Frédérique Massat: «Nicolas SARKOZY et la fin de la solidarité nationale»
Communiqué de Frédérique Massat, Députée de l'Ariège:
Le Président de la République a été élu par 53% des français sur un programme qu'aujourd'hui il met en œuvre au pas de charge, au mépris du travail parlementaire et de la concertation.
En trois jours et deux discours, le chef de l’État a dessiné son vrai projet social. Son monde à lui est peuplé de salariés du privé aux horaires élastiques, bien portants et dépensiers.
Dans le monde présidentiel, on ne prend pas sa retraite avant 65 ans, qu’on ait travaillé dans une usine ou dans les bureaux feutrés d’une grande entreprise. On évite d’être malade: entre les franchises, les déremboursements et les hausses de tarifs, la maladie est ruineuse.
Et ce sont les assurances privées et non plus la solidarité qui prend en charge les soins de la dépendance. Dans le monde de Nicolas Sarkozy, la fonction publique est allégée, ceux qui restent sont payés au mérite, et disposent d’un contrat de droit privé.
Ceux qui travaillent doivent travailler de plus en plus, tant pis pour les chômeurs. Le déficit de la Sécurité sociale s’est creusé depuis 2002 d’une manière inconsidérée pour arriver à 12 milliards d’euros.
En 2001, l'excédent était de 1,5 milliards d'euros. Il y a une responsabilité politique dans les choix qui doit être assumée par ceux qui gouvernent la France aujourd’hui.
Nicolas SARKOZY et son gouvernement ont, sans surprise, mis comme priorité à leur action l'adoption du paquet fiscal qui consiste à consacrer 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux ménages les plus aisés.
Face à ce choix, la contre partie financière s'illustre par des franchises médicales, des hausses de tarifs, qui pénaliseront les revenus les plus modestes et précariseront une grande partie de la population.
Les députés socialistes n'ont de cesse de dénoncer ces injustices sociales qui vont frapper tous les citoyens dans leur porte monnaie, leur santé et leurs conditions de travail. Et pourtant le pire reste à venir.
La perspective des élections municipales, cantonales et sénatoriales freine quelque peu la frénésie présidentielle à aller plus loin dans les réformes qui assurément auront toujours la même cible: les revenus moyens et modestes.
Par email, Frédérique Massat, Députée de l'Ariège Photo: ©AriegeNews 2007 (archives) |