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Elections départementales canton des Portes d'Ariège: le scrutin le plus ouvert de tout le département

Vue aérienne de la ville de Mazères dans le canton des Portes d'Ariège
Crédit photo: M.Volant

Des trois cantons (sur les vingt-deux du précédent découpage territorial) représentés par un conseiller général de droite, celui de Saverdun rebaptisé «des Portes d’Ariège» est le seul à ne pas avoir connu d’importantes modifications de son périmètre.

Deux communes l’ont rejoint, les «appaméennes» Villeneuve du Paréage et Bonnac*.

Politiquement, la stabilité restera-t-elle de mise ? Pas sûr alors que Louis Marette, conseiller général depuis 1993, tire sa révérence et que ses successeurs potentiels ne jouissent pas (encore) de sa renommée.

Même si la circonscription s’est fixée à droite depuis 1983, que le président départemental de l’UMP est aussi maire de Saverdun, la plus importante commune du canton, Jean-Michel Soler et Géraldine Pons auront fort à faire pour conserver le siège laissé vacant.

Tous deux élus de terrain, l’adjoint au maire de Saverdun et la conseillère municipale de Mazères se retrouvent cette fois en première ligne.

Et ils montent au combat en affichant des valeurs de la Droite républicaine et du Centre mais sans les bannières de l’UMP ou de l’UDI. «Nous sommes les candidats de l’Ariège positive, pas d’un parti», résume Jean-Michel Soler.

Des candidats «novices» plus que des politiciens aguerris
Face à eux, trois autres équipes dont une du Front National et deux à gauche, celle de la Majorité Départementale Socialiste et Républicaine, et celle du Rassemblement à Gauche.

Là encore, plus de novices que de politiciens aguerris pour prétendre entrer à l’Assemblée départementale.

Dans le contexte actuel, cette caractéristique ne dessert pas forcément les candidats en question qui, tous, affichent leur volonté de porter une politique de proximité et de terrain.

C’est le cas de Nicolas Brunet et d’Elisabeth Toulis qui veulent incarner l’alternative locale aux élus locaux qui, selon eux, n’ont jamais réussi à incarner suffisamment les électeurs du canton au sein de l’Hôtel du Département.

Pour le binôme du Rassemblement à Gauche, composé d’Antoine Avilez et Sylvie Bonacina, la priorité est bien d’apparaître comme la seule alternative crédible à l’UMP et surtout au PS et à la politique menée jusqu’alors.

Une politique et un bilan que revendiquent aujourd’hui Jean Crespy et Christine Roou qui se présentent sous les couleurs de la liste «Ariège ma Passion» (Parti Socialiste et Société civile).

Ainsi, dans ce canton des Portes d’Ariège souvent présenté comme le pays de Cocagne de l’Ariège, surnommé le triangle d’or pour la relative bonne santé économique de ses trois pointes Pamiers, Saverdun et Mazères, les candidats de la Majorité départementale estiment que le Conseil Général a sa part dans la réussite du territoire.

Cela suffira-t-il ? Jean Crespy y croit lui qui avait obtenu 46,25 % des voix au second tour de la dernière élection cantonale en 2008 face à Louis Marette (53,75 %).

Oui mais, c’était il y a déjà sept ans… Aujourd’hui, le scrutin des Portes d’Ariège est sans doute le plus ouvert de tout le département de l’Ariège.

Demain mardi : retrouvez la présentation des enjeux du canton des Portes du Couserans.

*Le canton des Portes d’Ariège est composé des 16 communes de : La Bastide de Lordat, Bonnac, Brie, Canté, Esplas, Gaudiès, Justiniac, Labatut, Lissac, Mazères, Montaut, Saint-Quirc, Saverdun, Trémoulet, Le Vernet, Villeneuve-du-Paréage.

Crédit illustration (ci-dessous): Conseil général de l'Ariège

PB | 16/03/2015 - 19:28 | Lu: 25566 fois