Radars en Ariège: «oui les radars sont bien placés sur les routes dangereuses»

Récemment un hebdomadaire national soulignait dans ses colonnes que 52% des radars automatiques ne seraient pas placés sur des routes dangereuses.
De quoi susciter l’ire des autorités et surtout de la délégation interministérielle à la sécurité et à la circulation routière (DSCR) qui s’est fendue d’un communiqué donnant lieu de droit de réponse.
Qu’en est-il des radars ariégeois.
A quelques jours des grands départs en vacances, à l’heure ou de nombreux touristes empruntent déjà la RN 20 vers les paradis de la détaxe de l’Andorre ou du Pas de la Case, les services de l’Etat rappelent quelques évidences.
Selon les services de la sécurité routière à la Direction Départementale des Territoires (DDT), l’implantation des radars dans chaque département n’est pas le fuit du hasard, mais le choix du lieu d’implantation est guidé par une commission spéciale (composée de gendarmes, du préfet, de la sécurité routière et des gestionnaires des routes) qui prend en compte les données de l’accidentalité sur une période d’au moins cinq années.
Ainsi pour les radars installés en 2013 ou en 2014, il s’agit soit des années 2005 à 2009, soit des années 2006 à 2010.
Entre la période retenue et l’installation effective du radar, il faut compter plusieurs années en raison des délais de recueil de la statistique, du respect des règles des marchés publics et enfin des travaux d’installation.
Pour compenser ce délai, une fois le choix d’un site validé pour des raisons de sécurité routière, les préfets demandent aux forces de l’ordre de réaliser régulièrement des contrôles volants sur ces zones ce qui permet parfois d’obtenir une baisse du nombre d’accidents graves sur ces tronçons avant même l’installation du radar fixe.
Une fois que celui-ci est installé, encore faut-il ensuite le paramétrer… s’en suit donc une phase d’essais.
Quoi qu’il en soit un radar doit être placé à l’endroit le meilleur pour sauver des vies et éviter des blessés et des handicaps.
Le département de l’Ariège est doté de douze radars fixes (ils sont précédés d’un panneau informant leur présence), deux radars tronçons, un radar feu rouge, quatre radars mobiles embarqués par les forces de l’ordre et un radar mobile embarqué nouvelle génération qui peut flasher en roulant (il s’agit d’une Citroën banalisée).
Pour la seule année 2014, près de 60 000 flashs ont été enregistrés par ces différents matériels (exactement 59 699). Mais comme le précise la DDT tous ces flashs n’ont pas fait l’objet de verbalisation.
Actuellement les services de l’Etat n’ont pas de nouveaux radars à l’étude, mais d’ici la fin de l’année tous les radars fixes seront remplacés par des radars double sens, plus performants.
L’expérimentation a débuté dans certains départements depuis le mois de décembre et ces aménagements s’inscrivent dans le cadre des 26 mesures annoncées par le gouvernement pour renforcer la sécurité routière afin de faire baisser le nombre d’accidents.
En Ariège comme au niveau national, la situation de l’accidentologie demeure préoccupante. Le département déplore déjà 3 accidents mortels depuis le début de l’année 2015. A titre de comparaison en 2014 à la même période, on enregistrait 7 accidents mortels.
De nombreux accidents pourraient être évités si les conducteurs respectaient les règles du code de la route.
Environ deux tiers des accidents sont dus à des comportements à risque avec notamment comme facteur aggravant la vitesse excessive ou inadaptée.
Il est par ailleurs rappelé que la destruction, la détérioration ou la dégradation d’un radar est assimilé à une dégradation de bien public et réprimé par les articles L322-1, 322-2 et suivants du Code pénal.
L’auteur des faits encourt jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.
S’il y a plusieurs auteurs, la peine s’alourdit jusqu’à 75 000 euros d’amende et cinq ans de prison.
Les tags constituent également une dégradation de bien public. Ils sont sanctionnés d’une amende de 7 500 euros assortie de travaux d’intérêt général.
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