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    Agriculture & Environnement    
08/03/2008 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Agriculture: Les ressources en eau du département sous surveillance


A la sortie d’un hiver sec, le problème des ressources en eau et des déficits qu’il pourrait engendrer constitue une préoccupation majeure pour les professionnels notamment les agriculteurs irrigants.


Souvent montrés du doigt, à tort ou à raison, comme trop grands consommateurs d’eau, les agriculteurs sont pourtant les premiers sensibilisés à la gestion de cette ressource précieuse et la profession travaille depuis quelques années à des usages plus économes.

Aujourd’hui le réchauffement climatique est une réalité, on sait que demain on manquera d’eau. 

Les techniciens des chambres consulaires réalisent à cet égard un travail de fond important, souvent méconnu et les agriculteurs sont en permanence consultés pour optimiser l’usage de l’eau avec le recours à des méthodes technologiques pointues.

Pour Jean Castagné, technicien de la Chambre d’Agriculture de l’Ariège, il n’y a pas de fatalité: «Les agriculteurs ont pris conscience de la rareté de cette ressource et sont particulièrement sensibles à sa gestion, il faut aller contre les idées reçues, les techniques d’irrigation ont été repensées à l’économie»

Dans cette optique, les réservoirs de soutien à l’étiage des principales rivières ariégeoises sont surveillées de près, notamment par  l’Agence de l’eau Adour-Garonne, établissement public du ministère de l’Ecologie du Développement et de l’Aménagement durable.

L’Agence de l’eau met en œuvre les orientations de la politique de l’eau en accord avec le comité de bassin, la Diren (direction régionale de l’environnement) assure le suivi de la ressource en eau et sa qualité, EDF en tant que gestionnaire des ouvrages pour la production d’hydroélectricité et les syndicats de bassins.

Montbel avec ses 60 millions de m3 pour les bassins de l’Hers, l’Ariège et l’axe Garonne, Mondély et Filheit  avec leur 5 millions de m3 respectifs, l’un pour la Lèze, l’autre pour l’Arize, ont vocation à compenser les déficits d’irrigation et les déficits aquatiques des rivières (nécessaires pour la salubrité, l’assainissement, voire même la  pêche…).

Cette année encore, le déficit des chutes de neiges creuse davantage celui du manque de précipitations.

«La tendance est à l’incertitude à ce jour explique M.Castagné, notamment concernant le remplissage de Montbel dont la retenue à ce jour ne comptabilise que 17millions de mètres cubes sur une capacité totale de 60... mais notre espoir réside en un printemps pluvieux.

Dès à présent nous préparons la campagne d’irrigation 2008 en demandant aux agriculteurs irrigants quelles sont leurs prévisions dans le cadre d’une procédure mandataire collective qui conduira les agriculteurs à bénéficier d’autorisation de prélèvement d’eau pour la campagne 2008 sous forme d’arrêtés préfectoraux dans le courant du mois de mai
»

La chambre d’agriculture n’intervient pas dans la gestion directe des ressources en eau.

Par contre elle a un rôle de conseil et d’appui technique. «Nous éditons un avertissement d’irrigation hebdomadaire qui permet de faire le point sur la consommation des cultures irriguées pendant la période précédente et nous proposons aux irrigants des diagnostics d’irrigation, visant à assurer des mesures sur des parcelles destinées à être irriguées: mesures de débit, de portée, de vitesse d’avancement pour le matériel mobile…

Tous ces paramètres permettent à l’agriculteur de mieux connaître son matériel et de l’adapter exactement aux demandes en eau de ses cultures
»

Les techniciens de la chambre consulaire ont également pour mission de promouvoir des outils pour conduire l’irrigation comme les sondes tensiométriques qui indiquent la disponibilité de l’eau au niveau des racines.

«Par des mesures régulières on peut dire s’il est opportun d’irriguer et le cas échéant d’apporter la bonne dose au bon moment, ajoute Jean Castané, car contrairement aux idées reçues, l’eau n’est pas gratuite pour les agriculteurs.

L’irrigation n’est pas une technique gratuite pour l’agriculteur car il doit aussi s’équiper en matériel d’irrigation (asperseurs, canons enrouleurs, pivots…) et ce matériel nécessite une présence constante sur les parcelles,  notamment quand il utilise la couverture intégrale avec des rotations en 3X8
»

Le discours sur le changement des habitudes culturales pour économiser l’eau n’est pas d’actualité, surtout en ce moment où le prix des céréales s’envole.

C’est après la seconde guerre mondiale, à l’époque de l’agriculture productiviste  que l’on a introduit l’irrigation pour conduire les cultures d’été. Suite aux préconisations de l’Etat et à ses aides financières pour réaliser les réseaux d’irrigation, la plaine de la basse Ariège s’est équipée et 75% de sa surface a été valorisée en maïs.

Aujourd’hui il ne faut plus compter sur les aides des pouvoirs publics en matière d’irrigation, sauf peut-être pour les cultures à forte valeur ajoutée comme le tabac.

Pour Nicolas Pujol, jeune céréalier à Villeneuve du Paréage, l’irrigation n’est pas neutre dans son budget.

«Pour une année moyenne, il faut compter 500€/hectare (eau+amortissement), sachant que nous irriguons entre 80 et 100 hectares.

Le système d’irrigation se décompose en deux parties liées au parcellaire: le système de couverture intégrale, exigeant en main d’œuvre et en mise en place, le système de bobines d’irrigation avec canon enrouleur, contraignant au niveau de l’utilisation puisqu’il faut le déplacer tous les jours…

Mais nous ne sommes pas dans une économie de gaspillage, il y a longtemps que nous travaillons à la préservation de la ressource en eau, souvent en relation avec les techniciens de la Chambre d’Agriculture. Les agriculteurs sont en permanence consultés pour optimiser l’usage de l’eau avec le recours à des méthodes et technologies pointues préconisées par les chambres consulaires et les semenciers, comme les tensiomètres.

Les sondes sont reliées à des boîtiers  qui indiquent les besoins en eau de la plante. On privilégie la maîtrise d’irrigation, parfaitement calquée aux besoins de la parcelle…visant à réduire les doses. Les ressources sont mobilisées de façon rationnelle
»

Les nouvelles technologies et les énergies renouvelables tendent à participer à cette évolution: les canons à enrouleur sont gérés électroniquement et fonctionnent avec des panneaux solaires.

Dans les Hautes-Pyrénées, une dizaine d’exploitations agricoles testent les système SPSA (supervision et positionnement GPS des systèmes d’Arrosage), un projet révolutionnaire financé par la Drire Midi-Pyrénées, soutenu par le CNES et mis au point par la société IPS System…

Dans les années à venir les agriculteurs pourraient même organiser l’irrigation de leurs cultures avec l’aide de satellites…

Photo et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
actualites Ariege   publié le: 08/03/2008
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