la résistance s’organise. Distribution de tracts, réunions d’information, pétitions (disponibles dans les mairies), manifestations, grèves… tous sont déterminés à faire bouger les lignes avant le comité technique paritaire et le CDEN du 2 mars visant à livrer les contours définitifs de la carte scolaire du second degré à la rentrée 2015.
«Tous les enseignants et employés de vie scolaire s’opposent à cette redistribution des cartes. Nous n’avons aucune compensation à la sortie du réseau d’éducation prioritaire si ce n’est 20 élèves en plus alors que les classes sont déjà surchargées.
Au final ce sont de mauvaises conditions de travail pour les élèves et pour les enseignants, indique une enseignante en grève qui depuis trois ans note une réelle diminution des moyens. Les 400 élèves de notre établissement sont le fruit de l’immigration et un gros travail d’intégration est à faire, cela demande une forte mobilisation de tout le personnel éducatif».
Un mouvement de grève pour maintenir un encadrement de qualité
«Il y a une véritable cohésion entre professeurs et parents d’élèves dans notre établissement, poursuit ce surveillant.
Nous travaillons dans un respect mutuel et dans un cadre familial, il ne faut pas tout gâcher!
On n’a rien à gagner, mais on fait tout ça pour ne pas perdre cette qualité d’enseignement que l’on peut proposer à ces enfants pour leur avenir.
Avec ces nouvelles mesures, le suivi sera beaucoup moins précis et adapté… malheureusement beaucoup resteront sur le bord de la route.
La situation est bloquée pour le moment, mais s’il le faut nous continuerons nos actions».
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