Toute l'actualité télévisée en Ariège-Pyrénées
Vendredi 14 D�cembre 2007 accueil  |  newsletter  |  forum  |  contact 
sommaire
Actualités & Economie
Agriculture & Environnement
Jeunesse & Société
Histoire & Patrimoine
Tourisme & Loisirs
La vie des communes
D�bats & Opinions
Tribune libre
Faits divers
En bref
Sports
AriegeNews TVLa télévision de l'Ariège
Journal télévisé
Reportages
Interviews
Magazine rural
Culture vidéo
Sports en vidéo
culture
Musique
Littérature
Spectacles
Arts
infos utiles
Animations régionales
Le saviez-vous?
Cuisine régionale
Courrier des lecteurs
ariegenews.com
Qui sommes-nous?
Recommandez-nous
Ajouter aux favoris
Retrouvez toute l'actualité ariégeoise en vidéo
    Tribune libre    
publié le 02/03/2007 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Communiqué du syndicat d'exploitants agricoles Pays d'Olmes - Mirepoix: «l�avenir de l�agriculture ariégeoise»

 Ce qui nous intéresse et motive notre présence ici en ce jour, ça n’est rien plus que l’avenir de l’agriculture ariégeoise car les propos de campagne tenus sont sans ambigüité et nous promettent une concentration assortie d’une délocalisation de nombre de services aux agriculteurs et à l’agriculture pour réduire celle-ci à sa portion la plus congrue.

Si les mots usités forment le corps d’un discours d’investiture consensuel et rassurant quant à l’engagement de travailler pour et dans l’intérêt de tous, le compte n’y est absolument pas parce que venant d’une telle personne, ils n’ont pas la même résonnance et sonnent totalement faux.

Aussi et parce que plus de 2 électeurs sur 3 n’ont pas apporté leur suffrage à cette orientation, nous entendons défendre l’intérêt et le modèle d’une agriculture familiale qui ne prenne pas en considération que l’intérêt de quelques agri-managers (empilement de formes sociétaires pour atteindre plus de 1 000 hectares pour l’un, 7ème au palmarès national des primes versées avec plus de 230 000 € par an rien que de DPU pour un autre) alors que dans le même temps, la plus grande majorité des exploitants agricoles de ce département ne tirent même pas un revenu pour eux et leur famille.

Est-ce là le modèle et la répartition qu’on nous promet parce que si tel est le cas, nous le rejetons en bloc et refusons de cautionner le clientélisme que de telles orientations va forcément entrainer.

De choix et d’orientations qui pour des raisons économiques seront présentées comme nécessaires, on va nous seriner afin de justifier les concentrations, les suppressions de postes, les fermetures de services chambres et autres, les cessations d’activités sans repreneurs, etc.

Nous pensons au contraire qu’il ne saurait y avoir une quelconque inéluctabilité à cette spirale dès lors que collectivement, des perspectives concrètes pourront être offertes aux exploitants, salariés et retraités agricoles de ce département.

C’est, animés de cette volonté que nous nous retrouvons ici afin de dresser devant vous et l’ensemble des agriculteurs, élus et citoyens de ce département, l’étendue des propositions qui sont les nôtres pour une agriculture de proximité qui, des quatre coins du département, ne demande qu’à être développé et que chacune et chacun appelle de ses vœux.
Cette journée marque donc notre engagement commun à travailler dans l’intérêt de l’agriculture département autour d’un Projet Agricole Départemental (P.A.D.) qui serve l’intérêt commun.

Dans nombre de secteurs de ce département, des dynamiques allant dans ce sens sont déjà fortement avancées et nous entendons fédérer l’ensemble de ces démarches au sein d’un Projet Agricole pour le Départemental qui dans ses dimensions humaines, économiques, environnementales et spatiales prenne comme seul critère d’évaluation l’intérêt commun et celui d’une agriculture familiale.

Pour ce faire, nous posons comme préalable le véto à toute fermeture de services, à toute forme de régionalisation, de concentration (MSA, Service d’Utilité Agricole de la Chambre, abattoirs, etc.) qui ne feront que diminuer la capacité de ce département à développer une agriculture de qualité qui maille l’ensemble du territoire, de la plaine au sommet de nos montagnes.

L’architecture de ce PAD est structurée autour de deux grands thèmes que sont les filières et l’aménagement du territoire car pour maintenir une population agricole nombreuse sur l’ensemble du territoire, il convient de l’asseoir sur le support économique que représentent des filières structurées.

La politique qui va être développé à partir d’aujourd’hui au niveau de la Chambre Consulaire sera d’opter pour la création systématique de monopoles dans tous les secteurs afin d’éviter toute velléité et toute capacité des exploitants à faire des choix par eux-mêmes hors de toutes pressions et contraintes qui pourraient être exercées.

Dans le cadre des deux grands thèmes précités, il s’agira de développer un maillage local en multipliant les structures indépendantes mais selon des échelles qui restent à visage humain parce qu’œuvrant exclusivement pour leur ressortissant et pas pour elles-mêmes.

Un tel maillage doit permettre de fournir un socle économique qui par ailleurs travaillera dans la complémentarité et sous forme de réseau sans chercher à accaparer les outils et moyens des autres comme ceux en place aujourd’hui se proposent de le faire.

Dans le cadre des orientations en matière de matières de filières, il s’agira de développer la capacité en local à gérer les affaires qui touchent directement le secteur (droits à produire, etc.). Le principe est de faire en sorte que l’on «décentralise» le pouvoir de décision et la capacité de traiter les dossiers au sein même du secteur impliqué.

En parallèle à ce recentrage de l’acte décisionnel vers les préoccupations réelles des gens impliqués, il s’agira de favoriser la complémentarité plaine - montagne en développant autant que faire ce peut, l’élevage ovin et porcin tout en maintenant un niveau de revenu et d’activité toujours plus important pour la filière bovine.

Ces filières de productions, pour quelles puissent profiter pleinement à l’ensemble des exploitants agricoles, doivent être adossées à des outils qui permettent d’apporter encore d’avantage de valeur ajoutée aux productions locales.

Cela veut dire 3 abattoirs maintenus sur le département, des services déconcentrés de la chambre dans tous les Pays, un maillage de salles de découpe collectives au service de tous et selon des barèmes tarifaires préétablis, services de collecte organisés localement, services pour l’alimentation des animaux organisés localement avec les coopératives d’approvisionnement en céréales pour une parfaitement complémentarité plaine - montagne, etc.

Pour permettre à toute cette logistique de rendre les services attendus, nous prévoyons qu’en complément des filières classiques, il convient de les faire œuvrer en complémentarité avec l’ensemble des filières de proximité qui peuvent être développées, partout ou cela sera possible et ou des exploitants agricoles, les salariés des structures s’engageront pour cela.

L’avantage de procéder de la sorte pour le développement de l’agriculture, en lieu et place de ce qui va être le travail de destruction de l’actuel staff dirigeant de la Chambre, sera de faire en sorte qu’à travers ce maillage, c’est toute la vocation sociale de l’agriculture qui s’en trouvera valorisée et grandie, permettant de facto le maintien d’une population active qui vie et fait vivre le département en créant de l’activité et de l’emplois.

Ceci fait partie de ce deuxième volet du PAD puisque cette dimension sociale revêt un caractère primordial pour l’aménagement du territoire et c’est la raison pour laquelle nous avons plusieurs propositions concrètes sur une meilleure organisation du travail qui fait d’ailleurs l’objet de discussion avec nos collèges salariés.

Mais tout ceci n’aurait que peu d’importance si nous n’avions pas un réel volet installation pour renverser le solde négatif de la balance des installations.
La politique de réduction des effectifs qui nous est promise ne fera qu’amplifier cette désertification de notre espace, la désaffection du métier d’agriculteurs au profit de ces mêmes agri-managers qui empilent les sociétés comme les hectares et les représentations dans toutes les structures.

De la même manière que pour les filières, ces collectifs locaux auront tout loisir de préparer et faciliter, sur le long terme, l’installation et la succession d’exploitants agricoles. Au sein de chacun de ces micro territoires, il s’agira de mettre en place des comités d’installation qui voient leurs activités adossées à une charte à l’installation qui aura fait l’objet de discussions avec l’ensemble des forces vives locales, des élus et représentants des filières.

L’activité agricole est ce qu’elle est, son fondement repose depuis toujours sur l’accès au foncier et ce sera là, un autre point sur lequel nous allons fortement travailler pour éviter le joug des décisions partiales des élus chambres qui auront en charge de suivre ces dossiers comme ils l’ont toujours fait, en continuant à privilégier certaines orientations (pour ne parler que d’orientations) au détriment d’une réflexion sur le long terme pour une pression foncière égale et régulière sur l’ensemble du département.

Il va dorénavant s’agir pour les personnes en charge de ces questions de mettre les actes en adéquation avec les discours et ne plus systématique faire dans le clientélisme en favorisant les agrandissements à outrance, même dissimulés derrière des empilements de formes sociétaires.

Au rang des actions que nous entendons mener rapidement et parce que la situation est chaque année plus critique, nous appelons dès aujourd’hui à la tenue d’Etats Généraux sur l’eau dans ce département.

Que ce soit pour les grandes cultures, les animaux, nous ne pouvons plus ignorer la problématique et laisser la situation se détériorer. Certains ici en ont fait la demande depuis plus de deux ans mais en vain. L’eau sera sans nul doute le problème du siècle à venir et nous voulons que le débat soit général, collectif et avec l’ensemble de celles et ceux qui, peu ou proue, sont impliqués dans ce dossier.

Parce que ce Projet Agricole Département ne saurait être intégralement présenté ici de par la multiplicité des propositions qui le compose et qui requerrez plus que quelques mots et quelques lignes, nous avons souhaitez cette conférence afin de présenter notre démarche et notre engagement pout l’agriculture ariégeoise autour des actions et mesures majeures que nous entendons développer.

Par email, Richard Moretto, Président du syndicat d'exploitants agricoles Pays d'Olmes - Mirepoix
Photo: ©AriegeNews 2006 (archives)

  publié le 02/03/2007
Dans la même rubrique:
Point de vue de Claude Cambus : «la Laïcité contre l�Ecole privée !»
Communiqué de la CGT Ariège: «Important succès de la mobilisation des salariés de CONFORAMA»
Martin Malvy: «L�Etat devra partager avec les Régions le produit des taxes écologiques»
Communiqué: «La vigilance de Henri Nayrou et l�opposition mettent le gouvernement en échec»
Communiqué de Frédérique Massat à propos de la loi du 13 août 2004
rechercher
rechercher un article:
Dossiers Spéciaux
En bref dans l'actualité