Rallye - raid automobile: cette année l'Ariégeois Bernard Chaubet est privé de Dakar
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En janvier 2014, Bernard Chaubet prenait le départ du 36e Dakar en Amérique du Sud, obligé de jeter l’éponge à mi-parcours pour soucis mécaniques alors que l’année précédente il franchissait l’arrivée en 87e position au volant de son Mitsubishi.
Originaire de Bélesta, cet ancien mécanicien textile est tombé dans la compétition et le rallye très tôt. Ce fut d’abord sur moto avant de se lancer sur quatre roues motrices... à son palmarès sept éditions du Dakar en Afrique en tant que mécano, une fois en tant que copilote en Argentine et deux fois en tant que pilote avec son propre véhicule. Autant dire qu’il connaît bien le rythme du Dakar.
Une 37e édition par procuration
Cette année si Bernard Chaubet n’est pas sur les routes d’Argentine, de Bolivie ou du Chili c’est qu’après deux Dakar c’est un peu difficile financièrement.
Le sport automobile et plus encore ce genre d’épreuve nécessite de gros investissements financiers: il avoue avec pudeur qu’«en 2013 et 2014 il fallait compter entre 70 et 90 000 euros... j’espère pour l’an prochain trouver un copilote qui pourra m’aider à financer l’épreuve ou un important partenaire financier, sinon ce ne sera pas possible».
Sachant que Bernard réalise toute la partie mécanique de sa voiture, des centaines d’heures de travail et sur la course, au moindre pépin technique, il passe ses nuits dans le moteur. C’est guidé par la passion qu’il avance et il n’a pas fini de nous surprendre.
Dans le milieu il force le respect des plus grands qu’il côtoie au bivouac ou sur les pistes, on l’appelle amicalement «l’Ariégeois». Si bien que l’an passé BFM télé a tourné un sujet sur son Dakar «low-cost» face aux compétiteurs soutenus par les grosses écuries et les sponsors internationaux.
Depuis dimanche dernier notre Ariégeois ronge pourtant son frein. C’est de son salon, qu’il a assisté au départ de la 37e édition de ce rallye-raid et c’est avec un pincement au cœur que très tôt le matin, il assiste selon son expression «à la messe», le résumé de l’étape du jour et communie du fond de son sofa par le biais de son téléviseur avec ses anciens camarades.
Ce matin lors de la retransmission de la 3e étape, Bernard aurait bien donné un coup de main à ses amis Thierry Magnaldi et Guy Leneveu de l’équipe d’André Dessoude, un Team qui pendant deux ans a assuré son assistance.
«Le plus dur ce sont les conditions extrêmes avec des températures qui grimpent à 52 degrés et des étapes de 4000 m d’alt. Dès la seconde étape, les pilotes tombent dans le cauchemar du fesh-fesh argentin, c’est une terre fine comme de la farine qui s’infiltre partout et étouffe les moteurs.
Thierry et Guy n’ont pas eu de chance sur cette étape-là, ils ont été percutés par un autre véhicule qui leur a fracassé le Nissan... il faut espérer qu’ils vont pouvoir réparer et repartir !»
La voiture sera prête pour le mois de mars
Mais Bernard n’est pas habitué à rester sans rien faire à regarder la télé toute la journée (fut-ce les paysages de rêve du désert d’Atacama au Chili ou le décor lunaire du désert de sel du Salar d’Uyuni en Bolivie). Ce bourreau du travail à totalement redémonté son Mitsubishi, il a dessiné certaines pièces spécifiques qu’il a fait réaliser.
«Ce n’est pas du bricolage maison. Nous sommes la dans de la grosse mécanique... je pars avec une voiture propre ou je ne repars pas ! comme j’ai eu l’an passé des problèmes de suspension j’ai fait fabriquer des amortisseurs spécifiques pour le poids de cette voiture (...) mes cardans n’avaient pas résisté à la température de plus de 50 degrés, ce ne sera désormais plus le cas.
Je mets tout en œuvre pour être prêt à repartir, à saisir toutes les opportunités pour revivre et faire revivre à tous les Ariégeois qui m’ont accompagné cette aventure».
Parmi tous ses souvenirs, Bernard garde en tête le Dakar 2013, les paysages du Pérou qui recevait le raid pour la première fois et surtout la ferveur de la population d’Amérique Latine pour le sport automobile: «ils sont des millions à suivre l’épreuve chaque année, pour eux c’est comme pour nous le Tour de France... et qui n’a pas rêvé étant amateur de vélo de participer à la Grande Boucle ?»
Rendez-vous pour les premiers essais prévus ce printemps.
| Dakar 2015, un parcours au long cours Avec près de 9000 kilomètres, trois pays traversés (Argentine, Bolivie, Chili), des étapes marathon et des distances aussi improbables que techniquement difficiles, le Dakar 2015 multiplie cette année encore les défis. Chiffres clés 414 véhicules au départ de l’édition 2015 (138 autos, 164 motos, 64 camions et 48 quads) 3,9 millions de spectateurs ont suivi le Dakar en 2014 dont 2,5 millions rien qu’en Argentine 11 c’est le record de victoires sur l’épreuve détenu par le français Stephane Peterhnasel avec six titres en moto et cinq en auto. C’est la 7e édition du rallye en Amérique du Sud |
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